mercredi, 29 septembre 2010

Ushahidi, la géolocalisation d'informations en temps de crise

Dans les jours suivants une crise, les témoins sont porteurs d'informations qui peuvent sauver des vies si elles sont transmises à temps aux organisations de secours. Faciliter ce partage d'informations reçues du terrain est au cœur du projet d'Ushahidi.

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Ushahidi signifie "témoin" en Swahili", dérivé de "shahid" en arabe. L'idée d'Ushahidi est de mettre à disposition une application web qui permette la publication par SMS de messages d'appels à l'aide, de témoignages, de signalements d'événements, toujours associés à des coordonnées géographiques précises.


Applications multiples

Au départ, cette application internet a été développée pour permettre à des manifestants Kenyans d'envoyer par téléphone mobile des informations sur les violences urbaines auxquelles ils assistaient, ou qu'ils subissaient,  dans le cadre des conflits interethniques suivant les élections de 2007. Par la suite, l'outil a été déployé en Haiti, en République Démocratique du Congo, au Chili ou encore à Gaza.

Plus récemment, l'application a été déployée en Russie pour signaler l'avancement des feux de forêts et depuis quelques jours, elle permet aux électeurs brésiliens de signaler des irrégularités lors de l'organisation des élections.

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Haut de la page d'accueil de la version d'Ushahidi

Grâce à la rencontre entre le grand nombre d'utilisateurs du mobile et les qualités de référencement géographiques et de visualisation de données permises par internet, Ushahidi a été le support, lors de chaque déploiement, d'un nombre très important de données.

A chaque fois, Ushahidi a centralisé sur une carte des informations qui ont facilité l'organisation de la réponse humanitaire et la circulation d'informations sur les situations rencontrées sur place pendant et après les crises.


Utilité

Si l'outil peut s'avérer très utile à l'organisation des premiers secours, il a servi initialement l'organisation des mouvements sociaux et c'est une mine d'information et  de sources de témoignages pour les médias qui traitent les situations vécues après ces crises. En cela, Ushahidi montre comment les technologies digitales facilitent l'organisation des mouvements sociaux et comportent donc d'importants enjeux politiques.

Grâce à ce partage d'informations crowdsourcées  (les sources sont les personnes directement touchées ou impliquées sur le terrain, pas nécessairement celles des organisations de secours) l'organisation des secours peut se faire plus facilement, plus rapidement, donc plus efficacement. Mais cela pose également des questions et impose une réorganisation.


Crowdsourcing et (ré)organisation

Le système d'information des organisations (humanitaire, associations de veille suite aux élections ou média) doit se brancher sur Ushahidi. Cela suppose des ressources pour traduire et croiser les informations reçues.

Concernant la traduction, le crowdsourcing peut être envisagé, mais il faut nécessairement valider l'absence de contre sens et être en mesure de répondre aux messages émis.

Concernant le croisement des sources visant à valider la qualité de l'information reçue, cela peut prendre du temps, et donc accroitre les délais de réponse. Mais si plusieurs messages  indiquent une même situation ou un même besoin, si des photos sont jointes, le croisement d'informations est facilité. Le problème rencontré a vite était la surcharge d'informations et la difficulté à traiter et à  hiérarchiser les données dans un vaste volume reçu en très peu de temps.


Réponse aux problèmes rencontrés

Pour répondre au problème posés par la qualité et de la quantité d'informations reçues, les développeurs d'Ushahidi ont pensé SwiftRiver, logiciel qui facilite le traitement de grande quantité d'informations reçues en très peu de temps.

L'outil permet le filtrage et la vérification d'informations reçues par de nombreux canaux d'informations comme le SMS, twitter, les flux RSS ou les emails. Comme Ushahidi, SwiftRiver est gratuit, open source et il intéresse les médias, les groupes de réponses aux situations d'urgence et les ONG.


Cocréation

Ce type de dispositif fait travailler ensemble les informaticiens et les humanitaires ou les activistes. A chaque déploiement, de nouveaux besoins sont identifiés et l'outil est sans cesse perfectionné. Nous pensons que cette initiative est le début d'un vaste mouvement qui démontre l'intérêt de mettre à disposition des outils qui facilitent l'entraide et l'organisation des mouvements sociaux.

Nous signalons d'ailleurs le mouvement Crisis Commons, matérialisé par l'organisation de Crisis Camp (
dont une seconde édition se tient à Paris ce vendredi 1er octobre). Nous rendrons compte de l'événement, des initiatives et des personnes rencontrées à cette occasion, dans une prochaine note.

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mercredi, 18 août 2010

Les 20 règles à suivre pour un bon usage de twitter

Comme nous le disait Thierry du blog Nethumanitaires, grand utilisateur de Twitter : "on est vite séduit par sa simplicité d'emploi et l'efficacité pour obtenir des informations (...) Ce réseau peut énormément apporter aux ONG notamment une meilleure visibilité de leurs actions avec tout ce qui en découle."

Si les acteurs de la solidarité francophone s'y mettent, l'utilisation efficace de Twitter ne va pas de forcément de soi. Vous trouverez réunis dans cet article des conseils qui vous permettront d'augmenter votre succès sur ce réseau. Le texte est largement inspiré de l'article de Diosa Communications : Twitter Best Practices for Nonprofit Organizations que nous vous invitons à consulter si vous pratiquez l'anglais. L'Agence Diosa est spécialiste du conseil en communication web et médias sociaux aux organisations sans but lucratif.

Si c'est plutôt une présentation de l'outil twitter qu'il vous faut, nous vous invitons à lire l'article "Twitter : présentation et utilisation pour les ONG".

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  • Renseignez clairement votre page Twitter

Afin d’être bien référencé et plus facilement identifiable par vos prochains abonnés, servez-vous du nom de votre association pour créer votre compte (attention au pseudo trop long qui vous exclut des followfriday et RT). Ne cherchez pas non plus à faire dans l''originalité. N'hésitez pas à mettre des détails sur votre compte (en respectant le maximum de 160 signes). Présentez votre association, mettez en avant le lien du site ou du blog et précisez le lieu où est situé votre association (il est possible de se faire géolocaliser). Un certain nombre d'outils de recherche sur Twitter permettent des recherches par zones géographiques.

  • Respectez l'orthographe et le Français

Eviter les fautes d'orthographe et le langage abrégé. Si faire tenir un message en 140 caractères est difficile cela reste un exercice à la portée de tout un chacun.

  • Soyez authentique

Le web 2.0 accorde une importance particulière à l'individu. C'est nulle part plus vrai que sur Twitter. Détendez-vous, expérimentez, lâchez-vous un peu, interpelez ... trouvez votre voix et soyez authentique.

  • Soyez gentil et reconnaissant. Retweetez et soyez cordial

Plus gentil vous serez avec les gens sur Twitter, plus ils le seront avec vous. Plus vous retweetez (RT), plus il y a de chance qu'il vous re-tweetent. Qu'il s'agisse de Twitter, MySpace, Facebook, un blog ou YouTube, si quelqu'un fait quelque chose de positif, c'est toujours plus humain de leur envoyer un remerciement. Comme une majorité d'utilisateurs ne le fait pas, c'est une façon d'être pleine de valeur.

  • Suivez les personnes qui vous suivent (sauf s'ils n'ont rien à voir avec vous, enfin sauf pour vous vendre quelque chose que vous n'avez pas demandé)

C'est une question difficile pour beaucoup d'organisations. Ils veulent garder leur flux d'actualité clair et limitent le nombre de personnes qu'ils suivent. Mais le web est de plus en plus construit autour de l'utilisateur. Vous pouvez souhaiter ne suivre que les personnes intéressantes, mais vous risquez de ne pas sortir d'un cercle de spécialistes de votre sujet. Alors qu'un enjeu important réside dans la connexion entre des sphères qui communiquent peu.

N'oubliez pas que :

1) Twitter fonctionne sur le modèle de l'émission/réception, donc la conversation entre utilisateurs
2) Si la relation entre deux comptes est asymétrique (un qui suit, l'autre qui ne suit pas), cela désactive la fonction de message direct (non public)
3) Ne nous leurrons pas ... les gens sur Twitter souhaitent être suivi. C'est l'idée même du site ! Dès lors comment réunir une communauté si vous ne faites pas le premier pas?

Mais ne suivez pas n'importe qui en espérant qu'il vous suive, ça n'a aucun intérêt. Il faut que vous développiez une capacité à identifier les utilisateurs qui sont en mesure d'effectuer une veille pour vous, ceux qui s'intéressent à vos sujets et ceux qui seraient susceptibles de s'y intéressez (c'est cette troisième catégorie la plus intéressante et la plus difficile à trouver et à servir).

  • Utilisez "les listes" et "les favoris" afin d'organiser votre lecture

Difficile de se retrouver dans le flux à partir du moment où l'on suit un grand nombre de comptes actifs. Heureusement il existe des solutions. Créez des listes afin de d'organiser ces contenus. Et lorsqu'un tweet vous semble particulièrement intéressant n'hésitez pas à le marquer comme favori (en cliquant sur l'étoile). L'outil FavStar.fm permet d'étudier les utilisateurs qui ont tagué comme favori un de vos tweets. Des admirateurs à cajoler...

  • Ne tweetez pas sur le café que vous prennez (sauf s'il s'agit de commerce équitable) ou sur le temps qu'il fait

Il faut apporter une plus-value à vos abonnés, et non pas du bavardage! Les gens vous suivent parce qu'ils veulent des sources d'informations et un contenu de votre organisation sur des sujets relatifs à vos activités et réflexions. Assurez-vous que vos tweets apportent quelque chose et sont re-tweetables.

  • Ne tweetez pas uniquement votre contenu

Twitter est une source d'information et un outil qui favorise sa circulation. N'hésitez pas à retweeter les articles de journaux et de blogs qui nourrissent votre réflexion ou suscitent des réactions de votre part. De même, rien ne vous empêche de retweeter les messages d'autres organisations. Au contraire c'est une bonne manière de créer des relations et d'en faire des alliés. En relayant des articles pertinents, vous multipliez les chances de retweet et d'être suivi et vous renforcer votre visibilité sur le sujet. Accompagnez vos RT de commentaires apportant un complément et qui montre que vous avez lu le lien...

  • Accueillez chaque abonné personnellement.

Il existe des outils qui permettent d'envoyer un message d'accueil personnalisé envoyé de façon automatique. C'est du marketing paresseux ! C'est mieux de rédiger un message réellement personnalisé. La première prise de contact a son importance.

  • Limitez vos Tweets à 10 par jour (et pas seulement des RT)!

Mieux vaut twitter efficace. A trop twitter une bonne part des messages risquent d'être négligés. Pensez également à produire du contenu original sous peine d'être délaissé.

  • Créez un compte sur Bit.ly et utiliser des outils d'étude statistiques.

Après avoir créé un compte sur Bit.ly (cet outil permet de raccourcir les url que vous voulez publier et ainsi de gagner de la place pour vous exprimer), chaque adresse du site web que vous raccourcissez peut être suivie. Vous pouvez consulter les statistiques sur le nombre exact de personnes ayant cliqué sur les liens. Cela peut vous servir de boussole pour la suite. Il existe plusieurs outils pour Twitter qui vous permettront d'avoir des statistiques sur vos compte. Twitter counter ou twoolr sont utiles et relativement simples à utiliser.

  • Sondez vos abonnés...

Il existe des outils gratuits comme Twtpoll qui permettent de créer des sondages. Sur Twitter, on aime les sondages et on peut trouver des utilisateurs pour y répondre. Les sondages sont souvent retweetés et peuvent apporter de la visibilité pour votre organisme. De plus, gardez à l'esprit que les sondages peuvent être affichés sur Facebook, MySpace, etc.

  • Pensez à la viralité de certaines infos

Une statistique étonnante peut susciter l'intérêt pour un article et être retweetée. Idem pour une citation. Les vidéos intéressent beaucoup les utilisateurs de Twitter (à l'image des utilisateurs du web !). Dans tous les cas, optimisez les tweets sans être excessif au risque d'être déceptif.

  • Répétez vos Tweets les plus populaires.

Un tweet que vous avez posté par le passé et qui a reçu beaucoup de trafic ou qui a été beaucoup retweeté peut être digne d'être posté à nouveau. Les utilisateurs ne sont pas toujours devant leur compte Twitter. Il peut être pertinent de retweeter votre message à une heure différente une dizaine de jour plus tard. Vous pouvez tester un autre message renvoyant vers la même source. Tweetoclock permet de savoir quel est le moment propice pour envoyer un tweet si vous souhaitez toucher quelqu'un en particulier.

  • Recommandez, soyez une source !

Utiliser des listes de façon un peu plus stratégique. Non seulement pour organiser vos abonnés et les organisations partenaires, mais plutôt pour créer des listes qui bénéficieront de votre autorité. Par exemple : vous souhaitez faire un don ? Suivez cette liste. Vous souhaitez devenir bénévole ? Suivez cette liste. Vos capacités de tri et de filtrage ont de la valeur pour vos abonnés. Il est possible que vous ayez fait un travail d'agrégation de profils dont ils ont besoin. C'est aussi une bonne façon de faire référence dans le secteur. De même vos followfriday peuvent vous placer dans une posture intéressante de recommandation.

  • Ajoutez un bouton twitter sur votre site ou sur votre blog et sur les articles.

Facilitez le travail de vos lecteurs. Mettez en avant sur la page d'accueil de votre site votre présence sur les médias sociaux. De même, proposez à vos lecteurs de twitter à leurs abonnés la page qu'ils sont entrain de lire sur votre blog par l'intermédiaire d'un bouton.

  • N'hésitez pas à promouvoir une inscription à votre newsletter.

Envoyez un tweet du type : "des informations sur nos campagnes dans notre newsletter de septembre. Pour s'abonner : lien bitly."

  • Utilisez des hashtags # stratégiques.

Si vous utilisez des hashtags trop souvent, vous diluez leur utilité et limitez la lisibilité. Si chacun de vos tweets a un hashtag, certaines personnes vont questionner vos intentions. Le mieux est de déterminer des hashtags pour votre compte, et de les utiliser régulièrement afin de faire référence sur ces questions. Rien ne vous empêche d'en utiliser d'autres de temps en temps mais de façon stratégique.

Au fait, un hashtag permet de créer un lien dans twitter. En cliquant dessus, vous affichez tous les messages portant ce hashtag.

  • Hashtaguez les événements

Créez des hastags pour vos événements et médiatisez les auprès de ceux qui paticipent à l'événement, ou utilisez les hastags des événements auxquels vous participez pour être référencé dans les résultats proposés à ceux qui cliquent sur ces hashtags.

  • Evitez le "Merci pour le RT!" public.

Regroupez-les ! Profitez des followfriday pour exprimer votre reconnaissance ou envoyer un "merci" en privé. Si vous tenez à remercier quelqu'un en particulier faites le mais que cela ne devienne pas excessif.

  • Créez et partagez des arrière-plans personnalisés pour vos fans.

Cela leur fera plaisir et peut être même que certains pourraient les utiliser !

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En Anglais :

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12:50 Publié dans Regards sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : twitter, ong, solidaire, règles, organisation, conseil, recommandation |

jeudi, 12 août 2010

Les comptes twitter anglophones les plus actifs dans le secteur non-profit

Selon Techrunch qui cite une étude Semiocast, Twitter est constitué d'une moitié de messages anglophones. Deux chercheurs de l'université de Massachusetts Dartmouth ont réalisé une étude montrant que le secteur de la solidarité est le premier à avoir adopté les outils du web, devant le secteur privé et la recherche (pour télécharger l'étude : US Charities' Adoption of Social Media Outpaces All Other Sectors for the Third Year in a Row).

Pas étonnant donc de trouver un nombre important de messages émanant, citant ou destinés à, des utilisateurs intéréssés par les organisations sans but lucratif dans les tweets rédigés en anglais.

Les ONG, associations et autres entreprises sociales qui cherchent des sources anglophones sur Twitter trouveront quelques sources expérimentées dans cet article. Des sources d'inspirations, mais également des renvois vers des articles, des bonnes pratiques, des chiffres clés et des usages forgés après quelques années d'expériences.

    La sélection de comptes est une traduction du billet publié par David Wells sur le blog Socialize your Cause en mars 2010 : Top 25 most influential Non-profit Tweeters. Source d'informations dont nous vous recommandons la lecture.

     

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    Méthode de recherche de comptes

    Lors de nos premiers pas sur twitter, nous commençons par chercher des sources d'informations. Voici quelques moyens que vous pouvez tester :

    • Utiliser le moteur de recherche http://search.twitter.com sur les mots clés qui vous intéressent,
    • Parcourir les sites qui publient des contenus pertinents sur vos thématiques et identifier dans les colonnes de ces sites, leur présence sur twitter,
    • Utiliser google et chercher twitter + le(s) mot(s) clé(s) qui vous intéresse(nt). Par exemple avec "non profit",
    • Utiliser les comptes twitter identifiés pour parcourir leurs abonnés et leurs abonnements (ça prend du temps, mais il arrive de tomber sur des pépites).


    Un top 25 des comptes twitter les plus influents dans le secteur caritatif

    David Wells nous a mâché une partie du travail, profitons-en. Je ne sais pas ce qu'il entend pas la notion d'influence mais toutes ces personnes et organisations sont actives en matière de web au service du changement social.

    L'objectif du compte twitter du blog Nonprofit Orgs est de proposer un compte qui serve de portail d'informations pour les ONG.

     

    Peter Panepento anime ce compte twitter du média spécialisé The Chronicle of Philanthropy.

     

    Beth Kanter anime ce compte twitter pour diffuser ses idées, signaler des contenus pertinents reliant media sociaux, nonprofits et réseaux, et garder contact avec les communautés d'intérêts auxquelles elle participe.

     

    Le compte twitter du site idealist.org est porté par l'organisation Action sans Frontières. Le compte twitter signale des informations publiées sur le site, sur des sites tiers et anime la relation avec d'autres utilisateurs twitter.

     

    Le compte officiel de la Croix Rouge Américaine apporte des informations sur des terrains d'urgence, appelle à des levées de fonds, propose des liens vers des témoignages publiés sur le site. Ce compte assure aussi l'animation de la relation du réseau Croix-Rouge également.

     

    Ce compte propose d'accompagner les utilisateurs novices du secteur non profit sur twitter. Il aide également ceux qui veulent s'engager en faveur des causes auxquelles ils sont sensibles.

     

    Global Giving met en relation des donateurs (particuliers, entreprises privées, ONG) avec des projets portés par des communautés. Son compte twitter lui permet de prolonger cette action : actualisation d'informations sur les projets, informations sur des donateurs, collectes.

     

    Ce compte twitter s'attache plus particulièrement à la rencontre des nouvelles technologies avec les acteurs du développement et de la solidarité. #ICT4D vous permet de suivre un certain nombre de messages twitter qui traitent du thème Information and Communication For Development.

     

    Steve Braker travaille depuis plus de 25 ans sur des films documentaires illustrant le travail des ONG et des acteurs du secteur Non Profit. Pas mal d'informations sur le secteur et ses relations avec les médias sont données.

     

    Camfed est une ONG qui travaille à la lutte contre la pauvreté dans l'Afrique rurale, auprès des jeunes femmes. Ils utilisent leur compte pour diffuser des photos et des textes de témoignages sur leurs activités, diffuser des citations, renvoyer vers des articles ou dialoguer avec d'autres utilisateurs.

     

    Consultante pour les acteurs de la philanthropie, évaluateur et blogueur, Kris couvre l'activité des ONG et des fondations.

     

    Pledgie est un site web qui permet aux internautes de lever des fonds pour une cause. Leur compte twitter est utilisé pour échanger avec la communauté d'utilisateur, mettre en valeur certaines causes et renvoyer vers des articles sur la levée de fonds en ligne et l'internaute collecteur.

     

    Ce compte twitter est le compte de la publication la plus lue par les managers du secteur. Une majorité de renvois vers leurs articles. Aucune interaction avec d'autres utilisateurs.

     

    Le compte d'une agence, MindComet, qui a monté une campagne proposant aux internautes de choisir une organisation caritative dont ils se proposent de transformer l'identité numérique.

     

    Ashoka est une organisation internationale qui rassemble un réseau d'entrepreneurs sociaux. Ils utilisent twitter pour mettre en valeur les initiatives de leur réseau, celles des entrepreneurs qu'ils accompagnent et entretenir le contact avec leurs communautés.

     

    Evangelisatrice du secteur sans but lucratif, blogueuse et convaincue que le changement social peut passer par les médias sociaux.

     

    PDG de Causecast.org qui une plateforme ou les médias, les acteurs du secteur non profit, des réseaux sociaux, du divertissement et de l'éducation travaillent au service des grandes causes. Egalement investisseur et entrepreneur social, il tweet sur le "cause marketing" et la philanthropie.

     

    Des ressources et des news sur le secteur des organisations sans but lucratif. Un comte qui réalise une veille active sur twitter et le web non profit.

     

    Mentionné plus haut, le compte de Causecast donne de la voix aux causes promue sur leur "social action networck". Parfois il twittent aussi du moins sérieux.

     

    Le compte twitter de la plus grande organisation américaine de jeunes volontaires. De nombreux tweets posent des questions aux abonnés et entretiennent la relation avec la communauté.

     

    Des modèles économiques innovants pour s'attaquer au changement social et au problème de la pauvreté. Créé par Jaqueline Novogratz, célèbre pour sa "Blue Sweater Story".

     

    Le compte de la vice présidente de l'innovation sociale de la Fondation Case & évangéliste des médias sociaux au service du changement social. Son blog : Social Citizens.

     

    Compte officiel de la Humane Society (association américaine de protection des animaux).

     

    L'association américaine de lutte contre le cancer utilise twitter pour relayer ses campagnes et échanger avec sa communauté.

     

    Opinions, réflexions et commentaires sur les évolutions de la philanthropie.


    Si vous avez d'autre comptes twitter en tête, n'hésitez pas à les mentionner dans les commentaires. Nous ferons prochainement un billet similaire sur les comptes francophones.

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    En anglais :

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    lundi, 09 août 2010

    Le web au secours du Pakistan ?

    Depuis le 24 juillet 2010, le Pakistan connait les plus graves inondations de ses quatre-vingts dernières années.

    Selon Reuters, plus d'un demi-million de personnes ont été évacuées de la province du Sindh dans le sud du Pakistan et le nombre de victimes a dépassé au matin du 9 août les 1 600 morts. Un chiffre malheusement provisoire à l'heure où les bulletins fournis par les services de la météorologie nationale ne sont guère encourageants. Ce sont déjà pas moins de quinze millions de Pakistanais qui sont touchés, d'une manière ou d'une autre, par les inondations et glissements de terrain dus à la mousson, selon l'ONU. Qui plus est, les conséquences sur les infrastructures notamment électriques ainsi que sur les récoltes risquent de se faire sentir pendant longtemps. La reconstruction devrait coûter, toujours selon l’ONU, plusieurs milliards de dollars.

    Pourtant, la mobilisation de la communauté internationale semble rester en retrait notamment en comparaison de l'élan de générosité que le monde avait connu au moment du tremblement de terre haîtien.

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    La carte des inondations de la région de Peshawar, au nord du pays. Le Punjab se trouve au sud de la carte.

    © Unosat (voir futura-sciences)

     

    Un certain désintérêt des médias traditionnels

    Certes, l'ambassade américaine à Islamabad a indiqué que des hélicoptères de l'armée américaine ont participé jeudi 5 août à des missions d'assistance aux sinistrés dans le nord du pays. Ces derniers ont largué 66.000 livres d'aide et évacué plus de 800 personnes de Kalam. Mais la mobilisation semble réduite. Un désintérêt peut-être politique à l'égard d'un pays sous le feu des projecteurs pour des raisons diplomatiques ? Selon le site Chine-informations, la Chine est en tout cas  intervenue de son côté  avec une aide  de 10 millions de yuan (1,48 million de dollars américains) tandis que la Croix Rouge chinoise vient de remettre une aide humanitaire estimée à 50.000 dollars américains. De son côté, l'Union Européenne a annoncé le déblocage de 30 millions d'euros. Et la France vient d'annoncer une aide de 1,05 million d’euros.

    Reste que la mobilisation des populations semble limitée. Certes, la municipalité de Port-Louis (à Maurice) sollicite le soutien de ses habitants pour venir en aide aux sinistrés en organisant un télédon du 28 août au 5 septembre. Des vêtements et de l'argent seront recueillis lors de ce télédon. Mais les médias restent en retrait notamment en comparaison du suivi médiatique de la catastrophe haîtienne. Il faut dire que la période estivale est peu favorable à ce type d'informations. Néanmoins, pour comparaison, les incendies en Russie suscitent images, reportages et envoyés spéciaux. Les médias traditionnels sont à la traîne, qu'en est-il du web et des réseaux sociaux ?

    Les ONG sont traditionnellement assez actives sur le web par l'intermédiaire de leur site et sur les réseaux sociaux. La crise pakistanaise ne déroge pas à cette règle. Ainsi, Oxfam met en une de la homepage de son site et de sa chaîne Youtube un appel au don.

    Les ONG Suisses sont particulièrement actives. A titre d'aide d'urgence, Caritas a ainsi débloqué 200 000 francs suisses et la Croix-Rouge 100 000 francs. Des dons peuvent être versés par l'intermédiaire de la Chaîne du Bonheur.

    La France reste, semble-t-il, en retrait. La Croix Rouge France appelle, certes, au don mais l'information n'est pas mise en avant  (elle passe après les inondations du Var) au contraire Croix Rouge Suisse qui la met en une.

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    Homepage de la Croix Rouge Suisse (5/08/2010)

     

    Twitter : réactif mais efficace dans une sphère restreinte

    L'étude par localisation des tweets publiés semble confirmer cette impression (cf Trendsmap). Le sujet, s'il intéresse, n'est pas une préoccupation pour les Français au contraire, par exemple, des Britanniques. L'une des explications possibles réside dans la présence d'une assez importante communauté pakistanaise sur son territoire et son statut d'ancienne colonie qui lui confère des liens privilégiés.

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    source : Trendsmap le 5/08/2010 (requête #pakistan)

     

    Au niveau mondial, on peut en tout cas affirmer que le sujet suscite tout de même un certain intérêt dans le milieu des réseaux sociaux (voir le graphique ci-dessous publié sur wasalive.)

     

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    source :  wasalive, le 5/08/2010 (requête : Pakistan)                                          source :  wasalive, le 5/08/2010 (requête : Russie)


    La comparaison avec le traitement médiatique des incendies en Russie permet surtout de montrer la différence d'intérêt porté par la blogosphère, une différence qui s'explique vraisemblablement  par un certain manque d'informations.

    Outil de l'immédiateté, de la réaction et du partage, Twitter montre bien une montée en puissance des discussions relatives au Pakistan. Pour les ONG, ce type d'outil permet de faire connaître des opérations. La médiatisation semble efficace (voir courbe du nombre de tweets mentionnant le Pakistan ci-dessous).

     

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    source : Trendistic le 5/08/2010

     

    Au Pakistan même, un article de blog relayé et traduit par Global Voices montre l'amertume de la population à l'égard d'un Président refusant d'écourter son voyage à l'étranger. Les utilisateurs de Twitter et blogueurs cités se révèlent particulièrement critiques devant une gouvernance perçue comme inadaptée.

    Dans le reste du monde, la hausse du trafic concernant le Pakistan n'est pas nécessairement synomyme d'efficacité. L'analyse du compte twitter de la Croix Rouge France (@CroixRouge) est en cela riche de sens. Le 4 août 2010 est publié le tweet suivant : "Appel d’urgence en faveur des victimes des #inondations au #Pakistan - Croix-Rouge française: http://bit.ly/cl3vZ3 (expand) #Flood".

    Ce message est retweeté 10 fois ; à chaque fois, la Croix Rouge remercie et donc re-publie le lien. Le lien est donc publié 21 fois. Pour autant l'analyse du taux de clic permise par bitly dresse le bilan de cette visibilité : aucun clic. L'article associé n'a pas été lu.

    Cet échec de l'appel au don ne doit pas masquer un intérêt réel pour le sujet. Toujours grâce aux statistiques de bitly, un article du Monde peut susciter 50 clics en 30 minutes pour seulement 10 tweets  et des photos de volontaires britanniques sur le terrain 46 clics pour 18 tweets en 30 minutes. Cela semble finalement plutôt positif mais l'analyse des comptes qui retweetent montre une forte présence d'acteurs du secteurs des ONG. Comme souvent pour Twitter, on se retrouve devant le fameux plafond de verre : toucher le grand public. Pour cela, il faut se tourner vers d'autres moyens.


    Médiatiser par Facebook pour toucher le grand public

    Facebook en tant que premier réseau social du monde constitue une réelle opportunité. La viralité des informations y est très forte. S'il est difficile d'avoir des statistiques, l'impact sur les personnes semble plus large avec une communauté moins professionnelle. La page Red Crescent response to Pakistan flooding de la Croix Rouge a suscité 126 "j'aime" et 20 commentaires en 5 jours. Ce sont plus de 35 800 personnes qui en étant fan de la page (166 000 pour le compte twitter) peuvent voir passer l'information (3 350 pour la page Facebook de la Croix Rouge Française contre 2100 pour le compte Twitter).


    L'impact des vidéos

    On ne saurait négliger l'importance des vidéos : ainsi la vidéo en Une de la Chaine Oxfam Great Britain a été vue plus de 68 000 fois en 3 jours !

     

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    Une de la chaîne Youtube Oxfam GB en date du 6 aout 2010

    L'intérêt vient surtout du Royaume-Uni, certainement du à l'importance de l'ONG au Royaume Uni et aux rapports historiques qui existent entre les deux pays. La page Oxfam international n'a été vue que 1800 fois (sur la même période) tandis que pour l'équivalent français, elle est tout simplement absente.

    A la lecture de ces quelques réflexions, un bilan somme toute mitigé doit être dressé. En l'absence de tout intérêt des médias traditionnels, la mobilisation de la population est difficile. Ce phénomène est renforcé par la période de congés estivale. La France semble particulièrement en retrait sur la question, même si les spécialistes (ONG et acteurs de la solidarité) tentent de médiatiser la situation. Sans relais des grands médias (notamment de la télévision) et des acteurs du monde politique, susciter une adhésion de l'opinion publique reste, semble-t-il, un travail de longue haleine.


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    18:31 Publié dans Regards sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pakistan, inondation, catastrophe, twitter, medias sociaux |

    jeudi, 17 juin 2010

    Associations, ONG et adaptation au social media

    J'ai rédigé cet article suite à la publication de l'article Associations, grandes causes, ONG : quelles relations avec les blogs et les blogueurs? sur le blog Influence Ethique, dont je félicite l'auteur - @_Aurelia - pour son travail et dont je vous recommande la lecture.


    Associations, ONG et participation aux sites sociaux

    Beaucoup d'associations et ONG se posent la question de leur présence sur des sites sociaux, sites dont les deux fondamentaux sont la relation et le contenu, qui permet à cette relation de se tisser.

    Beaucoup d'entre elles sont sur Facebook, Youtube/Dailymotion ou Twitter, car les audiences se sont déplacées vers ces sites, moins nombreuses sont celles qui alimentent régulièrement un blog.

    Je dirais qu'une "présence" est facile à assurer et immédiatement observable alors qu'un blog exige un travail dans le temps (donc des ressources) qui peut faire peur ou être sous estimé.

    Pourtant, le blog (et les vidéos) est une matrice de l'alimentation et de l'interaction avec ces sites sociaux, je m'explique :

    • Chaque note du blog peut faire l'objet d'une reprise sur Twitter et Facebook
    • Facebook peut être présenté et Twitter peut être repris en élément de colonne du blog
    • Les vidéos publiées sur Youtube peuvent être embarquées dans des notes de blogs et enrichies d'éléments supplémentaires


    Utilité du blog dans l'écosystème numérique

    Il est donc plus difficile d'assurer sa présence sur les sites sociaux sans rédiger un blog !

    • Cela tient d'une part aux habitudes des internautes. Les jeunes en particulier s'attendent de plus en plus (et sont plus attentifs) à une communication personnalisée, "désinstitutionnalisée" et régulièrement mise à jour. Et pour cela, le blog est idéal.
    • Cela tient d'autre part à une raison technique :  le flux RSS, qui permet d'interconnecter les flux de ces sites sociaux.


    Sans blog, mais avec une présence sur Facebook et Twitter, il est toujours possible de médiatiser les vidéos produites (et il faut saluer ici l'effort fait par de nombreuses associations pour se mettre à de la production vidéo), les articles d'actualités, les communiqués de presse ou encore les événements organisés par l'association (pour ce dernier point, le géo référencement est fondamental). Mais avec un blog, il faut reformuler ou remixer ces contenus, ne pas hésiter à en parler plusieurs fois, à les réagencer et à s'approprier les pratiques de la culture web présentées par Lawrence Lessig dans ces interventions vidéos (voir liens dans Pour aller plus loin).

    Point avantageux : la plupart des associations et ONG sont productrices de contenu et ont des choses à dire, des témoignages à mettre en valeur, des expériences à partager. Et il y a une évolution de la demande de ces contenus par les publics de ces organisations sur internet. Aux associations de faire leurs évolutions internes. En prenant bien garde de faire dialoguer les jeunes (sensibles et facilement à l'aise avec ces outils) et les plus âgés (expérimentés, porteurs de points de vues riches, mais souvent dédiés à d'autres tâches jugées, pour l'instant, plus fondamentales).

    Comme le rappelle Aurélia dans son article, la présence sur les sites sociaux et l'adaptation (ou la production exclusive) du contenu prennent du temps. La première remarque des associations est souvent que leurs services de communication (quand elles en ont) sont déjà dédiés à un certain nombre de tâches et n'ont pas toujours les connaissances (ou le temps d'apprendre) pour animer efficacement ces espaces.

    L'Etude Nten sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif nord-américaines, montre qu'elles dédient des mi-temps, voir des plein temps à cette activité. C'est donc une adaptation en terme de ressources à gérer du côté des associations.


    Côté économie

    Les publics vers lesquels les associations se tournent sont souvent agés.

    Le fait est que 80% des donateurs en France ont plus de 60 ans (source : introduction d'Olivier Fleckinger, co-fondateur d'Aider Donner dans la vidéo présentée ci-dessous dans Pour aller plus loin). C'est vrai, il y a le street marketing, qui s'adresse à des personnes plus jeunes, actives, urbaines, le travail étant réalisé par des étudiants. Mais il est réservé aux grandes ONG déja connues, celles qui par ailleurs, disposent déja des droits d'entrée (offerts) dans les agences de publicité.

    Restent les petites associations, celles qui ont des difficultés à se financer. C'est de là, à mon sens, que l'innovation viendra.
    Remarque confirmée par le fait que sur la plateforme de blogs Solidaires du monde, ce sont surtout de petites associations qui créent leurs blogs, et c'est souvent leur unique présence sur le web, notamment quand elles sont installées en Afrique, sans représentation sur les marchés où l'essentiel des dons de particuliers se fait, soit d'Europe et d'Amérique du nord.

    En effet, je me demande si, comme ce qui se passe dans l'univers des médias, nous ne sommes pas dans un moment de transition, un moment qui va voir l'emergence d'organisation en réseaux, avec des structures de coûts différentes de celles que nous connaissons. Pour l'instant en tout cas, l'exigence de performance de la culture marketing (qui est entrée dans les associations, les grandes en particulier) n'est pas satisfaite par les actions sur les sites sociaux. Mais il manque un historique et du recul pour juger de ces opérations et l'étude Nten citée précédement montre le développement de la levée de fonds en ligne. Or celle-ci s'articule autour d'un renouvellement des dispositifs de communication, mais surtout des dispositifs relationnels, de ces organisations.


    Kiva.org

    Je pense à Kiva par exemple. Cette organisation lève des fonds au Nord et finance des institutions de micro-crédit au sud. Ce n'est pas le même métier que les ONG et associations. Mais voila pourquoi j'en parle : ils ont recours au crowdsourcing, ou approvisionnement par la foule (qui n'est pas très heureux je vous l'accorde). Le crowdsourcing consiste à faire faire par des tiers extérieurs des tâches qui servent l'organisation. Le volontariat est une forme de crowdsourcing. La problématique aujourd'hui pour les associations est de trouver UN MODELE POUR LE VOLONTARIAT EN LIGNE. Pourtant, force est de constater qu'une partie du web 2.0 est fondé sur le don de temps et de connaissances !

    Ainsi, comment créer des dispositifs sur internet qui permettent à la solidarité, à l'entraide, au partage, à la répartition des tâches de s'effectuer au profit de la communication, de la notoriété et de l'efficacité des organisations du secteur de la solidarité ?


    Les outils sont là ! Il faut les utiliser pour faire grandir l'outillage numérique solidaire.

    Pour revenir à Kiva :

    • Ils ont un programme intitulé Kiva fellows, grâce auquel il collecte du contenu par l'intermédiaire de volontaires, qui partent sur le terrain et leur rapportent photos, vidéos, articles de témoignages, d'expériences personnelles, sur les projets financés par les prêteurs sur Kiva ;
    • Ils ont également eu recours à leur communauté pour faire traduire leur portail en différentes langues (comme Facebook d'ailleurs, ce qui pose une question éthique concernant le recours d'organisations fortes riches, au travail bénévole de leurs communautés, sur lesquelles elles assoient déja leurs profits. Laissons cela, car ça m'énerve).


    Là je pense aux associations de parrainage et je me dis que j'ai déja rencontré des parrains qui visitaient sur le terrain les enfants dont ils finançaient l'accès à l'éducation. Je crois que ces parrains seraient ravis de trouver un espace leur permettant de publier leur témoignage sur le site de World Vision ou d'Aide et Action.



    Dernier point : la veille

    Le grand point de départ du web social est la veille : l'écoute d'abord, la participation ensuite.

    Quelle veille ? La veille sur les citations des associations (qui parle de moi?), la veille sur les thématiques et les programmes de travail (qui parle des thèmes de mes activités ?), la veille sur les espaces sur lesquels les publics de ces organisations lisent ou prennent la parole : les blogs, les forums, les sites médias, les portails de partage vidéos et photos, les wikis, les sites de partage de favoris comme Delicious, les Twitter, Facebook, Ning, Skyblog...

    Cette veille ne nécessite pas d'outil payant. Les flux RSS la rendent facile et rapide. Des agrégateurs comme Netvibes, les alertes Google, les recherches régulières sur les sites sociaux doivent être utilisés pour savoir où les associations peuvent prendre la parole, répondre, enrichir la conversation.

    Un exemple, non exhaustif, de veille sur Action contre la Faim :

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    Pour accéder à cette page de démonstration : http://www.netvibes.com/thomscotch_veille#Liens_delicious

     

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    Dans l'introduction de cette vidéo, Olivier Fleckinger, co-fondateur d'Aider Donner, donne plusieurs chiffres et éléments sur le financement des associations et son articulation avec l'utilisation d'internet par les acteurs caritatifs :

     

    Lawrence Lessig sur la culture du remix sur internet (sous titre français disponibles) :

     

    Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif

    Présentation : le web au service des acteurs de la solidarité (voir la seconde présentation)

    Quelques conseils aux associations pour débuter sur les sites sociaux

    10 tactiques pour transformer l'information en action

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    lundi, 17 mai 2010

    Comment insérer un flux Twitter dans votre colonne de blog ?

    Twitter n'a plus de secret pour vous et vous souhaitez le mettre en avant sur votre blog. Rien de plus simple, il vous faut juste suivre les instructions suivantes.

     

    1. Créer votre Widget Twitter à insérer sur votre blog

    -          allez sur votre compte Twitter. Une fois identifié, allez à l'adresse de création de widgets : http://twitter.com/widgets

    twitter%20wigdets.JPG

    -          Cliquez sur « Mon site web ». Apparaissent alors différentes rubriques proposant de créer différents flux.

    twitter%20wigdets%20flux.2.JPG

    -          Widget de profil reprend le flux de votre compte Twitter

    -          Widget de recherche permet d'avoir le flux de tous les tweets se rapportant à un mot-clé choisi. Par exemple, vous pouvez suivre tous les tweets qui parlent de « solidarité », que ce soient des tweets émis par les gens que vous suivez ou pas.

    -          Widget de favoris donne accès au flux des tweets que vous avez qualifié de favoris.

    -          Widget de listes permet de reprendre le flux d'une de vos listes.

    A vous de choisir le flux que vous voulez suivre.

    Prenons l'exemple du flux de votre profil. Cliquez tout simplement sur Widget de profil. Vous arrivez sur la page suivante :

    personnaliser%20son%20twitter.JPG

    La rubrique « Paramètres » ne renseigne que sur le nom de l'utilisateur du compte. Il est utile si vous voulez créer un widget des flux d'un autre compte Twitter que le vôtre.

    Vous pouvez alors choisir de personnaliser votre widget en cliquant dans un premier temps sur « Préférences ».


    twitter%20preferences.JPG

    -          « Sonder de nouveaux résultats » permet d'actualiser en temps réel.

    -          « Inclure la barre de défilement » insère un ascenseur pour pouvoir faire défiler les tweets.

    -          Réglage

    o   « Charger tous les tweets » permet d'afficher tous vos tweets dans le flux. Vous pouvez choisir le nombre de tweets que vous voulez voir apparaître.

    o   En cliquant sur « Charger à intervalle régulier », de nouveaux éléments apparaissent sur la page.


    twitter%20intervalles%20r%C3%A9gulier.JPG

    On vous demande alors si vous voulez que vous tweets apparaissent en boucle, à quel intervalle (en secondes) vous voulez les voir se charger, et combien de tweets à la fois, vous voulez voir apparaître ?

    Enfin, les 3 derniers éléments proposent d'afficher (ou non) votre avatar, l'horodatage (c'est-à-dire la date du tweet), et les hashtags.

    Pour modifier l'aspect de votre widget, cliquez sur « apparence ». Vous arrivez sur la page suivante :

    twitter%20apparence.JPG


    Vous pouvez personnaliser les couleurs de votre widget. Chaque élément est modifiable que ce soit l'arrière-plan widget ou le texte. Voir l'exemple ci-dessous :

    twitter%20apparence%20couleurs.JPG

    Enfin, la rubrique « Dimension » permet de mettre votre widget au format que vous souhaitez.

    twitter%20dimension.JPG

    Vos réglages sont finis. Vous pouvez cliquer sur « Tester ce réglage » pour voir le rendu. Si cela vous convient, vous pouvez cliquer sur « Terminer et récupérer le Code ». Vous obtenu le code qu'il vous faut copier pour aller le coller sur votre blog.

    twitter%20code.JPG

    2. Où copier votre code sur votre blog ?

    -          Rendez-vous dans le backoffice de votre blog, dans « Présentation » puis « Contenu des colonnes ».

    -          Allez en bas de la page et cliquez sur « Ajouter le code HTML/Javascript »

    Ajouter%20un%20%C3%A9l%C3%A9ment%20personnalis%C3%A9.JPG








    Une fenêtre s'ouvre.

    -          Renseignez le titre que vous voulez donner à votre widget puis dans la partie « Contenu de l'élément », copiez le code de votre widget Twitter.


    fenetre%20ajouter%20un%20widget%20Twitter.JPG


    -          Enregistrer l'élément.

    Puis choisissez d'ajouter dans la colonne de votre choix (à droite ou à gauche) l'élément Twitter.

    -          Mettre à jour ces informations.

    Votre Widget Twitter apparaît alors sur votre blog comme l'exemple ci dessous.


    delicious%20flux%20rss.JPG


    Vous êtes désormais un vrai pro du web 2.0 :-).

    11:31 Publié dans Conseils pour créer votre blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog, flux, flux rss, twitter |

    mercredi, 28 avril 2010

    Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif

    NTEN, le non profit technology network, Common knowledge et The Port réalisent chaque année une étude auprès des organisations sans but lucratif (OSBL) américaines sur le thème de leur utilisation des médias sociaux. La dernière version a été publiée en avril 2010 en anglais, voici ma sélection de quelques points clés de l'étude.


    A propos de la méthodologie


    Etude menée auprès de 1 173 professionels des OSBL, entre le 3 février et le 15 mars 2010.

    Deux groupes de questions ont été posées :

    1. Sur l'utilisation des sites sociaux commerciaux (Twitter, Facebook, LinkedIn...)
    2. Sur la construction et l'utilisation de sites sociaux développés par l'organisation sur son propre site web : les sites sociaux maison

    Les réponses émanent d'organisations de toutes tailles dans les secteurs suivants : Arts et culture, associations, éducations, environnement et protection des animaux, santé, services à la personne, organisations de solidarité internationale.

    Il s'agit de la seconde édition, ce qui permet des comparaisons et des remarques sur l'évolution des pratiques.


    Résultats de l'étude

    Les médias sociaux commerciaux

    • 86% des organisations consultées ont une présence sur Facebook. Contre 74% l'an passé.
    • 60% ont une présence sur Twitter, contre 43% en avril 2009.
    • LinkedIn et Yoube sont utilisés comme l'an passé par 48 et 33% des organisations
    • Myspace recule de 26 à 14%

    Les organisations internationales sont unanimes sur l'utilisation de Facebook : 97% l'utilisent

    • 46% des organisations indiquent que la collecte de fonds (fundraising) joue un rôle important dans leur choix de présence sur les médias sociaux, juste derrière le marketing de leur association.
    • 40% des organisations confirment avoir levé des fonds sur Facebook mais 78% d'entre elles ont levé une somme inférieure à 1 000$ dans les 12 derniers mois.
    • Facebook est la seule plateforme permettant à des organisations de lever plus de 10 000$ sur 12 mois.

    Les médias sociaux maison

    • 22% des organisations disent travailler sur un média social conçu sur le site de leur organisation. Ce chiffre était de 28% l'an passé.
    • Sur le marché américain des médias sociaux maison, les plateformes sur mesure représentent 22%, Drupal 12%, Ning représente 12% (mais Ning est actuellement en train de revoir son modèle économique gratuit...) et 5% pour The Port Networck.
    • Le recours aux médias sociaux maison suppose un effort financier et humain plus important, et plus de temps aussi.
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    Extrait de l'étude Non profit social network benchmark survey

     

    Les médias sociaux commerciaux les plus utilisés

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    Le rôle des médias sociaux commerciaux

    • 92.5% répondent qu'ils utilisent les médias sociaux pour faire du marketing traditionnel. A savoir promotion de la marque, des programmes, des événements et des services fournis.
    • 45.9% répondent que c'est pour faire de la collecte de fonds.
    • Et 34.5% pour distribuer leurs programmes et leurs reflexions.
    • Enfin 24.3% les utilisent pour faire des recherche sur leur marché.


    Ressources humaines allouées à l'animation des médias sociaux

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    • 48% des organisations indiquent qu'elles prévoient d'augmenter les ressources humaines allouées à cette activité.
    • 48% affirment souhaiter rester au même périmètre de ressources.
    • 4% des organisations vont diminuer les ressources allouées.
    • Les principales barrières à l'allocation de nouvelles ressources
      • La difficulté à évaluer le retour sur investissement de l'activité.
      • Le manque de pratique et d'entrainement des organisations.
    • Les départements communication et marketing sont les principaux responsables de l'animation des médias sociaux (plutôt le marketing pour les plus grandes organisations, plutôt la communication pour les plus petites).
    • Les principaux indicateurs suivis pour évaluer les résultats sont le nombre de visiteurs amenés sur le site et la taille de la communauté


    Les revenus générés à travers les médias sociaux commerciaux


    Les médias sociaux comemerciaux tiennent leur promesse en termes de traffic généré, mais pas en terme de collecte de fonds. 77% des organisations ont levé moins de 1000$ sur la seule plateforme qui permette à certains acteurs de lever plus de 10 000$ : Facebook.
    Un pourcentage qui mont à 88% pour Twitter.

    La taille des organisations n'est pas un facteur explicatif de la réussite ou de l'échec des levées de fonds sur les médias sociaux.

    Afin d'améliorer leurs pratiques, 30% des utilisateurs affirment avoir besoin de conseils et d'entrainement pour mieux travailler avec leurs publics sur les médias sociaux.

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    Pour obtenir l'étude complète (en anglais) rendez-vous sur le site de NTEN

    Quelques conseils pour débuter sur les sites sociaux - 05/05/2010

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    19:30 Publié dans Regards sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nonprofit, reseaux sociaux, facebook, twitter, ressources, budget, association, ong |

    mardi, 20 avril 2010

    Questionnaire de préparation de la présentation du 19 mai

    Plan de la présentation du 19 mai 2010

    Retour sur les réponses au questionnaire


    Questions réponses sur des mots clés & définitions


    Evolution des pratiques sur le web

    • Recherche et veille
    • Communication (publication et diffusion), écriture
    • Dialogue et interactions avec les acteurs de la solidarité internationale


    Typologie des nouveaux médias

    • Les forums & plateformes de conversation
    • Les blogs (Solidaires du monde)
    • Microblogging (Twitter)
    • Les réseaux sociaux (Facebook, Viadeo, LinkedIn, Ning)
    • Les communautés de contenu (Plateforme de partage photo et vidéo)
    • Les favoris sociaux (Netvibes, Delicious...)
    • Les wiki et les applications collaboratives (Google docs, Monde.org...)


    Présentation de cas pratiques

    • Campagne de dénonciation des pratiques d'une entreprise
    • Campagne de plaidoyer / sensibilisation
    • Mobilisation pour une personne
    • Mobilisation pour un événement


    Focus sur la collecte de fonds avec les médias sociaux

    • Principes et utilité
    • Les outils de collecte de fonds
    • Sélection de cas pratiques


    Vers une nouvelle demande / un nouveau rôle des internautes ?

    L'idée à traduire est celle d'une nouvelle répartition des  rôles entre association et public, nouvelle répartition qui prend en compte le fait que les internautes attendent plus d'informations et plus de relations avec les organisations qu'ils soutiennent.



    lundi, 12 avril 2010

    Les activités de l'équipe Solidaires du monde sur Internet

    Voici la liste des services Solidaires du monde que nous animons sur le web.

    En animant ces espaces nous mettons en valeur les publications de la plateforme mais plus nous serons nombreux à utiliser ces différents outils, plus nous nous enrichirons des connaissances des uns et des autres.

    • Service de partage de favoris sur le thème internet, solidarité et développement

    http://delicious.com/solidairesdumonde.org

    • Partage de photographies et de videos réalisées par l'équipe

    http://www.dailymotion.com/solidairesdumonde
    http://www.flickr.com/photos/37907639@N08/

    • Pages de veille sur les principaux blogs de la plateforme Solidaires du monde

    http://www.netvibes.com/solidairesdumonde

    • Page fan Solidaires du monde sur le réseau facebook (reprise des articles publiés sur les principaux blogs de la plateforme)

    http://www.facebook.com/solidaires.du.monde

    • Signalement et reprises d'articles intéressants de la plateforme Solidaires du monde et du web solidaire

    http://twitter.com/blogsolidaires
    http://twitter.com/8foisoui


    Blogs rédigés par l'équipe Solidaires du monde sur la plateforme :

    • Articles issus de notre veille sur internet, solidarité et développement :

    http://regardsurleweb.solidairesdumonde.org

    • Articles d'explications pour les utilisateurs :

    http://denousavous.solidairesdumonde.org

    • Articles de compte rendu d'événements auxquels nous assistons :

    http://evenementssolidarite.solidairesdumonde.org

    • Articles dédié aux objectifs du millénaire pour le développement :

    http://huitfoisoui.solidairesdumonde.org

    • 6 conférences sur le social businness, la microfinance et l'économie sociale :

    http://rencontresdebabyloan.solidairesdumonde.org

    • blog de témoignage des associations partenaires de Solidarité Sida :

    http://rencontresolidays.solidairesdumonde.org