mardi, 12 juin 2012

Salon des Solidarités 2012 : Le Web est-il en train de révolutionner la solidarité ?

Du 1er au 3 juin s’est déroulée au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, la 4e édition du Salon Des Solidarités, rendez-vous clé pour s’informer et échanger avec les différents acteurs européens de la solidarité internationale.

Nous vous l’avions annoncé, toute l’équipe de Solidaires du Monde était présente durant ces 3 jours sur le pôle dédié au Web 2.0. Nous avons également pensé à ceux d’entre vous qui ne pouvaient se déplacer, et vous relayons les temps forts de la conférence "Le Web est-il en train de révolutionner la solidarité ?", organisée le 2 juin par Arnaud Poissonnier, co-fondateur et président de Babyloan.org, et animée par Nathan Stern, concepteur de Peuplade

Mouvance issue des pays anglo-saxons, le Web solidaire offre sans conteste de nouvelles opportunités dans la diversification des formes de solidarité. Opportunités, liens avec solidarité traditionnelle, divertissement ou réel engagement citoyen, perspectives et limites : la conférence s’est articulée autour de 4 questions, avec pour débattre Ismaël Le Mouël, fondateur de MailForGood, Mar Obéron, réalisateur du film 8, Rebecca de La Chaine du Cœur, et Benoît Thieulin, fondateur de la Netscouade.

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Légende : ASAH, http://lesassos.com/sn/ASAH/albums/929/8736


Le Web amène-t-il de nouvelles formes de solidarité ? 

Le Web invente de nouvelles formes de solidarité : ces nouvelles formes sont des ressources complémentaires au don classique, elles sont un moyen de fédérer les internautes autour de différents projets. L’exemple le plus concret est celui du prêt solidaire. Grand succès dans le domaine de la solidarité, il permet de financer des projets générateurs de revenu. En Europe, il se concrétise via la plateforme de microcrédit Babyloan, pendant de l’Américain Kiva

Par ailleurs, la massification d’Internet et la démocratisation du Web social sont clés pour l’émergence de nouvelles formes solidarité, car ils offrent un accès plus simple et plus rapide dans la diffusion d’une information de proximité. Les réseaux sociaux tels que Facebook (3,2 milliards de like par jour) ou les services de géolocalisation favorisent les recommandations d’amis et permettent ainsi de découvrir de nouvelles associations. 

Le Web solidaire cannibalise-t-il la solidarité traditionnelle ? 

Le Web solidaire ne se substitue pas à la solidarité traditionnelle. Il est un complément, il décuple les possibilités de participer à des actions solidaires. En ce sens, on assiste à un fort mouvement de désintermédiation entre les acteurs traditionnels et les acteurs du Web. Cette ouverture permet d’impliquer de nouveaux acteurs dans la solidarité, notamment les jeunes, en démocratisant l’information sur l’actualité humanitaire. Avec l’effet réseau nous pouvons tous devenir acteur du changement. 

Pour les petites associations, le Web solidaire est également un moyen de prendre la parole auprès du grand public et de fédérer une communauté. De plus, il dédramatise l’acte de solidarité : en moyenne, le montant du don sur le Web est 3 fois supérieur à celui du don traditionnel. Ismaël Le Mouël, fondateur de la plateforme MailForGood, estime que dans 30 ou 40 ans tous les dons se feront via Internet. 

Le Web solidaire est-il un divertissement ou un réel engagement citoyen ? 

La transposition des mécanismes du jeu dans un domaine non ludique du Web solidaire (en anglais, gamification) permet d’aller chercher des primo-donateurs, notamment parmi la génération Y. Si la problématique de volatilité est très présente chez les jeunes donateurs, elle est toutefois compensée par des engagements dans l’action.

Le Web engendre par ailleurs un changement dans les relations avec les ONG, car il rapproche le bienfaiteur d’un projet, il lui donne le choix des actions à financer : on parle de solidarité incarnée.

Pour les associations et ONG, l’enjeu est en définitive de parvenir à  fidéliser l’internaute au delà du simple don... Et bien évidemment au delà d’un like sur une page Facebook, car comme le souligne Benoît Thieulin, liker n’est pas agir. 

Quelles sont les perspectives et les limites du Web solidaire ? 

Les nouvelles formes de solidarité qui se dessinent aujourd’hui ne seraient que les prémisses d’un mouvement qui n’en est qu’à ses débuts.

La majorité des domaines dans la solidarité sont concernés par la révolution numérique. On peut  imaginer, dans les évolutions futures, une association entre les géants du Web (Facebook, Google) et les plateformes solidaires pour proposer des engagements innovants. On va également assister à l’arrivée de réseaux sociaux spécialisés qui vont permettre l’émergence de la solidarité. 

Le Web représente en soi un moyen de faire découvrir à la jeune génération la solidarité. C’est en cela, pour Benoît Thieulin, qu’elle va devenir une dimension de l’identité sociale de chacun et révéler nos formes d’engagements. 

Au-delà des perspectives induites par le Web solidaire, il faut toutefois rester prudent avec la solidarité incarnée. Elle peut créer des effets de mode et entraîner une désaffection pour certaines causes, comme pour le tremblement de terre au Pakistan. Par ailleurs, l’internaute étant de plus en plus sollicité, il faut constamment parvenir à capter son attention. 

En somme, la toile, avec ses nouveaux acteurs, participe de manière significative au développement de l’attitude solidaire. Elle devient un véritable vecteur de la solidarité où chacun peut être acteur du changement. Comme le souligne Nathan Stern, plus qu’un outil, le Web est un état d’esprit, une culture et un moyen de s’imprégner de la solidarité.

mercredi, 23 février 2011

3e session de la formation "Internet au service des associations"

Pour la troisième session consécutive, Internet Sans Frontières s'est associé à Claire Ulrich de Global Voices et la plateforme de blogs Solidaires du monde, pour une formation personnalisée sur les médias sociaux. Réunies dans les locaux de l'AFD les 27 et 28 janvier derniers, les associations présentes ont une fois de plus  pu découvrir les techniques du web 2.0 ou améliorer leurs connaissances dans la perspective « d'utiliser Internet au service de la solidarité internationale »...

 

Les associations présentes :

CM98, CCFD-Terres Solidaires, Inter-Réseaux et le CFSI ont été accueillies pour cette formation. Avant d'en dévoiler un peu plus sur son contenu, penchons-nous un peu sur ces associations...

CM98 est une association tournée vers la généalogie et les problématiques identitaires et mémorielles des Antillais, des Guyanais et des Réunionnais. La question identitaire se pose notamment dans un rapport à la descendance esclave de ces régions. Le CM98 lutte ainsi contre les discriminations et la réhabilitation de la mémoire des esclaves. En attendant le blog Solidaires du monde, vous pouvez retrouver l'association CM98 sur son site mais aussi et surtout sur son tout nouveau compte Twitter !

Le CCFD-Terres Solidaires était aussi parmi nous ! Il s'agit  d'une des plus importantes associations françaises de développement œuvrant en France et dans les pays en développement. Mais l'ONG fait aussi du local, notamment pour toucher les jeunes et adolescents avec, par exemple, le programme pédagogique « Bouge ta planète ». L'association est déjà bien présente sur la toile, avec un site, une page Facebook, un compte Twitter, ainsi que sur le site et la page facebook Bouge Ta Planète.  Des actions ponctuelles sont également articulées autours de cet écosystème comme la campagne « Aidons l'argent », qui a son site, son compte Dailymotion et sa page Facebook ou le blog des jeunes adultes du CCFD.

Inter-Réseaux Développement Rural se définit comme un lieu de débats et d'échanges d'expériences sur le développement rural menés au sein d'un réseau d'acteurs en particulier en Afrique du Sud, Burundi, Burkina Faso, Bénin, Côte d'Ivoire, Togo et Inde. Vous pouvez en savoir plus sur le site d'Inter-Réseaux et son compte Twitter !

Enfin, le CFSI est une association qui œuvre pour le développement, les droits de l'homme, l'économie sociale et solidaire, la nutrition et la sécurité alimentaire ainsi que l'éducation au développement. Tout un programme ! Le CFSI est présent sur la toile au travers de son site.

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Qu'attendaient les associations de cette formation sur Internet ? :

Le but des participants à cette formation ? Connaître et apprendre à maîtriser des outils peu ou pas utilisés dans leur démarche de communication ! Parmi leurs besoins, dans une perspective d'une communication de qualité et une meilleure visibilité : optimiser la diffusion de l'information, apporter une plus-value aux acteurs principaux, aux partenaires et aux membres du réseau, améliorer la promotion des actions, avant, pendant et après,...

Miroir d'une époque qui se veut collaboratif, les participants souhaitent rendre plus participatif et vivant leur support numérique, mais aussi plus moderne, dynamique, propre à l'échange et le partage des avis de tous.

Certains ont également souhaité aborder les techniques, programmes et logiciels de veille et les outils et méthodes de recherche documentaire, afin d'améliorer la pertinence des recherches et l'approfondissement de connaissances.

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Des associations finalement sous le charme du web 2.0 :

Durant deux jours, Claire Ulrich a mis sont savoir au service de la solidarité. Accompagnés de l'équipe de Solidaires du monde, les participants ont pu apprécier plusieurs approches du web, de la technique certes, mais aussi une dimension citoyenne dépassant celle de communication. Entre anecdotes et une actualité brûlante, la formation a un peu bouleversé l'auditoire !

L'outil phare a été sans débat Twitter, qui a fait l'unanimité, que ce soit pour ses fonctionnalités de veille, de médiatisation des activités des associations ou d'animation de communautés. Claire a proposé un temps pédagogique théorique et pratique avant de proposer à chaque participant la création d'un binôme avec un compte Twitter de sa connaissance à l'étranger : la formule typiquement scolaire des correspondants !

Inter-Réseaux a donc un nouveau follower de la région de Yakoutie et l'association de banlieue a quand à elle découvert le compte Twitter d'une association de skateurs de Kaboul !

Un autre moment particulièrement fort de cette édition fut la veille en direct de l'actualité. De façon extrêmement concrète, les participants on pu apprécier la recherche des # (hashtags) propres à la crise égyptienne (#25jan) ou de la crise tunisienne (#sidibouziz), créés spontanément par des utilisateurs Twitter. Il a ainsi été possible  de suivre l'évolution des manifestions et d'étudier une situation de détournement de censure par Twitter en temps réel. Ce glissement vers le cyberactivisme ou du moins de l'expression d'une citoyenneté révélée sur la toile a permis de comprendre réellement l'impact et les possibilités qu'Internet nous offre aujourd'hui.

En plus de l'expérimentation de Twitter, d'autres outils collaboratifs comme PiratePad, TypeWithMe, les bibliothèques de stockage avec l'incontournable Flick'r on été présentés, ainsi que et toute la législation qui y est liée. Facebook n'a bien entendu pas été oublié ;d'ailleurs n'hésitez pas à jeter un coup d'œil au groupe FB dédié à la formation qui sert d'exemple, ouvert volontairement à tous. Enfin les internautes ont pu faire le panorama des plateformes de blogs et apprécier celle de Solidaires du monde !

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Quelques démonstrations, fous-rires, et pratique d'outils plus tard, voici leurs réactions...

« C'était passionnant et extrêmement riche, dense, concret car on ne fait que de la mise en pratique. Je suis ravie de ces deux jours avec un groupe fort sympathique ! Twitter n'a plus de secret pour moi, j'ai essayé toute seule pendant deux ans, ce n'était pas possible, et là c'est la victoire de ces deux jours !! J'ai également compris pourquoi personne ne vient sur mon blog, et c'est un grand pas de franchi ! Au-delà des outils, il y aussi beaucoup de fond, le fait d'être en groupe permet de connaître un peu plus sur les associations des autres et des thématiques divers et variées ! Cela va et m'a déjà aidé car j'ai pu faire plein de changements en direct. Je vais pouvoir me servir des nouveaux outils que j'ai découvert mais également à mieux utiliser les outils que je connaissais déjà, que j'exploitais mal ou à 5 ou 10 % » nous explique Océane.

Marie-Claude complète ces propos, ravie elle-aussi de la formation :

«  La formation était très amical, conviviale. J'ai appris Twitter et à créer un blog, mais je tâtonne ! Je dois m'expérimenter, faire mes devoirs et je vais m'aider de Solidaires du monde. Je ferai d'abord un blog brouillon, en m'aidant de l'équipe et puis après je ferai pour de bon ! J'ai beaucoup appris, c'était très dense, il y a beaucoup d'informations à intégrer. Cela va me servir à titre personnel et professionnel ! »

Nous vous attendons nombreux pour la prochaine session les 28 et 29 avril prochains!

vendredi, 12 novembre 2010

Bonnes pratiques et conseils aux ONG pour collecter des dons en ligne

Les médias sociaux et la technologie mobile permettent de changer radicalement la façon de concevoir la communication des ONG. Ces outils et les pratiques qu'ils engendrent permettent notamment de proposer de nouvelles façons de recueillir des fonds en ligne (ou fundraising).

Certes pour l'instant, le don en ligne ne constitue qu'une goutte d'eau par rapport au reste des dons. Estimé à 3 % (17 % par prélèvement bancaire, 80 % par chèque ou espèces) on observe néanmoins une croissance exponentielle de ce type de collecte, et un changement de profil du donateur en ligne, par rapport au donateur traditionnel.

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Source : 15 bonnes pratiques de e-fundraising

 

Si ce type d'approche présente de nombreux avantages, plus de réactivité, plus écologique, plus jeune, la question de la sécurisation des dons continue de poser problème à certains tandis que la perte de la dimension humaine est parfois critiquée. Un point à mettre en avant et à garder à l'esprit dans une approche 2.0.

Pour vous aider dans votre démarche, nous avons tenté de dresser une liste d'éléments à prendre en compte dans la réalisation de votre collecte en ligne. Elle est bien sûr non exhaustive. Une partie des recommandations proviennent d'un article publié par Diosa Communications: Online Fundraising Best Practices for Nonprofit Organizations que nous vous invitons à consulter si vous pratiquez l'anglais. L'Agence Diosa est spécialiste du conseil en communication web et médias sociaux aux organisations sans but lucratif. Libre à vous de compléter l'article par le biais de commentaires.


1. Choisissez un prestataire de collecte de dons qui embrasse le Web 2.0.

De PayPal à Google Checkout, en passant par JustGive et Network for Good outre-altantique, izi-collecte, aiderenligne ou aiderdonner en France, il y a pléthore de fournisseurs qui peuvent traiter les dons pour votre organisation. Les frais de traitement vont de 2,9% à 4,75%. De tous ces fournisseurs, Network for Good a ouvert la voie à l'adoption des outils Web 2.0 de collecte de fonds. Si quelqu'un fait un don à votre association via Facebook Causes, Change.org ou Razoo, le don est traité par Network for Good.


2. Placez un bouton "Faire un don"
grand et coloré sur votre page  « Soutenez-nous !».

Les donateurs en ligne répondent bien aux boutons. Un lien « Donnez maintenant » n'est pas suffisant. Votre prestataire vous fournira un bouton ou si vous avez un graphiste, vous pouvez créer un bouton personnalisé qui le reliera directement à votre page de don. Pour voir un exemple, consultez la section
«Je donne» sur le site de la Croix Rouge. Notez également l'argument de sécurité.

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3. Ajoutez un bouton "Faire un don" sur chaque page de votre site web.

Si possible, ajoutez un lien «Faire un don» à chaque page de votre site web.
Médecins du monde a fait ce choix. Il faut réduire les riques de changement d'avis ou de perte du donateur. Ce lien doit diriger vers une page qui énumère les nombreuses façons pour un futur donateur de faire un don à votre organisation.


4. Le bouton "Faire un don" doit être relié directement à une pa
ge web qui demande les informations de contact et de carte de crédit.

Lorsqu'un sympathisant visite votre site et clique sur "Donnez", le lien doit aller directement à la page où les donateurs entrent leurs informations de contact et de leur carte de crédit. Le bouton « Donnez » ne devrait jamais conduire un donateur à une page générique sous peine de décevoir et de risquer une perte de donateurs.


5. Ajouter un "Faire un don" à votre page Facebook.

En utilisant l'application Static FBML sur Facebook, vous pouvez ajouter un  onglet ou un bouton "Don" sur votre page Facebook. Avec quelques connaissances en html, vous pouvez facilement ajouter un "Don" sur votre page Facebook qui relie directement à la page don de votre site web ou qui permet un don directement comme pour la page Reporters Sans Frontières.

Facebook n'est pas l'outil le plus adapté au don mais il a l'avantage d'être très grand public. Vous pouvez également créer un lien vers Causes.


6. Perfectionnez votre page "don" pour la rendre efficace et attrayante.

Il est nécessaire d'avoir une page «don» [Donner / Soutenez notre travail] qui inclut des informations sur les différentes manières pour un donateur de faire un don. Restez simple et clair comme pour la page de Médecins du monde par exemple. Assurez-vous que le bouton "Donner" a priorité sur la page.


7. Assurez-vous que votre page "don" comprend une adresse postale.

Beaucoup de gens continuent d'émettre des chèques pour les dons. Pourtant de nombreuses ONG font l'erreur de ne pas inclure sur leur page « don » une adresse postale. La page "contact" n'est pas suffisante puisque les donateurs potentiels risquent de se demander si c'est la bonne adresse postale pour faire des dons. Pour voir un exemple, consultez la section «Nous soutenir» d'
Asmae.

8. Ne jamais exiger un numéro de téléphone pour faire un don en ligne.

Cette exigence détourne de nombreux donateurs en ligne. Si vous voulez demander au donateur de vous abonner à votre liste d'alertes par SMS, proposez-le comme une option ou sur la page de remerciement après le don, mais il ne faut en aucun cas faire de l'inscription de son numéro de téléphone une exigence. Voir par exemple
Oxfam.


9. Mettez en avant les dons récurrents et les programmes de Soutien.

JustGive et Network for Good permettent aux donateurs de programmer des dons récurrents du montant de leur choix. Une fois signés, de
1 euro.jpgnombreux donateurs continueront à donner pendant des années. La Humane Society est un bon exemple d'encouragement aux dons mensuels. Médecins Sans Frontières propose 1 par semaine dès sa page d'accueil et a mis en place un site dédié.
En outre, de nombreuses ONG lancent des programmes de soutie
n et font apparaître cela sur leur site web, dans leur newsletter, sur leur blog, leur page Facebook et leur compte Twitter. Les adhésions à des programmes se développent lentement, surtout au début, mais peuvent devenir une source constante d'un revenu régulier pour votre organisation.


10. Offrez la possibilité de faire un don au nom de quelqu'un.


Encore une fois, JustGive et Network for Good permettent aux donateurs de donner au nom de quelqu'un. Cette fonctionnalité, très fréquente dans les pays anglo-saxons, l'est moins en France. Elle est pourtant très utile notamment au moment des fêtes où beaucoup préfèreraient faire un don au nom de quelqu'un plutôt que d'acheter un nouveau cadeau inutile à 20 €. Cela peut également être une idée pour les mariages, les anniversaires... L'astuce est de mettre en avant ce dispositif sur votre site web, newsletter, blog et autres points de présence en ligne. Vous aurez aussi besoin de cartes-cadeaux à envoyer aux destinataires. Commencez petit et achetez juste quelques jolies cartes dans une papeterie.


11. Ajoutez des boutons Facebook, Twitter, YouTube à votre page de remerciement.

Après qu'un donateur a fait un don en ligne sur votre site, il atterrit habituellement sur une page "Merci pour votre don !". Assurez-vous que la page a aussi des liens vers les réseaux sociaux. Expliquez que cela peut permettre de rester informé sur le travail de votre organisation et les progrès réalisés.
Sur ce point, il est évident que les médias sociaux, dans la mesure ou ils permettent de nouvelles possibilités d'accéder au donateur, exigent du même coup de repenser la communication sur les projets terrain menés sur ces médias sociaux. C'est alors toute la production d'information sur les projets qui doit être repensée et réorganisée.

12. Le mailing, ça marche !

N'oubliez pas le mailing, certes peu sexy, mais qui fonctionne très bien. Si la communauté est active et le ciblage précis, le taux de conversion peut être très efficace. Le mailing peut permettre de mettre en avant des situations d'urgence et de mobiliser rapidement. N'oubliez pas que tout le monde n'est pas actif sur les réseaux sociaux.

13. Expliquer comment seront utilisés les fonds

1 euro.jpgLa transparence encourage les donateurs. MSF présente ainsi comment 1 va être utilisé. Handicap International, pour encourager des dons importants, met en avant ce qu'une somme permet de faire : 7 € suffisent pour offrir une prothèse à un enfant, 50 € pour une prothèse plus une rééducation, 100 € pour une prothèse plus une rééducation et un kit scolaire. Le Secours populaire va même jusquà proposer de choisir l'affectation du don.

 

14. Vos sympathisants collectent pour vous (crowdfunding en anglais)

Sur le web comme dans la vie, les sympathisants sont les premiers porte-paroles des associations. Le web social encourage et s'appuie sur cela. Tweetez des messages et faites-vous retweeter. Encouragez le partage sur Facebook. Créez des widgets pour les blogueurs ou ceux qui ont un site. Faites même participer les sympathisants à des campagnes virales. Par exemple, le Téléthon a lancé en 2007 « Tel est ton cœur » avec comme but de devenir la vidéo virale la plus longue du monde. On peut également impliquer ces sympathisants dans des événements comme pour la course des héros en leur permettant de s'approprier l'événement, de collecter pour une association et de diffuser le message.

 

15. Fidélisez les donateurs

L'utilisation des fonds sur le terrain doit faire l'objet d'une plus grande remontée d'informations. La vidéo peut répondre à cette exigence. Ou encore des animations, des infographies. Ce qui suppose l'internalisation de ces compétences dans les organisations. C'est là que la dimension de témoignage et mise en relation directe devient décisive. En nouant un lien priviligié par le biais de médis sociaux, en facilitant l'échange et l'expression des points de vue, bref en humanisant l'information et le récit des actions menées.

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Pour conclure nous rappellerons que dans une étude de mai 2010 réalisée aux USA pour Network for Good, les plus petites ONG se montrent les plus efficaces en terme de collectes en ligne et continuent de voir leurs chiffres progresser. La collecte en ligne est une opportunité importante à saisir pour les petits acteurs innovants. Elle n'en est pas moins importante pour les grandes organisations de solidarité internationale.

 

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vendredi, 05 novembre 2010

Questionnaire de préparation de la présentation du 08 décembre 2010

mardi, 15 juin 2010

Le web 2.0 au service de la solidarité : au-delà du simple service...

Dans le cadre de la 1ère édition de Web Diversity, la conférence sur la liberté d'expression et les nouvelles formes de journalisme, s’est tenu dans l’après-midi un atelier consacré au lien qui unit le web 2.0 au monde de la solidarité.

Animé par Thomas Hémery de l’équipe Solidaires du monde cet atelier a réuni :

  • Elsa Caternet, chargée de programme chez Internews Europe, ONG de soutien aux médias, travaillant sur l'accès à l'information pour tous
  • Claire Ulrich, journaliste, responsable de Global Voices en français, réseau mondial de blogueurs qui sélectionnent, traduisent et publient des revues de blogs du monde entier, et traductrice de certaines versions des plateformes Ushahidi de cartographie d'informations en situation de crise
  • Laure Drévillon, fondatrice et présidente de One Heart Channel, portail multimédia international consacré à la solidarité
  • Guillaume Desnoes, co-fondateur d' AiderDonner, entreprise de collecte de fonds en ligne pour les associations
  • Nathan Stern, sociologue et co-Fondateur de Peuplade, site de mise en relation, d'échanges de services et d'informations de proximité

Informer autrement

Après une rapide évocation de Thomas de la plateforme Solidaires du monde et des intervenants, chacun d’eux a rapidement pris la parole afin de présenter leur activité.

Claire Ulrich à présenté Global Voices, organisation à but non lucratif qui compte plus de 200 blogueurs dans le monde, fondée au Berkman Center for Internet and Society de la faculté de droit de Harvard. Ils proposent des revues de blogs du monde entier traduites en 18 langues, en accordant une attention toute particulière aux voix absentes des médias traditionnels. Global Voices est traduit de l'anglais par des traducteurs bénévoles, qui forment la plateforme de traductions Lingua. Chaque blogueur est choisi par un correspondant local de Global Voices appelé l’éditeur. Pour Claire Ulrich la langue constitue également une fracture numérique. Elle nous a ensuite présenté le potentiel d’Ushahidi sur lequel elle intervient comme traductrice. Ce système d'informations basé sur des communications par SMS, génére des cartes interactives dans les situations de crise. Ushahidi a été utilisé pour contrôler les élections au Ghana, pour désamorcer les rumeurs dans l'Est du Congo, et même au-delà de l'Afrique lors du séisme en Haïti.


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L’action d’Internews Europe, quand à elle, repose sur « la conviction qu’un large accès à de l’information riche et fiable est l’un des fondements d’une société ouverte et libre ». Pour eux, les médias audiovisuels et numériques ont un rôle essentiel à jouer dans l’évolution de notre société moderne. Il s’agit d’une ONG dont la vocation est de « favoriser l'indépendance des médias audiovisuels vis-à-vis des pouvoirs politiques et financiers à travers le monde ». Dans le cadre des pays les plus répressifs l’intégration d’une composante nouveaux medias permet de publier des informations. C’est pour la même raison qu’Internews Europe a distribué Wikipedia sur CD Rom en Iran.

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Ce soutien implique toute une série d’actions comme la formation de professionnels des medias, des dons d’équipements, des échanges de programmes, la création de formats de production innovants, l’usage intensif des nouvelles technologies, une assistance juridique, une aide à la régulation de l’Internet...

Le projet Freedom Fone de Kubatana cherche à mettre l'information dans les mains des Zimbabwéens. Freedom Fone souhaite aider les ONG locales à diffuser leurs informations dans un format audio pour les utilisateurs de téléphones portables. Une façon de contourner le problème de la fracture numérique et les difficultés d’accès à l’information et de censure dans certains pays.

De son côté, One Heart Channel (la Chaine du cœur) est un portail multimédia international totalement consacré à l'aide solidaire, pour tout acteur humanitaire : institutionnel, associatif et individuel. Elle part du postulat que si seulement 1 % du milliard de vidéos consultées chaque jour sur Youtube traite de la solidarité, la partie est gagnée. Laure Drévillon espère pouvoir bientôt se lancer dans une diffusion par câble et satellites et l'association dispose déjà d’un blog sur Au féminin.

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Des Réseaux sociaux pour (re)créer du lien

Le site communautaire créé par Nathan Stern en 2003, permettant d’avoir une première approche virtuelle de ses voisins, Peuplade veut être le catalyseur de toute une vie sociale pour redécouvrir son quartier, échanger des biens et des coups de main ou encore prendre part à des projets. On peut parler de véritable succès puisqu’il compte aujourd’hui pas moins de 225 000 membres sur 3 villes françaises : Paris, Marseille et Grenoble. On estime d’ailleurs que 10 % des foyers grenoblois sont présents sur Peuplade. Signe d’ailleurs de ce succès, des « concurrents » sont apparus sur le marché comme Voisineo ou Ma Résidence.

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L’idée de base de www.voisin-age.fr, lancé en partenariat avec l'association Les petits frères des Pauvres, est de rapprocher les voisins de quartier de tous âges des personnes âgées, par le biais d’un site Internet communautaire basé sur la technologie de Peuplade. Pour le moment, l’expérience est menée uniquement dans le 17ème arrondissement de Paris. Il est encore trop tôt pour en faire un bilan.

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Et enfin alter-ego.cc, le réseau social par téléphone, qui, comme le fait remarqué Nathan Stern, reste le réseau le plus utilisé. Soutenu par l’association le Parloir, il s’agit de mettre en relation des personnes qui souhaitent parler et de façon anonyme. Pour l’amorçage, l’inscription se fait en ligne.

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La solidarité 2.0 par le don en ligne

Guillaume Desnoes est ensuite intervenu afin de présenter AiderDonner. Cette entreprise permet à des associations de bénéficier d’une plateforme complète pour gérer efficacement des événements de collecte sur le web. Un outil bien utile dans un contexte de baisse des dons notamment des dons publics. Sur AiderDonner, tout « supporter » d'une assocation parmis la centaine enregistrée, peut se transformer en collecteur via la création de sa page profil, la génération de widgets et l'utilisation simple des réseaux sociaux. Au-delà de la simple volonté d’enregistrer des dons, AiderDonner permet de donner la parole à de petites associations (avec du lien réel) et à leurs ambassadeurs. Il permet également d’impliquer les jeunes. Son modèle économique repose sur un prélèvement à hauteur de 5 % des dons. AiderDonner a également mis en place un événement : la Course des Héros qui a eu lieu le 6 juin dernier. Il s’agit d’un double challenge : sportif parce qu'il faut parvenir à boucler les 6 km de course, et solidaire parce qu'il faut auparavant réunir 300 € de dons pour l'association de son choix, via le web.

 

Quel(s) modèle(s) économique(s) ?

La question du financement de ce type de société ou d’ONG peut légitimement se poser ? Si AiderDonner à un modèle économique d’entreprises de services, la plupart des acteurs du web de la solidarité sont confrontés à la question de leur modèle économique. Le portail la Chaîne du cœur est adossé à une agence de communication du même nom. Internews est une ONG et est donc soutenu par les dons tout comme  Global Voices qui a également recours à des opérations et des billets sponsorisés. Peuplade de son côté à envisager un temps le passage à un modèle payant mais les internautes sont semblent-ils fortement attachés à la gratuité. Des partenariats avec des entreprises privées ont été mis en place.

Face à cette question de leur survie, la communication se révèle nécessaire. Internews à recours à un grand nombre de dispositifs onlines qui vont de l’achat de mots clés, au marketing en ligne, en passant par les relations blogueurs. Peuplade n’a que très peu d’action online et a eu recours lors de son lancement aux traditionnels relations presse et flyers dans le quartier. Bref un encrage très local que l’on retrouve avec AiderDonner qui s’appuie sur le maillage des associations.

Don, partages d'information, réseaux sociaux : la solidarité peut trouver une juste place sur un web 2.0 qui se veut plus participatif et plus social. Reste que le lien avec le terrain, cher au monde des ONG, demeure clairement visible. Le web est un outil : bien utilisé il peut créer du lien au contraire d'isoler.

 

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Présentation de voisin-age.fr par Nathan Stern

Peuplade : le site de (votre) quartier !

Global Voices - Democratising the web with Wordpress and Love

Et sur Regards sur le web : Zoom sur les réseaux sociaux africains

 

Vivre avec la censure, avec Julien Paiin (Les Observateurs, France 24), Laurent Giacobino (Internews Europe), Lucie Morillon (Internet et Libertés, Reporters sans Frontières) et Arache Adjani-Atai (Président de Move4Iran)

Lutter contre la fracture : l'éducation d'abord : avec Gérard Dantec (ISOC), Jean-Pouly (Agence mondiale de la solidarité numérique), Nadia Mordelet (Marketing et Business Développement Alcatel Lucent), Jean-Patrick Ehouman (Akendewa-Barcamp Abidjan), Yves Miezen-Ezo (Isoc France, Chala), Albertine Meunier (Association Teatime et Toujours pas sage)

Journalisme partagé, pluralité et démocratie, avec Benoît Raphaël (Le Post), Alexandre Heully (Cafébabel.com), Amirouche Laïdi (Président du Club Averroès) et Christophe Ginisty (Président d'Internet sans Frontières)

Internet et liberté d'expression, avec Elsa Caternet (Internews Europe), Guillaume Desnoes (Co-fondateur de AiderDonner), Nathan Stern (Fondateur de Peuplade.fr), Laure Drévillon (Fondatrice et Présidente de One Heart Channel) et Claire Ulrich (Global Voices)

Web Diversity : les outils au service de l'action citoyenne militante, avec Alban Martin (Co-fondateur et Vice-Président du Social Media Club), Tangui Morlier (Co-fondateur de Regards Citoyens), Olivier Blondeau et Laurence Allard (Auteurs de « Devenir média. L'activisme sur Internet entre défection et expérimentation »)

Webdiversity, journée de réflexion sur Internet et la liberté d'expression

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vendredi, 04 juin 2010

Peuplade : le site de (votre) quartier !

peuplade logo.gifLe but de Peuplade est de permettre à des habitants d'un même quartier de se rencontrer sur la base d'affinités communes ou de partage d'intérêts. Bons plans, échanges de services, petites annonces, événements et sorties, rencontres au coin de la rue constituent autant de motifs pour rencontrer ceux qui peuplent votre quartier. Les villes couvertes par le site sont : Paris, Marseille, Grenoble, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille, Rennes, Reims, Le Havre, Saint Etienne et Toulon.

 

Tout commence avec l'ouverture d'un compte. Sur l'interface du site, vous êtes invités à remplir votre autoportrait en répondant à des questions sur vous, vos savoir-faire et vos pratiques de vie de quartier. Ce premier pas vous permet de personnaliser votre approche/accroche et de faire entendre votre sensibilité au reste de la communauté. Pour finir, un avatar ou une photo permet de pousser l'effort de personnalisation un peu plus loin et de vous faire reconnaître plus facilement parmi les autres membres :

Peuplade accueil.JPG
- Listing des peupladiens inscrits -

Sur l'interface du site, un système de géo localisation vous permet de visualiser les peupladiens les plus proches de chez vous. En développant cette logique d'information géo référencée, peuplade était l'un des précurseurs en la matière ! Aperçu :

géolocalisation.jpg
- Géolocalisation des peupladiens -

En visitant l'actualité de votre quartier, vous êtes rapidement amené à faire des rencontres qui prendront forme dans le bar du coin ou ailleurs (ballade, visite,...). Les rencontres les plus sympathiques sont souvent celles de groupe : café philo, café psycho, ... car elles permettent de renforcer l'aspect communautaire - même si les affinités réelles se forment évidemment de manière plus restreinte. La façon dont s'organisent les rencontres sont à l'image de l'esprit peupladien : une personne vous contacte, puis c'est une autre qui vous demande si vous comptez venir, tout ça avant que ce ne soit vous qui, finalement, contribuiez vous-même à faire circuler l'information.

 

Exemples de Peuplades :

Jeu de piste ?

peuplade jeu de piste.JPG
- affichage de l'événement jeu de piste à Montmartre -

Visite de château ?

visite de chateau.JPG
- Affichage de l'événement visite gratuite du château de Fontainebleau -

 

Histoire du site, par Jérémie Chouraqui - co-fondateur du site

 

Une expression solidaire du web ? Forces et écueils

En novembre dernier, à l'occasion de l'événement Les Rencontres de Babyloan, et plus particulièrement de la conférence Web solidaire, Stéphane Legouffe était là pour présenter Peuplade. Ce positionnement comme acteur de la solidarité sur le web mérite toutefois que l'on s'y penche de plus près.

Force est de reconnaître que, sur cet axe, le concept est éloquent : chacun est susceptible d'apporter sa pierre à l'édifice du quartier, sur la base de ses qualités et compétences propres. Cet esprit communautaire est d'ailleurs vérifié par le modèle économique requis : la gratuité d'usage pour les membres et des contrats de soutien avec des entreprises partenaires - destinés à faire vivre le site. Sur ce dernier point, l'information est toute relative puisque ce ne seront bientôt plus les entreprises partenaires qui assureront le développement de Peuplade...

Mais pour l'heure, difficile d'en savoir plus ! Rappelons tout de même que Peuplade a initialement bénéficié du soutien des collectivités locales, très enthousiastes quant à l'essor de ce modèle social. Qui plus est, avec l'ouverture de l'espace Pro, qui permet aux particuliers de faire de leur passion une activité rémunératrice, le risque d'E-baysation à l'échelle des quartiers se forme... Qui plus est, des annonces telles que «  offrez vous du confort à petit prix épedia, simmons, .... des matelas et sommiers à des prix défiants toute concurrence et imbattables sur le marché de l'occasion. Bonne qualité, bon état, un confort de rêve! » peuvent décrédibiliser des annonces de particuliers plus classiques - et sympathiques : «  bureau en aggloméré décor chène. 1.2m*.6m bon état général, démonté et complet. A emporter près de la bastille.
Une bonne bouteille de vin en échange... Elle sera bu à la santé du troqueur. ».

 

Avis d'utilisateur

En prévision de la rédaction de cette note, quoi de mieux finalement que d'expérimenter soi-même le terrain peupladien pour y recueillir les avis d'utilisateurs ? Première chose à noter : la décontraction et les facilités des échanges autorisés par l'esprit du site. Contrairement à des sites de rencontre plus spécifiques, la communauté peupladienne cherche définitivement à embrasser le réel, et non à le colmater avec des fantasmes identitaires. Le principe final étant de fréquenter des gens de son quartier, le naturel est valorisé à la faveur de rencontres fiables.

Les utilisateurs rencontrés ont en commun le fait de se faire l'étendard de la philosophie peupladienne : chacun revendique, à partir de son éclairage propre, l'identité et les valeurs portées par le site. Ceci étant, les avis divergent dès lors qu'on pose la question de la pérennisation des rencontres : si la plupart revient régulièrement sur le site, notamment parce qu'il est avisé d'un message qui lui est adressé, un certain nombre regrette le manque de suivi des rencontres engagées grâce au site. En ce sens, encore une fois, les rendez-vous de groupe garantissent une certaine régularité des échanges : généralement dans des lieux et dates fixes , c'est l'occasion de retrouver des membres et de rencontrer les nouveaux arrivants. Le 22 de chaque mois par exemple à Bastille, les peupladiens se retrouvent dans un bar de la place des Vosges).

Peuplade hommes.jpg

Un regret peut-être, du côté de certains utilisateurs, et qui concerne les fonctionnalités d'exportations des contenus du peuplade de son quartier vers l'extérieur : un flux RSS, une application Smart phone, un widget Facebook permettraient de favoriser les interactions entre peupladiens (souvent espacées de quelques jours).

 

Avis de fondateur - Interview de Nathan Stern : cofondateur de Peuplade

Q. Quelles évolutions notoires a connu Peuplade depuis sa création en 2006, notamment en termes de fonctionnalités et de développement de l'interface du site ?

R. Nous avons développé un espace Pro. Il permet aux particuliers de donner la forme d'une activité rémunératrice à leur passion. Cet espace est né du constat que les premiers clients d'un nouvel entrepreneur sont souvent ses amis ou ses voisins. Il n'est plus besoin d'acheter un pas de porte pour avoir « pignon sur rue » : il suffit de créer son espace pro, et de présenter ses services ou ses produits. La vocation de cet espace est de générer un revenu pour la plateforme en contribuant à favoriser l'émergence d'une économie à taille humaine et à visage humain, vraiment ancrée dans la vie quotidienne et indissociable des acteurs qui font les transactions.

 

Q. Au-delà de l'effet de buzz provoqué par l'annonce de la création de Peuplade, largement reprise dans les médias, comment le service s'est-il pérennisé ? Quels sont, à votre sens,  les points forts de ce réseau social de proximité ?

R. Les points forts de ce réseau social de proximité selon moi :
> sa communauté de membres entreprenants, engagés et incroyablement fidèles à Peuplade ! Certaines de mes voisins se connectent tous les jours à Peuplade depuis près 7 ans... A l'échelle du web, 7 ans, c'est le paléolithique !
> sa vision structurée par les principes d'une charte qui reste d'actualité : Réalité, Cohésion, Universalisme, Non sélectivité, Dynamique collective, Mutualisation des talents et Indépendance des personnes.

 

Q. Selon vous, Peuplade répond-il davantage à une demande d'échange de services ou plutôt à un « simple » besoin de lien social ?

R. Je crains que le lien social ne soit pas un besoin et que les échanges de services ne soient qu'un prétexte. On a besoin d'amour, de temps, d'argent,... et la seule question est : où les chercher ? Sur Facebook ? Au Japon ? A l'église ? Ou, tout simplement, auprès des gens qui vivent ou travaillent à proximité de chez soi ?

 

Q. Auprès de quelle(s) cible(s) Peuplade rencontre-t-il le plus de succès ?

R. Les membres de Peuplade sont majoritairement des femmes de 25 à 45 ans. Parmi elles, une surreprésentation de personnes qui ont pris leurs distances avec le modèle standard « le papa, la maman et les enfants dans la maison » et qui inventent chaque jour une vie qu'ils s'efforcent de vivre. Nous avons aussi beaucoup d'hommes plus ouverts et plus sensibles que la moyenne. Nous avons enfin une importante population étonnante 60 à 75 ans qui bat en brèche nos stéréotypes sur les seniors. Ils ne se voient pas comme des personnes âgées, il ne sentent pas âgés et ils n'ont pas l'intention de se laisser assigner une condition et une identité par les médias ou leurs enfants. En fait, ils se définissent surtout par le fait qu'ils gagnent (plus ou moins bien) leur vie sans avoir nécessairement à travailler. C'est donc la liberté plutôt que l'âge qui les définit.

 

Q. On connaît le système économique de Peuplade ; la gratuité d'usage pour les membres et des contrats de soutien avec des entreprises partenaires. Quelles sont les entreprises partenaires aujourd'hui ? Comment choisissez-vous vos partenaires ? Le système économique de Peuplade est-il amené à évoluer ? Quels en sont, à votre sens, les principales forces et les principales faiblesses ?

R. Le modèle économique de Peuplade a changé et va encore changer. Ce ne sont plus les entreprises partenaires qui assureront le développement de Peuplade, mais pour l'heure, je ne peux en dire plus sur nos perspectives. Ce dont je peux témoigner, c'est qu'il est très difficile pour un réseau social d'arriver à l'équilibre économique.

 

Q. Stéphane Legouffe était présent aux Rencontres de Babyloan, en novembre dernier, pour présenter et représenter Peuplade lors de la conférence Web solidaire. Selon vous, en quoi Peuplade est une expression de la solidarité web 2.0 ? Comment celle-ci se manifeste-t-elle concrètement ? Quelles en sont les limites ?

R. Peuplade s'efforce de proposer un environnement où les interactions entre membres sont naturellement source de solidarité. L'objectif est de désenclaver l'action solidaire pour la rendre plus banale, plus quotidienne. Cela suppose de rendre l'action solidaire plus accessible, mais aussi de lever les freins culturels qui entravent le développement de la solidarité : sortir de l'héroïsation, trouver des gratifications efficaces,...

Mais je dirais avant tout que la solidarité 1.0 est elle-même en crise ! Les acteurs traditionnels de la solidarité ont de plus en plus de difficulté à mobiliser des bénévoles, à les garder, à financer leur action,... Peut-être que la solidarité 2.0 contribuera à émanciper enfin la solidarité de la religion comme de la morale ? à ce qu'on prête moins d'attention aux intentions et davantage à l'impact social ?

Les limites de la solidarité 2.0 ? Sa tendance à éloigner de la vraie vie plutôt qu'à la servir. Le temps passé devant les écrans ne cesse de croître : le temps passé devant la télévision progresse, de même que celui passé à jouer, à surfer sur Internet, et désormais à manipuler son mobile.

Même sur Peuplade, le passage de l'écran à la vraie vie est un vrai défi : beaucoup de nos membres mettent des mois avant de faire le pas ! Comme si la réalité s'éloignait à grands pas :-)

 

Q. Selon le paradigme courant, les réseaux sociaux permettent de tisser des liens là où la réalité présente des limites contingentes (distance, ...). Selon vous, dans quelle mesure Peuplade peut impacter une pratique sociale à l'échelle des quartiers ?

R. La réalité (les enfants, les amis,...) et l'écran (l'actu, Facebook, Twitter,...) se disputent notre attention. On constate tous les jours la force de décohésion des écrans qui distendent les liens entre voisins, entre membres d'une famille, entre pensionnaires d'une maison de retraite, entre collègues de bureaux... En travaillant à renforcer les liens de proximité, nous essayons de promouvoir la réalité et l'engagement. Parce qu'il est beaucoup facile d'agir dans le cadre de son immeuble ou de son quartier qu'à l'échelle nationale. Il suffit de placarder une affichette « fête des voisins » dans le hall ou d'inviter ses voisins à un pot de quartier. Pour agir au niveau national, c'est autre chose...

 

Q.  Les communautés peuplades s'autonomisent-elles ; ont-elles coutume d'étendre leurs réseaux sans passer par le site ?

R. Oui, et c'est tout le sens de notre initiative : que le web ne soit qu'un tremplin, et qu'aussi vite que possible, les membres se retrouvent loin des machines.

 

Q. Question libre ;) : quel regard de sociologue portez-vous sur les réseaux sociaux ?

R. Hélas, les réseaux sociaux sont sans doute neutres d'un point de vue éthique : ils peuvent blesser comme ils peuvent réparer. On attribue à Einstein cette phrase « le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe ». Je crois qu'on peut l'appliquer aux réseaux sociaux dont on n'a pas encore vu la face incontrôlable quoi que Formspring.me donne une petite idée de ce qui pourrait nous attendre. D'un autre côté, j'y vois une formidable source d'innovation sociale - pour le meilleur et pour le pire, certes - mais sans innovation sociale, il y a peu de chances qu'émerge une société véritablement solidaire.

16:41 Publié dans Regards sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peuplade, nathan stern, site de rencontres, quartier, web 2.0, solidarité |

mardi, 18 mai 2010

Comment ajouter un bouton « Like » Facebook sur votre blog ?

Plus simple qu'un commentaire, le module proposé par Facebook pour ajouter le bouton « Like » (« J'aime ») permet à l'internaute de vous informer (ainsi que les autres internautes) du fait qu'il ait apprécié votre article ou votre blog. Connaissant l'importance qu'accordent les internautes aux avis de leurs pairs, ce bouton « Like » peut apparaître comme une véritable incitation à la lecture de votre blog. Qui plus est, dès qu'un internaute aime votre blog ou article, cela s'affiche automatiquement sur son mur Facebook. Voilà encore une bonne illustration des possibilités de viralité que permet le web 2.0.

Ce tutoriel pour installer ce bouton « Like » se déclinera en 2 étapes. Dans un premier temps, nous vous expliquerons comment récupérer le code proposé par Facebook pour éditer ce bouton « Like » puis dans un deuxième temps, nous verrons comment et où insérer ce code Facebook.

1. Première étape : obtenir le code qui vous ouvrira la communication vers votre lectorat.

Pour ce faire, rendez-vous sur le page suivante : http://developers.facebook.com/docs/reference/plugins/like


Like%20Facebook%20button.JPG

Remplir les différents champs qui se présentent à vous :

-          URL : vous devez renseigner l'adresse de votre site (mais n'est pas obligatoire si vous choisissez à la fin de la manipulation d'utiliser le code XFBML, qui est d'ailleurs fortement conseillé).

-          Layout Styles : Cet onglet permet de personnaliser l'apparence de votre bouton Like.

o   Si vous souhaitez un affichage comme celui-ci:  boton%20apparence%20layout%20standard.JPGChoisissez l'onglet « Standard »

o   Si vous souhaitez un affichage simple comme celui-ci : boton%20apparence%20layout%20count.JPG choisissez l'onglet « Button_count »

-          En cochant « Show faces », vous autorisez l'affichage des photos des profil Facebook qui aiment votre article.

-          « Verb to display » vous invite à choisir entre le bouton de vote « like » et le bouton « Recommend » pour que l'internaute recommande votre article sur son mur Facebook.

-          « Font » vous permet de choisir la police qui vous plaît.

-          « Color Scheme » vous invite à choisir la couleur de fond de votre bouton (seulement 2 couleurs disponibles).

Une fois tous les éléments renseignés, cliquez sur « Get the code ». Une pop up s'affiche. A vous de copier le code.

obtenir%20code%20Facebook%20Like.JPG


2 codes différents s'offrent à vous : Le code « iframe » et le code XFBML. Le code « iframe » vous évite quelques manipulations supplémentaires par rapport aux codes XFBML. Cependant, le code XFBML est plus souple et permet de « Liker » uniquement des notes puisqu'il s'adapte à l'URL de la page sur lequel il est copié. D'ailleurs, si vous optez pour ce code (ce que nous vous conseillons fortement), vous n'avez pas besoin de remplir le champ URL. Mais pour que votre code XFBML  soit effectif, vous devez le faire précéder de ce code :

<div id="fb-root"></div>

{literal}<script>

window.fbAsyncInit = function() {

FB.init({appId: 'your app id', status: true, cookie: true,

xfbml: true});

};

(function() {

var e = document.createElement('script'); e.async = true;

e.src = document.location.protocol +

'//connect.facebook.net/en_US/all.js';

document.getElementById('fb-root').appendChild(e);

}());

</script>{/literal}


A la suite, vous ajoutez le code XFBML copié comme l'exemple ci dessous :

<fb:like width="450" font="arial"></fb:like>


Maintenant que vous avez votre code Facebook, il vous faut aller le copier sur votre blog.


2. Où copier votre code de votre bouton « Like » Facebook

Il ne vous reste qu'à aller copier votre code sur le back office de votre blog en allant dans Présentation>Configuration avancée puis « modèle de la page d'accueil » en cliquant sur « modifier le template ». Là, vous copiez le code où vous voulez que votre bouton apparaisse. A noter qu'à ce niveau, les personnes qui cliqueront sur votre bouton « Like » aimeront votre blog de façon générale.

Pour insérer votre bouton « Like » automatiquement et surtout indépendamment sur chacune de vos notes,  allez dans Présentation>Configuration avancée puis « Modèle de la page lien permanent » en cliquant sur « modifier le template ». Une pop up s'ouvre : copiez le code là où, vous voulez que votre code apparaisse. Par exemple, si vous voulez que votre bouton se situe en bas de chacune de vos notes (ce qui serait logique), insérez votre code juste en dessous de la balise suivante :

<div class="postbottom-decorator2">

que vous trouverez facilement dans votre pop-up en faisant un « Ctrl A » (vous permettant de tout sélectionner) puis "Ctrl F" (permettant d'effectuer une recherche dans votre sélection) puis vous tapez cette balise.

Vous cliquez sur « enregistrer ces informations » et le tour est joué. Le résultat ci-dessous :


rendu%20bouton%20like%20facebook.JPG

19:01 Publié dans Conseils pour créer votre blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog, bouton like, facebook, web 2.0 |

lundi, 17 mai 2010

Comment ajouter un flux Delicious sur son blog ?

Nous vous avons présenté Delicious dans une note précédente intitulée « Delicious : outil d'organisation et de partage de pages web ». L'objectif de cette nouvelle note est d'aller plus loin en vous accompagnant dans la mise en place d'un flux Delicious sur votre blog. Il s'agit en fait du flux RSS de votre Delicious.

Pour ce faire, il faut :

-          se connecter sur sa page Delicious.

-          se mettre sur la page exacte dont on souhaite récupérer le flux. Par exemple, si nous voulions le flux général de Solidaires du monde, nous irions à la page : http://delicious.com/solidairesdumonde.org/

Et si nous voulons un flux spécifique d'un tag ou d'un bundle, comme par exemple        celui des OMD, il faut se rendre sur la page dédiée :           http://delicious.com/solidairesdumonde.org/omd

-          cliquer sur l'onglet Tools (le deuxième bouton tout en bas de page)

visuel%20a%20propos%20huit%20fois%20oui%20copie.jpg

Là, vous arrivez sur la page générant les flux comprenant 5 sous-catégories permettant de générer vos flux de différentes façons.

 

tools%20delicious.jpg

La deuxième catégorie « Add your bookmarks and tags to your website or blog » est celle qui nous concerne. Pour information, les catégories offrent des fonctionnalités tout aussi intéressantes :

-          La catégorie « Browser buttons and add-ons for your browser or website » permet d'ajouter un onglet dans la barre de navigation de votre navigateur (Google, Firefox, etc...).

-     La catégorie « Add badges that encourage people to bookmark your website or your blog » permet d'ajouter un bouton pour que votre blog se fasse bookmarker (spécial geek J).

 

La deuxième catégorie « Add your bookmarks and tags to your website or blog » permet de générer un flux selon :

-          Linkrolls (pour faire un flux faisant défiler les bookmarks)

-          Tagrolls (pour afficher juste les tags Delicious)

-          Network badges (pour afficher un petit widget comme ci-dessous)

delicious%20compte.JPG

 

 

 

 

 

A noter que chaque élément est personnalisable. On peut choisir d'afficher, ou non, son identifiant, le nombre de bookmarks, le nombre de personnes dans notre réseau, etc.

-          Une fois le code récupéré (commençant par la balise <script type=...>), copier ce dernier là où vous souhaitez que votre flux apparaisse. Par exemple, si vous voulez que votre flux Delicious apparaisse dans votre colonne de droite, Allez dans Présentation>Configuration Avancée Puis Allez sur « Modèle de la colonne de droite »  en cliquant sur « Modifier Template ».

-          Dans un second temps, vous devez allez dans Présentation>Contenu des colonnes. Allez en bas de la page et cliquez sur « Ajouter le code HTML/Javascript ».

Ajouter%20un%20%C3%A9l%C3%A9ment%20personnalis%C3%A9.JPG

Une fenêtre s'ouvre.

-          Renseignez le titre que vous voulez donner à votre flux Delicious puis dans la partie « Contenu de l'élément », copiez le code de votre flux (le même que celui copié dans votre colonne de droite).

-          Enregistrez l'élément.

-          Puis choisissez d'ajouter dans la colonne de votre choix (à droite dans l'exemple ci-dessus) l'élément Delicious.

-          Mettez à jour ces informations.

Votre flux Delicious apparaît alors sur votre blog mais n'est pas mis en forme.

Si vous souhaitez personnaliser l'aspect de votre Delicious, vous pouvez copier le code ci-dessous (en modifiant les éléments selon votre convenance) dans votre feuille de style CSS présente dans Présentation>Configuration Avancée Puis Allez sur « Feuille de styles»  en cliquant sur « Modifier Template »:

.delicious-posts { width: 160 px; font-family: arial; font-size:12px; text-align:justify;padding: 0.60em;}

.delicious-posts ul, .delicious-posts li, .delicious-banner { margin: 0; padding: 0;

.delicious-post { border-top: 1px solid #eee; padding: 0.10em; font-size: 14px;  }

.delicious-banner a { font-size: 16px; color:#a15426; }

.delicious-posts a:hover { text-decoration: underline;  color:#04a1ff ; }

.delicious-posts a { text-decoration: none; color:#04a1ff  padding: 0.1em;  }

.delicious-post a { color: #04a1ff ;}

 

La traduction de ce code CSS :

.delicious-posts { width: 160 px; font-family: arial; font-size:12px; text-align:justify;padding: 0.60em;} (permet de personnaliser l'apparence générale du texte et la largeur de la colonne)

.delicious-posts ul, .delicious-posts li, .delicious-banner { margin: 0; padding: 0; }(permet de personnaliser l'apparence et l'emplacement des tirets)

.delicious-post { border-top: 1px solid #eee; padding: 0.10em; font-size: 14px;  } (permet de personnaliser l'apparence du titre des bookmarks)

.delicious-banner a { font-size: 16px; color:#a15426; } (permet de personnaliser le titre de la colonne de Flux « My Bookmarks Delicious »)

.delicious-posts a:hover { text-decoration: underline;  color:#04a1ff ; }(permet de changer l'apparence d'un lien lorsqu'on passe la souris dessus)

.delicious-posts a { text-decoration: none; color:#04a1ff  padding: 0.1em;  }

.delicious-post a { color: #04a1ff ;} (permet de personnaliser la couleur du titre des bookmarks)

 

L'image ci-dessous vous montre le résultat final:

 

flux%20delicious%20sur%20votre%20blog.JPG

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour vous lancer dans la mise en place d'un flux Delicious sur votre blog. Vos témoignages et remarques sont bien entendu les bienvenus.

12:01 Publié dans Conseils pour créer votre blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog, delicious, flux, flux rss, web 2.0 |

mardi, 20 avril 2010

Questionnaire de préparation de la présentation du 19 mai

Plan de la présentation du 19 mai 2010

Retour sur les réponses au questionnaire


Questions réponses sur des mots clés & définitions


Evolution des pratiques sur le web

  • Recherche et veille
  • Communication (publication et diffusion), écriture
  • Dialogue et interactions avec les acteurs de la solidarité internationale


Typologie des nouveaux médias

  • Les forums & plateformes de conversation
  • Les blogs (Solidaires du monde)
  • Microblogging (Twitter)
  • Les réseaux sociaux (Facebook, Viadeo, LinkedIn, Ning)
  • Les communautés de contenu (Plateforme de partage photo et vidéo)
  • Les favoris sociaux (Netvibes, Delicious...)
  • Les wiki et les applications collaboratives (Google docs, Monde.org...)


Présentation de cas pratiques

  • Campagne de dénonciation des pratiques d'une entreprise
  • Campagne de plaidoyer / sensibilisation
  • Mobilisation pour une personne
  • Mobilisation pour un événement


Focus sur la collecte de fonds avec les médias sociaux

  • Principes et utilité
  • Les outils de collecte de fonds
  • Sélection de cas pratiques


Vers une nouvelle demande / un nouveau rôle des internautes ?

L'idée à traduire est celle d'une nouvelle répartition des  rôles entre association et public, nouvelle répartition qui prend en compte le fait que les internautes attendent plus d'informations et plus de relations avec les organisations qu'ils soutiennent.