mercredi, 13 mars 2013

Compte-rendu de la table ronde " Le Web : pour une éducation à la citoyenneté mondiale ? "

table ronde, solidarité internationale, web, internet, citoyenneté, ead-siLe lundi 25 février, Solidaires du Monde, la plateforme de l’Agence Française de Développement, a organisé  à la Maison des Métallos (Paris 11ème) une table ronde sur le thème “Le Web : pour une éducation à la citoyenneté mondiale”.

Ces moments d’échanges avaient pour objectif de réfléchir tous ensemble aux pratiques, enjeux et limites du Web comme vecteur d'engagement à la Solidarité Internationale.

 

 

Les interventions se sont décomposées en trois parties :

  • Cadre Général de l’EAD-SI et enjeux
  • Le web : un outil pour comprendre et s’informer ?
  • Le web : un outil pour s’engager ?

La table ronde s’est déroulée en présence de :

Près de 80 personnes étaient présentes, enrichissant les débats par leurs idées, réflexions et questionnements.

Retrouvez ci-après un compte-rendu des interventions des six débatteurs et du modérateur : compte-rendu de la table ronde.

Quelques photos de cette rencontre

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mardi, 19 février 2013

Table Ronde – Le Web : pour une éducation à la citoyenneté mondiale ?

solidarité internationale,web,internet,solidaires du mondeLe lundi 25 février 2013, Solidaires du Monde organise à la Maison des Métallos (Salle 2) à Paris (11ème) une table ronde sur le thème Le Web : pour une éducation à la citoyenneté mondiale ?

L’objet de cet événement est de réfléchir tous ensemble à l’influence du médium Web sur les pratiques d’Education au Développement et à la Solidarité Internationale (EAD-SI) et sur la sensibilisation à l’engagement des citoyens.

Un débat en présence de : 

  • Anne Kaboré, chargée de mission, Plateforme française d’éducation au développement et à la solidarité internationale  (EDUCASOL)
  • Patricia Bay, chargée de mission au sein de la Direction des Relations Extérieures et des Partenariats (RXP) - Division du Partenariat ONG
  • Archippe Yepmou, Président d’Internet sans Frontières
  • Jérôme Martin, blogueur sur Solidaires du Monde et animateur en Education au Développement et à la Solidarité Internationale
  • Pascal Jeanne, Chargé de mission Education au développement, CCFD Terre Solidaire
  • Astrid Blomart, Présidente d’Une option de plus, une association qui mène des actions de développement en Equateur
  • Modérateur : David Eloy, rédacteur en chef d’Altermondes

Pour vous inscrire : http://www.weezevent.com/le-web-pour-une-education-a-la-c...

Attention, il n’y aura pas de places pour tout le monde. Ne perdez donc pas une minute pour vous inscrire et veillez bien le jour J à vous munir de votre invitation.

A très bientôt,

Solidaires du Monde

mercredi, 01 juin 2011

Rencontre avec des associations parisiennes autour du web 2.0

CAP.jpgLe 18 mai dernier, l'équipe web de l'AFD présentait la plateforme Solidaires du Monde au Carrefour des Associations Parisiennes, avenue Daumesnil dans le 12e arrondissement.

Cette rencontre avec des représentants d'associations avait pour but de faire découvrir les outils que propose le portail Solidaires du Monde et d'inciter les responsables associatifs à développer leur présence sur internet. Après une introduction destinée à rappeler quelques chiffres et concepts généraux sur Internet et plus précisément le web 2.0, l'équipe a présenté les multiples apports dont les associations peuvent bénéficier.

Une démonstration de création de blog et de billet permettait aux personnes présentes de découvrir le processus en direct, démontrant ainsi la simplicité de l'outil. Grâce au blog, support de communication ludique et gratuit, les associations peuvent faire connaître leurs actions à un public plus large, recruter des bénévoles, glaner des informations sur les sujets qui les touchent, et bien d'autres choses !

Vous pouvez télécharger la présentation ou la regarder ici-même pour la découvrir ou la revoir !

 

16:42 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet, rencontre |

jeudi, 17 mars 2011

Internet, entre le Japon, la Cote d'Ivoire et la Libye.

En ces temps d'expression de citoyenneté et de liberté, de catastrophe naturelle et de catstarophe nucléaire, Internet est une fois de plus au centre des quatre coins du monde. Il ne s'agit pas de démontrer ici la force, l'influence et l'importance de l'outil, les faits d'actualité notamment tunisiens ou égyptiens, parlent d'eux-mêmes. Les blogueurs, simples internautes ont trouvé leur place pour s'exprimer et se faire entendre mais surtout contre-balancer les versions officielles et raconter au monde leur réalité (notamment sur Global Voices, Mondoblog de RFI et Les Observateurs de France 24). Faisons plutôt un point sur les URL à suivre que vous soyez plus intéressé par le Japon, la Cote d'Ivoire ou la Lybie.

 

Japon :

Qui mieux que Google pour diffuser des infos sur le web ? Et oui, le moteur de recherche se mobilise et se mobilise fort, comme il l'avait faitpour Haiti, via son blog : Googleblog. Il offre une douzaine de service, comme par exemple :
- Le Japan Person Finder pour retrouver des Japonais où se déclarer afin de rassurer ceux qui nous cherche
Google Crisis Response qui offre des informations, à qui faire des dons, quelles sont les dernieres news, videos, images, etc.
Picasa spécial Japon qui offre des photos du pays
- Une Google map sur le Japon, mais aussi une carte sur les centrales nucléaires  ou le trafic automobile de l'île.

Les Maps : d'autres sites que Google proposent des cartes plus ou moins en temps réel, comme Ushahidi, qui s'est penché sur Sinsai plus particulièrement et sur le Japon plus largement, ou encore OpenStreetMapBien sûr les informations se diffusent sur Twitter, avec les "#" suivants : #japon, #japan, #helpjapan, #nuclear, #tsunami, #Fukushima, #jpquake, #jisin, #jishin, #hinan, #eqJP, #prayforjapan, ainsi que des comptes pertinents comme @NNSANews Washington, D.C. (The National Nuclear Security Administration), ou des blogueurs comme @oohamazaki, @mitsu_1024, (ce qui n'a aucun intérêt si vous ne lisez pas le japonais), ou @mamachari, @shirafu (ce qui est beaucoup plus intéressant si vous parlez anglais). Ces comptes alimentent des pages japonaises spéciales. Twitter a mis égelement à disposition son blog japonais pour être cohérent dans les "#" choisis.

 Les dossiers des "Pure Player" consacrés au Japon en cliquant ici sur Rue 89 ou GlobalVoices.

  

Côte d'Ivoire :

Les évènements qui ne semblent que s'aggraver en Côte d'Ivoire sont également repris en masse sur la toile.

Voici des exemples de compte à suivre sur Twitter : @Sanders225, la liste @civ2011, @annagueye, @SenamBeheton, @jeanettemallet, @nnenna, @ekbensah, @Belligiani, @Darth_Sideous, @Sanders225, @DirectScoop, @yoroba, @LaurentGbagbo10, @AbidjanNews, @akendewa, @wonzomai, @diabymohamed ainsi que les #civ2010, #civ2011, #wonzomai, #civ, #ecowas, #cedeao. Lbillet de Edith Yah Brou sur l'Atelier des médias complète cette liste, elle propose en effet des comptes Twitter ivoirien par thématique.

Sur Facebook, devenez fan des pages Adosolutions, Adosolutions AdovictoireRHDP SolutionsLaurent GbagboVictoire pour Laurent GbagboSimone Ethivet Gbagbo

La carte de crise, Wonzomai, créée pour les élections présidentielles est toujours d'actualité. Le site utilise le concept d'Ushahidi, permettant de signaler  des évènements dénonciables et de les géolocaliser (par mail ou sms). Nous l'avions présenté au moment des élections dans cette note.

Voici par ailleurs quelques sites et blogs (officiels et officieux) à suivre, que vous ayez un partis pris ou non : Le site de Laurent Gbagbo, le blog de Claudus, le blog de Theophile Kouamouo, Avenue 225, le site Adoboysgirls, le site d'Abidjan, lsite du CIPJ, (Comité Ivoirien pour la Protection des Journalistes).

N'hésitez pas non plus à consulter lpage et le dossier Côte d'Ivoire des Obervateurs de France 24, le dossier spécial de Global Voices, mais de nomberux articles sont également à lire un peu partout comme "Comment les pro-gbagbo s'organisent sur le web" par l'Express ou le reportage photos "My country has two presidents". A noter que les blogs de l'Atelier des médias/RFI/Mondoblog sont particulièrement intéressants, notamment le Blog de Stéphane Goué, le Blog d'Israel Yoroba ou lpage de Suy Kahofi.

 

Libye :

En Libye, la situation n'est pas non plus réglée. A l'heure où est rédigée cette note, le colonel Khadhafi semble reprendre des villes tombées auparavant. Pour faire le bilan en temps réel, des crisis map sont déclinées : comme la Mapping Violence Against Pro-Democracy Protests in Libya permettant de visualiser les actions violentes contre les opposants au régime accompagné du témoignage et du compte Twitter respectif. Mais nous trouvons aussi la Libya Crisis Mapréalisée avec la performance Ushahidi, ou la carte interactive de The Gardian, diffudant en direct les comptes Twitter des journalistes, blogueurs et experts des pays du Moyen-Orient. 

Pour détourner la censure, les Anonymous ont créé l'Opération Lybie, afin de relayer un maximum de photos et de vidéos issues du pays (cette opération a déjà été expérimentée pour l'Egypte). Un compte Twitter est lié à cette opération : @oplybia ainsi qu'une page Facebook et un site s'y rapportant : Liveword Libya.

Rev11.info est une page de base minimaliste, régulièrement mise à jour indiquant les comptes fiables à suivre sur Twitter, les sites internet de référence et des conseils pour exporter des informations et supports médiatiques. On y trouve également une compilation des "#" à suivre pour chaque pays, notamment la Lybie : #feb17, #Libya, #Gadafi, #Gaddafi, #tripoli, #Libye, #kadhafi, #Benghazi, #Baida, #Misrata, #GaddafiCrimesVous pouvez suivre la liste de Global Voices Twitter List: Libya Unrest 2011, mais aussi celle de Mohamed ElGohary: Libya List ou encore celle de Dima Khatib: Libya #Feb17.

N'hésitez pas à lire cet article La fièvre de la cyberdissidence à l'assaut du régime de Kadhafi disponible dans le dossier spécial Lybie de France 24.

 

Pour ces trois situations, bien que différentes, Internet permet l'utilisation du temps réel (la crisis map), la diffusion d'informations formelles (comptes officiels) et citoyennes (blogs plus ou moins activistes), un effet d'entrainement et de rassemblement (micro-blogging), le partage de la réalité visualisée (video, image, audio),  le détournement de tout risque de censure ou de mensonge (inter)national (Speak2Tweet par exemple, mis en place par Google et Twitter permettant d'émettre des tweets audio sur boite vocale). Tout pour répondre par l'affirmative à la question psoée par Rue89 dans son excellent article: "Après la Tunisie, Internet sert-il à faire la révolution ?"

18:02 Publié dans Regards sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet, revolution, reseau social, japon, côte d'ivoire, libye |

mercredi, 23 février 2011

3e session de la formation "Internet au service des associations"

Pour la troisième session consécutive, Internet Sans Frontières s'est associé à Claire Ulrich de Global Voices et la plateforme de blogs Solidaires du monde, pour une formation personnalisée sur les médias sociaux. Réunies dans les locaux de l'AFD les 27 et 28 janvier derniers, les associations présentes ont une fois de plus  pu découvrir les techniques du web 2.0 ou améliorer leurs connaissances dans la perspective « d'utiliser Internet au service de la solidarité internationale »...

 

Les associations présentes :

CM98, CCFD-Terres Solidaires, Inter-Réseaux et le CFSI ont été accueillies pour cette formation. Avant d'en dévoiler un peu plus sur son contenu, penchons-nous un peu sur ces associations...

CM98 est une association tournée vers la généalogie et les problématiques identitaires et mémorielles des Antillais, des Guyanais et des Réunionnais. La question identitaire se pose notamment dans un rapport à la descendance esclave de ces régions. Le CM98 lutte ainsi contre les discriminations et la réhabilitation de la mémoire des esclaves. En attendant le blog Solidaires du monde, vous pouvez retrouver l'association CM98 sur son site mais aussi et surtout sur son tout nouveau compte Twitter !

Le CCFD-Terres Solidaires était aussi parmi nous ! Il s'agit  d'une des plus importantes associations françaises de développement œuvrant en France et dans les pays en développement. Mais l'ONG fait aussi du local, notamment pour toucher les jeunes et adolescents avec, par exemple, le programme pédagogique « Bouge ta planète ». L'association est déjà bien présente sur la toile, avec un site, une page Facebook, un compte Twitter, ainsi que sur le site et la page facebook Bouge Ta Planète.  Des actions ponctuelles sont également articulées autours de cet écosystème comme la campagne « Aidons l'argent », qui a son site, son compte Dailymotion et sa page Facebook ou le blog des jeunes adultes du CCFD.

Inter-Réseaux Développement Rural se définit comme un lieu de débats et d'échanges d'expériences sur le développement rural menés au sein d'un réseau d'acteurs en particulier en Afrique du Sud, Burundi, Burkina Faso, Bénin, Côte d'Ivoire, Togo et Inde. Vous pouvez en savoir plus sur le site d'Inter-Réseaux et son compte Twitter !

Enfin, le CFSI est une association qui œuvre pour le développement, les droits de l'homme, l'économie sociale et solidaire, la nutrition et la sécurité alimentaire ainsi que l'éducation au développement. Tout un programme ! Le CFSI est présent sur la toile au travers de son site.

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Qu'attendaient les associations de cette formation sur Internet ? :

Le but des participants à cette formation ? Connaître et apprendre à maîtriser des outils peu ou pas utilisés dans leur démarche de communication ! Parmi leurs besoins, dans une perspective d'une communication de qualité et une meilleure visibilité : optimiser la diffusion de l'information, apporter une plus-value aux acteurs principaux, aux partenaires et aux membres du réseau, améliorer la promotion des actions, avant, pendant et après,...

Miroir d'une époque qui se veut collaboratif, les participants souhaitent rendre plus participatif et vivant leur support numérique, mais aussi plus moderne, dynamique, propre à l'échange et le partage des avis de tous.

Certains ont également souhaité aborder les techniques, programmes et logiciels de veille et les outils et méthodes de recherche documentaire, afin d'améliorer la pertinence des recherches et l'approfondissement de connaissances.

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Des associations finalement sous le charme du web 2.0 :

Durant deux jours, Claire Ulrich a mis sont savoir au service de la solidarité. Accompagnés de l'équipe de Solidaires du monde, les participants ont pu apprécier plusieurs approches du web, de la technique certes, mais aussi une dimension citoyenne dépassant celle de communication. Entre anecdotes et une actualité brûlante, la formation a un peu bouleversé l'auditoire !

L'outil phare a été sans débat Twitter, qui a fait l'unanimité, que ce soit pour ses fonctionnalités de veille, de médiatisation des activités des associations ou d'animation de communautés. Claire a proposé un temps pédagogique théorique et pratique avant de proposer à chaque participant la création d'un binôme avec un compte Twitter de sa connaissance à l'étranger : la formule typiquement scolaire des correspondants !

Inter-Réseaux a donc un nouveau follower de la région de Yakoutie et l'association de banlieue a quand à elle découvert le compte Twitter d'une association de skateurs de Kaboul !

Un autre moment particulièrement fort de cette édition fut la veille en direct de l'actualité. De façon extrêmement concrète, les participants on pu apprécier la recherche des # (hashtags) propres à la crise égyptienne (#25jan) ou de la crise tunisienne (#sidibouziz), créés spontanément par des utilisateurs Twitter. Il a ainsi été possible  de suivre l'évolution des manifestions et d'étudier une situation de détournement de censure par Twitter en temps réel. Ce glissement vers le cyberactivisme ou du moins de l'expression d'une citoyenneté révélée sur la toile a permis de comprendre réellement l'impact et les possibilités qu'Internet nous offre aujourd'hui.

En plus de l'expérimentation de Twitter, d'autres outils collaboratifs comme PiratePad, TypeWithMe, les bibliothèques de stockage avec l'incontournable Flick'r on été présentés, ainsi que et toute la législation qui y est liée. Facebook n'a bien entendu pas été oublié ;d'ailleurs n'hésitez pas à jeter un coup d'œil au groupe FB dédié à la formation qui sert d'exemple, ouvert volontairement à tous. Enfin les internautes ont pu faire le panorama des plateformes de blogs et apprécier celle de Solidaires du monde !

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Quelques démonstrations, fous-rires, et pratique d'outils plus tard, voici leurs réactions...

« C'était passionnant et extrêmement riche, dense, concret car on ne fait que de la mise en pratique. Je suis ravie de ces deux jours avec un groupe fort sympathique ! Twitter n'a plus de secret pour moi, j'ai essayé toute seule pendant deux ans, ce n'était pas possible, et là c'est la victoire de ces deux jours !! J'ai également compris pourquoi personne ne vient sur mon blog, et c'est un grand pas de franchi ! Au-delà des outils, il y aussi beaucoup de fond, le fait d'être en groupe permet de connaître un peu plus sur les associations des autres et des thématiques divers et variées ! Cela va et m'a déjà aidé car j'ai pu faire plein de changements en direct. Je vais pouvoir me servir des nouveaux outils que j'ai découvert mais également à mieux utiliser les outils que je connaissais déjà, que j'exploitais mal ou à 5 ou 10 % » nous explique Océane.

Marie-Claude complète ces propos, ravie elle-aussi de la formation :

«  La formation était très amical, conviviale. J'ai appris Twitter et à créer un blog, mais je tâtonne ! Je dois m'expérimenter, faire mes devoirs et je vais m'aider de Solidaires du monde. Je ferai d'abord un blog brouillon, en m'aidant de l'équipe et puis après je ferai pour de bon ! J'ai beaucoup appris, c'était très dense, il y a beaucoup d'informations à intégrer. Cela va me servir à titre personnel et professionnel ! »

Nous vous attendons nombreux pour la prochaine session les 28 et 29 avril prochains!

mardi, 05 octobre 2010

Utiliser Internet au service de la solidarité Internationale

Avec le soutien de l'Agence Française de Développement et l'intervention de Claire Ulrich de Global Voices France, Internet Sans Frontière propose tout au long de l'année une formation à destination des acteurs de la solidarité, et plus particulièrement  ceux qui partent sur le terrain. Solidaires du monde est partenaire de l'initiative et a assisté à la première session, qui avait lieu à l'AFD, jeudi 23 et vendredi 24 septembre derniers.


Qui est Claire Ulrich ?

Claire partage son savoir et ses compétences professionnelles sur l'utilisation d'Internet. Elle dirige la déclinaison France de Global Voices, un réseau mondial de blogueurs qui sélectionnent, traduisent et publient des revues de blogs en 18 langues. Claire travaille également avec Ushahidi, site de partage d'informations cartographiées en situation de crise. Journaliste pour Le Monde 2, Claire est la protagoniste de « Toujours pas sage », blog de formation à Internet pour les populations qui ne connaissent pas le web ou qui n'ont pas les éléments contextuels pour favoriser son utilisation (électricité, infrastructure, connexion etc.)

La formation menée d'une main de maître est ouverte à une douzaine d'acteurs par session, afin de permettre une personnalisation selon les besoins de chacun et faciliter les échanges entre participants. Pour ce baptême, nous avons accueillis : le Secours Islamique France, le Secours Islamique Europe, ONG Défi et GVEP International. Les problématiques et les lieux d'actions (donc les moyens) sont variés, mais l'importance pour Claire Ulrich est de « Créer du contenu où l'humain est au cœur », qu'il soit donateur, bénéficiaire, bénévole, etc. Tout un programme...

La formation s'est étendue sur deux jours. Deux jours pour faire le panorama des outils indispensables pour s'exprimer, agir, communiquer et partager sur la toile. Il s'agit avant tout de connaitre les trucs et astuces, les sites indispensables plus que de les maîtriser en fin de formation. En effet, pour inclure un outil web 2.0 dans sa stratégie, il faut avant tout le connaître, l'expérimenter, le tester, et compléter sa culture Internet. C'est en cet angle que s'est déroulée la formation.

 

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1. L'importance des outils :

Claire Ulrich a donc présenté tout d'abord les bases : Internet permet de communiquer, veiller, échanger et partager. Nous vous donnons ici, un exemple parmi tous ceux qu'elle a cité. Pour tous les connaître, la prochaine formation aura lieu le 25 et 26 novembre, inscrivez-vous ici !

Communiquer : Facebook est aujourd'hui incontournable. Les participants ont pu comprendre les enjeux, avantages, de posséder une page fan, où un groupe a son identité, comment insérer un widget "like" sur un contenu, etc.

Veiller : L'aspect technique a aussi été abordé, avec l'explication des flux RSS et les outils pour les utiliser, comme google reader par exemple. Rappelons que les flux RSS permettent de filtrer les contenus lourds, types vidéos ou photos, ce qui est pratique en situation de bas débit.

Echanger : L'utilisation d'iethernet par exemple offre un chat collaboratif simple, facile et accessible en bas débit.

Partage : Pour partager ses photos ou illustrer son contenu d'images, Claire Ulrich recommande Flick'r, et a insisté sur les réflexes à avoir en mettant en garde la copie où les conditions sont propres à chaque photographe (légende obligatoire ou non, principe de paternité, recherche dans le site, législation différente dans chaque pays, etc...). Il en va de même pour d'autres plateformes vidéo comme Dailymotion, ou TED (qui inclut les sous-titres aux vidéos) par exemple. En effet, il ne faut jamais penser que seuls des internautes de même langue que nous, nous lisent... Il est donc indispensable de proposer au moins l'anglais. Google Translate est un outil permettant de traduire. Certaines ONG proposent aussi une page fan FB en original et une en anglais, comme le site syrien Sarcyouth.org.

Tout en Un: Certains outils permettent de communiquer, veiller, échanger et partager dans le même temps, comme Twitter par exemple. Des possibilités existent aussi pour les lier entre eux (automatisation de médiatisation de contenu de l'un vers l'autre), comme Twitterfeed ou gérer sur une seule interface plusieurs comptes Twitter avec l'outil Hootsuite par exemple.

Bloguer : La création du blog de la formation sur Solidaires du monde a également permis d'apprivoiser un autre espace et un autre format que le site-vitrine ou le site institutionnel des associations.

Un temps d'atelier a été précieusement rentabilisé par les essais et expérimentations des participants !

 

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2. La culture d'Internet :

Claire Ulrich a également partagé une liste de liens, selon les thématiques de chaque participant, car quelques sites, plateformes ou blogs Internet sont à connaître, pour veiller, s'instruire, prendre part à la discussion ou tout simplement s'en inspirer. Notons comme exemple Talkmarocco, très connu au Maroc, ou plus spécifiquement destiné aux associations, la revue de presse humanitaire Irin. Pour les associations oeuvrant en Afrique, il peut être intéressant de découvrir cet agrégateur de blogs africain Afrigator par exemple.

Par ailleurs, une des préoccupations des associations est aussi la plus pragmatique : la recherche de fonds. Le site d'Ulule propose d'apporter des réponses par le principe de crowdfunding ou Kiva par le micro-crédit. D'autres pistes sont proposées comme sur le site Globalgiving par exemple.

 

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3. En situation de crise :

Pour communiquer sur Internet lorsque le cadre ne s'y prête pas, que le ce soit en termes de tensions politiques internes ou externes au pays, ou d'un point de vue logistique, il ne faut pas hésitez à faciliter la lecture de l'internaute. Pour ceci, certain propose une version "low graphics" de leur site, celui-ci s'allège en supprimant tout contenus lourds (vidéos, photos, graphiques..) L'association GVEP possède d'ailleurs cette option sur son site.

Dans le cas où la démonstration par un média est indispensable, il est recommandé de proposer des photos en résolution minimum, de petites tailles, et que les vidéos ne dépassent pas les 5 minutes. En effet le temps en face à face, en audio ou en vidéo n'est pas le même. Un site proposant une vidéo dépassant les 5 minutes risque de perdre du lectorat, qui « décroche » ou tout simplement parce que le débit ne permet pas de charger une durée si longue.

L'utilisation de la cartographie est également en plein boum dans les situations de crise. En effet, les populations vivant un moment délicat ont tendance à prévenir et demander de l'aide à leur diaspora, plus que leurs propres voisins. Ainsi le principe de « Crisismapper » se développe progressivement. Il s'agit de créer sa propre carte, ou de compléter celle d'un autre, gratuitement, d'y noter les informations et la partager. Ce concept se développe afin d'être accessible sur tous supports, Internet, Iphone, téléphone, sms... Ushahidi en est le spécialiste. Google permet d'en créer avec facilité par son Google Map, ce qu'utilise par exemple Global Voices pour localiser ses traducteurs.

Sans parler de crise, mais du moins de distance, il est à noter les possibilités de partage un direct malgré les kilomètres. Le « liveblogging » répond à cette attente, et permet de faire profiter d'une conférence en direct et à distance par exemple. L'outil Coveritlive a été l'illustration de la séance et testée sur le blog de la formation, mais il en existe plusieurs autres.

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Cette note n'est qu'une fenêtre des possibilités qu'offre cette formation. Vous y trouverez également les outils pour analyser les statistiques de votre site, les liens utiles pour créer une manifestation, insérer soi-même des sous-titres à une vidéo, enregistrer une conversation téléphonique pour en réaliser une interview, créer une pétition en ligne, installer des widgets, automatiser une veille, connaitre le simulateur pour voir un site en basse connexion, identifier votre communauté et votre diaspora numérique, connaître les informations Paypal pour les ONG, participer à des concours spécifiques aux associations... Une liste complète d'une vingtaine d'outils et d'une cinquantaine de liens, selon vos propres problématiques vous sera remise en fin de formation, donc n'hésitez pas !!


Pour vous inscrire à la prochaine session, le 24 et le 25 novembre

rendez-vous sur le site Internet Sans Frontières,

ou contactez Céline Hountomey à celine.hountomey@internetsansfrontieres.com

Venez nombreux !

 

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La vidéo "teasing" de la formation sera bientôt en ligne !

Découvrez le détail de l' Emploi du temps de la formation

Je vous invite à lire le compte rendu du Crisiscamp le 1er octobre à la Cantine Numérique, à Paris, qui a abordé l'utilisation des nouveaux médias en situation de crise

Découvrez Ushahidi

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lundi, 04 octobre 2010

Les CrisisCamp : l'avénement du bénévolat 2.0

Les technologies de communication en réseau et les outils numériques permettent à ceux qui le souhaitent de coproduire des outils d'information de manière spontanée, aidant ainsi les organisations engagées sur le terrain à la suite de crises majeures.

Une réflexion sur cette nouvelle forme de bénévolat a été menée à Paris à la Cantine, lors de CrisisCamp, réunions de refléxions sur l'apport d'internet dans les situations d'urgence. L'occasion de rencontrer des acteurs qui souhaitent s'appuyer et participer à ce phénomène.

Qu'est ce qu'un CrisisCamp ?

Le mot est né du rapprochement entre la notion de barcamp, une réunion de blogueurs, et le mot crise. Mais alors qu'est ce qu'un barcamp ?

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Slide 3 de la présentation Social Innovation Barcamp
également organisé à la Cantine, en juin 2010


Un peu d'histoire des temps présents

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Les CrisisCamp sont nés spontanément suite à des catastrophes naturelles (Ouragan Katrina aux USA et tremblement de terre en Haiti). D'abord nord américain, le mouvement s'est développé dans de nombreux pays, réunissant spécialistes des NTIC et personnes de bonne volonté, autour du partage de données en temps de crise.

A chaque fois, l'objectif de ces CrisisCamp est de mobiliser les savoir faire autour de l'informatique et des technologies de communication en réseau (cartogaphie, traduction, communication, mise en relation) pour aider ceux qui en ont besoin.


Exemples de productions issues des CrisisCamp

Par exemple, suite à la catastrophe en Haiti, une communauté de 700 personnes a mis 8 jours pour
cartographier Port au Prince avec l'outil Open Street Map. Permettant aux opérationnels sur le terrain de disposer d'une carte mise à jour suite au tremblement de terre.

Un autre exemple, le développement d'une application qui permet aux personnels sur le terrain de disposer d'un dictionnaire anglais/créole sur leur mobile.

Les CrisisCamp, et le relai qu’ils apportent à ceux qui agissent sur le terrain, permettent plus d’efficacité dans l’action. Mais ils nécessitent aussi d’être coordonnés et synchronisés avec les besoins du terrain. D’où l’importance de plateformes comme Ushahidi qui connectent et communiquent les besoins à ceux qui peuvent y répondre. Autant de nouvelles pratiques qui entrainent une certaine reconfiguration de l’organisation des différents acteurs impliqués.

Des DiscussionCamp


Pour batir des communautés sans attendre l'avénement des crises, les CrisisCamp organisent régulièrement des discussions entre des porteurs de projets et ceux qui souhaitent en savoir plus sur l'utilisation des NTIC en situation d'urgence. Au coeur de l'organisation de tout cela, il y a le mouvement des
CrisisCommons créé par deux américains : Heather Blanchard and Noel Dickover. Ils avaient tous les deux fait le déplacement pour le second CrisisCamp organisé à Paris, à la Cantine, le vendredi 1er octobre.

Ce que ce mouvement traduit


Tout cela fournit un exemple éloquent de la capacité des réseaux de communication à faciliter la réunion et l'organisation de communautés partageant un intérêt et une volonté de mettre leurs compétences au service des autres quand une urgence se manifeste.

Et plus important peut être, le mouvement des CrisisCamp traduit l'avénement d'une nouvelle forme de bénévolat sur lequel les organisations internationales peuvent s'appuyer. En effet, la réponse à une situation d'urgence dépend de l'efficacité des communications et des ressources disponibles. Il y a les ressources sur place, les bases arrières des organisations, il y aura maintenant ces bénévoles branchés sur leur ordinateurs prêt à donner leurs temps et leur savoir pour rendre service et appuyer les organisations sur le terrain.

Un premier CrisisCamp avait eu lieu à Paris en avril 2010 la cantine. Voici la vidéo que Dilara et Benoit en ont tiré.


Et pour en savoir plus vous pouvez également écouter cette émission de l'Atelier des médias de RFI dédiée à ce premier événement : les Crisis Camps et l'apport des Nouvelles Technologies aux situations de crise.

Episode 2


Le 2ème CrisisCamp Paris s'est tenu le 1er octobre en
présence de cartographes, d'éditeurs de médias en ligne, de membres d'ONG, de consultants en communication, d'enseignants chercheurs, d'étudiants, de webreporters et de développeurs.

Vous pouvez consulter la note détaillant les projets présentés pendant cette rencontre (Solidar'IT, Ushahidi et le maptivism, Open Street Map, Missing et le logiciel Sygmah).

 

jeudi, 17 juin 2010

Associations, ONG et adaptation au social media

J'ai rédigé cet article suite à la publication de l'article Associations, grandes causes, ONG : quelles relations avec les blogs et les blogueurs? sur le blog Influence Ethique, dont je félicite l'auteur - @_Aurelia - pour son travail et dont je vous recommande la lecture.


Associations, ONG et participation aux sites sociaux

Beaucoup d'associations et ONG se posent la question de leur présence sur des sites sociaux, sites dont les deux fondamentaux sont la relation et le contenu, qui permet à cette relation de se tisser.

Beaucoup d'entre elles sont sur Facebook, Youtube/Dailymotion ou Twitter, car les audiences se sont déplacées vers ces sites, moins nombreuses sont celles qui alimentent régulièrement un blog.

Je dirais qu'une "présence" est facile à assurer et immédiatement observable alors qu'un blog exige un travail dans le temps (donc des ressources) qui peut faire peur ou être sous estimé.

Pourtant, le blog (et les vidéos) est une matrice de l'alimentation et de l'interaction avec ces sites sociaux, je m'explique :

  • Chaque note du blog peut faire l'objet d'une reprise sur Twitter et Facebook
  • Facebook peut être présenté et Twitter peut être repris en élément de colonne du blog
  • Les vidéos publiées sur Youtube peuvent être embarquées dans des notes de blogs et enrichies d'éléments supplémentaires


Utilité du blog dans l'écosystème numérique

Il est donc plus difficile d'assurer sa présence sur les sites sociaux sans rédiger un blog !

  • Cela tient d'une part aux habitudes des internautes. Les jeunes en particulier s'attendent de plus en plus (et sont plus attentifs) à une communication personnalisée, "désinstitutionnalisée" et régulièrement mise à jour. Et pour cela, le blog est idéal.
  • Cela tient d'autre part à une raison technique :  le flux RSS, qui permet d'interconnecter les flux de ces sites sociaux.


Sans blog, mais avec une présence sur Facebook et Twitter, il est toujours possible de médiatiser les vidéos produites (et il faut saluer ici l'effort fait par de nombreuses associations pour se mettre à de la production vidéo), les articles d'actualités, les communiqués de presse ou encore les événements organisés par l'association (pour ce dernier point, le géo référencement est fondamental). Mais avec un blog, il faut reformuler ou remixer ces contenus, ne pas hésiter à en parler plusieurs fois, à les réagencer et à s'approprier les pratiques de la culture web présentées par Lawrence Lessig dans ces interventions vidéos (voir liens dans Pour aller plus loin).

Point avantageux : la plupart des associations et ONG sont productrices de contenu et ont des choses à dire, des témoignages à mettre en valeur, des expériences à partager. Et il y a une évolution de la demande de ces contenus par les publics de ces organisations sur internet. Aux associations de faire leurs évolutions internes. En prenant bien garde de faire dialoguer les jeunes (sensibles et facilement à l'aise avec ces outils) et les plus âgés (expérimentés, porteurs de points de vues riches, mais souvent dédiés à d'autres tâches jugées, pour l'instant, plus fondamentales).

Comme le rappelle Aurélia dans son article, la présence sur les sites sociaux et l'adaptation (ou la production exclusive) du contenu prennent du temps. La première remarque des associations est souvent que leurs services de communication (quand elles en ont) sont déjà dédiés à un certain nombre de tâches et n'ont pas toujours les connaissances (ou le temps d'apprendre) pour animer efficacement ces espaces.

L'Etude Nten sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif nord-américaines, montre qu'elles dédient des mi-temps, voir des plein temps à cette activité. C'est donc une adaptation en terme de ressources à gérer du côté des associations.


Côté économie

Les publics vers lesquels les associations se tournent sont souvent agés.

Le fait est que 80% des donateurs en France ont plus de 60 ans (source : introduction d'Olivier Fleckinger, co-fondateur d'Aider Donner dans la vidéo présentée ci-dessous dans Pour aller plus loin). C'est vrai, il y a le street marketing, qui s'adresse à des personnes plus jeunes, actives, urbaines, le travail étant réalisé par des étudiants. Mais il est réservé aux grandes ONG déja connues, celles qui par ailleurs, disposent déja des droits d'entrée (offerts) dans les agences de publicité.

Restent les petites associations, celles qui ont des difficultés à se financer. C'est de là, à mon sens, que l'innovation viendra.
Remarque confirmée par le fait que sur la plateforme de blogs Solidaires du monde, ce sont surtout de petites associations qui créent leurs blogs, et c'est souvent leur unique présence sur le web, notamment quand elles sont installées en Afrique, sans représentation sur les marchés où l'essentiel des dons de particuliers se fait, soit d'Europe et d'Amérique du nord.

En effet, je me demande si, comme ce qui se passe dans l'univers des médias, nous ne sommes pas dans un moment de transition, un moment qui va voir l'emergence d'organisation en réseaux, avec des structures de coûts différentes de celles que nous connaissons. Pour l'instant en tout cas, l'exigence de performance de la culture marketing (qui est entrée dans les associations, les grandes en particulier) n'est pas satisfaite par les actions sur les sites sociaux. Mais il manque un historique et du recul pour juger de ces opérations et l'étude Nten citée précédement montre le développement de la levée de fonds en ligne. Or celle-ci s'articule autour d'un renouvellement des dispositifs de communication, mais surtout des dispositifs relationnels, de ces organisations.


Kiva.org

Je pense à Kiva par exemple. Cette organisation lève des fonds au Nord et finance des institutions de micro-crédit au sud. Ce n'est pas le même métier que les ONG et associations. Mais voila pourquoi j'en parle : ils ont recours au crowdsourcing, ou approvisionnement par la foule (qui n'est pas très heureux je vous l'accorde). Le crowdsourcing consiste à faire faire par des tiers extérieurs des tâches qui servent l'organisation. Le volontariat est une forme de crowdsourcing. La problématique aujourd'hui pour les associations est de trouver UN MODELE POUR LE VOLONTARIAT EN LIGNE. Pourtant, force est de constater qu'une partie du web 2.0 est fondé sur le don de temps et de connaissances !

Ainsi, comment créer des dispositifs sur internet qui permettent à la solidarité, à l'entraide, au partage, à la répartition des tâches de s'effectuer au profit de la communication, de la notoriété et de l'efficacité des organisations du secteur de la solidarité ?


Les outils sont là ! Il faut les utiliser pour faire grandir l'outillage numérique solidaire.

Pour revenir à Kiva :

  • Ils ont un programme intitulé Kiva fellows, grâce auquel il collecte du contenu par l'intermédiaire de volontaires, qui partent sur le terrain et leur rapportent photos, vidéos, articles de témoignages, d'expériences personnelles, sur les projets financés par les prêteurs sur Kiva ;
  • Ils ont également eu recours à leur communauté pour faire traduire leur portail en différentes langues (comme Facebook d'ailleurs, ce qui pose une question éthique concernant le recours d'organisations fortes riches, au travail bénévole de leurs communautés, sur lesquelles elles assoient déja leurs profits. Laissons cela, car ça m'énerve).


Là je pense aux associations de parrainage et je me dis que j'ai déja rencontré des parrains qui visitaient sur le terrain les enfants dont ils finançaient l'accès à l'éducation. Je crois que ces parrains seraient ravis de trouver un espace leur permettant de publier leur témoignage sur le site de World Vision ou d'Aide et Action.



Dernier point : la veille

Le grand point de départ du web social est la veille : l'écoute d'abord, la participation ensuite.

Quelle veille ? La veille sur les citations des associations (qui parle de moi?), la veille sur les thématiques et les programmes de travail (qui parle des thèmes de mes activités ?), la veille sur les espaces sur lesquels les publics de ces organisations lisent ou prennent la parole : les blogs, les forums, les sites médias, les portails de partage vidéos et photos, les wikis, les sites de partage de favoris comme Delicious, les Twitter, Facebook, Ning, Skyblog...

Cette veille ne nécessite pas d'outil payant. Les flux RSS la rendent facile et rapide. Des agrégateurs comme Netvibes, les alertes Google, les recherches régulières sur les sites sociaux doivent être utilisés pour savoir où les associations peuvent prendre la parole, répondre, enrichir la conversation.

Un exemple, non exhaustif, de veille sur Action contre la Faim :

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Pour accéder à cette page de démonstration : http://www.netvibes.com/thomscotch_veille#Liens_delicious

 

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Dans l'introduction de cette vidéo, Olivier Fleckinger, co-fondateur d'Aider Donner, donne plusieurs chiffres et éléments sur le financement des associations et son articulation avec l'utilisation d'internet par les acteurs caritatifs :

 

Lawrence Lessig sur la culture du remix sur internet (sous titre français disponibles) :

 

Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif

Présentation : le web au service des acteurs de la solidarité (voir la seconde présentation)

Quelques conseils aux associations pour débuter sur les sites sociaux

10 tactiques pour transformer l'information en action

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vendredi, 11 juin 2010

Solidaires du monde court pour Solidarité Sida

Solidaires du monde est devenu un héros le temps d'une course ! Oui, oui, nous avons participé à la première édition de la Course des Héros, organisé le 6 juin dernier sur l'Ile Monsieur.

Le principe est simple : réunir 300 € minimum, choisir une association qui en sera bénéficiaire et courir 6 km ! L'objectif : collecter 1 millions d'euros, répartis entre la quarantaine d'associations présentes. Défi trop tentant pour Solidaires du monde, qui a joué le jeu en collectant 350 € pour le Fonds Solidarité Sida Afrique de Solidarité Sida, et en courant les 6 km en 40 minutes ! Pari relevé !


La Course des Héros ?course_des_h%C3%A9ros_barometre_des_dons.JPG

L'initiative est portée par Aiderdonner, site Internet de collecte de dons. S'inspirant de courses solidaires, telles La Parisienne contre le cancer du sein, ou le Challenge Solidaire mis en place lors du marathon de Paris-Versailles, le nouveau concept proposé est organisé pour toucher un maximum d'associations.

Ici pas de concurrence entre elles, ni de compétition entre coureurs mais simplement un défi personnel mêlé à une cause librement choisie. Chaque participant créée une page personnelle en ligne, invitant les internautes à donner, pour atteindre son objectif.

Précisons que les internautes peuvent toujours effectuer un don, quand bien même la course passée, il suffit de se rendre sur le site et de choisir l'association de son choix.

 

course_des_h%C3%A9ros_2010_%C3%A9quipe_solidairt%C3%A9_sida.JPGAccessible au grand public, deux parcours de 6 km sont proposés, un simple sur terrain plat et un difficile en dénivelé.

Chaque coureur se voit attribué en plus de son dossard un tee-shirt propre à son association. L'esprit d'équipe est largement favorisé, la tenue permet tout d'abord de se rassembler et de se rencontrer. Durant l'épreuve, chacun court à son rythme, sans limitation de temps, la première ligne d'arrivée est individuelle, mais il y a aussi une seconde ligne d'arrivée où l'équipe au complet passe, tous ensemble.

Les membres de l'équipe ont tendance à s'encourager et à se soutenir durant l'effort et doivent ainsi s'attendre pour confirmer leur arrivée finale. Un bel état d'esprit, lourd de valeurs.

 

La première édition : un franc succès

Pour cette première édition, la course a rassemblé un peu moins de 50 associations et environ 600 coureurs !!! Solidarité course_des_h%C3%A9ros_2010_le_gladiateur_de_solidarit%C3%A9_sida.JPGSida a pu compter sur une équipe de feu, de huit coureurs, dont deux déguisés en gladiateur (oui, oui, un gladiateur) et en poussin (oui, oui en poussin), ainsi que du dossard 373 de Solidaires du monde. Le premier a tenu le parcours en une vongtaine de minutes et la dernière en 49 minutes, une belle performance !

Essentiellement composée de bénévoles, mais aussi de simples partisans, l'association a ainsi bénéficiée d'un don d'environ 5 200 € ! Au total, le million visé n'est pas atteint, mais la coquette somme de 300 000 € est malgré tout un beau résultat.course_des_h%C3%A9ros_2010_arriv%C3%A9e_%C3%A9quipe_solidairt%C3%A9_sida.JPG

En plus de l'effort physique, il fut agréable de voir, vivre, sentir, la solidarité naturelle des participants, l'entraide, la gaieté collective, une ambiance de feu, encouragée par une mobilisation logistique au rendez-vous. Par-dessus-tout la fierté en bout de course et le sentiment de se dépasser, de lutter contre soi-même et avec soi-même, symboliquement, physiquement et personnellement pour la bonne cause. Entre cours d'échauffement avant, boostage de motivation au départ, encouragements pendant, cours d'étirements après, la musique et l'odeur des merguez, difficile de ne pas être pris d'enthousiasme pour cette initiative.

 

La mayonnaise entre sport, défi, joie, solidarité, complicité, loin des guerres de collectes entre grandes causes a complètement prise.On a presque envie de se remettre au footing...

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logoSS.jpgSolidarité Sida milite pour informer et prévenir les jeunes des risques liés à la sexualité et apporter son soutien aux associations de terrain en France et à l'international. En 2006, l'association a créé le Fonds Solidarité Sida Afrique pour apporter un soutien spécifique à ce continent ravagé par l'épidémie qui compte 22,5 millions de personnes infectées.

Retrouvez le blog de Aiderdonner : Générosité 2.0

Retrouvez les moments forts de la course en photos sur la page FB de La Course des Héros

Retrouvez le reportage de la Course des Héros réalisé par Radio Solidaire

Témoignages: les 10 raisons de courir :
1.
« Parce que cette course m'a paru l'occasion rêvée pour une première étape d'engagement, dans une ambiance conviviale et sportive » Chloé pour Planète Urgence

2. « Parce que j'ai trouvé que c'était une opportunité de me remettre à courir et j'ai aimé de pouvoir le faire en aidant une association » Valérie pour l'Association Laurette Fugain

3. « Parce que c'est un moyen facile pour faire connaitre à ses proches une cause qui nous tient à cœur et les encourager à donner » Pauline pour la Fondation d'Auteuil

4. « Parce que la Course des Héros est une très bonne occasion de faire une B.A. et de se faire plaisir ! » Céline pour l'Unicef

5. « Parce que 300€ c'est la scolarité d'un enfant pendant un an dans notre jardin d'enfants à Oulan Bator ! » Laurence pour l'ASPO

6. « Parce que c'est l'occasion de rencontrer des personnes actives dans les associations ou qui les soutiennent » Thomas pour Sol En Si

7. « Parce qu'allier défi sportif avec une bonne cause est un super prétexte pour mobiliser des personnes autour d'une belle action » Julien pour Vaincre la Mucoviscidose

8. « Parce que c'est au mois de juin, le beau temps est donc garanti, c'est 6 km donc c'est facile et il faut courir donc c'est bon pour la santé !» Alexandre pour la Chaine de l'Espoir

9. « Parce qu'en situation de handicap, je veux montrer et prouver qu'il est toujours possible de pratiquer une activité physique... tout est dans la tête... » Michel pour l'APF

10. « Parce que plus on sera mieux ce sera ! » Cerise pour l'association Laurette Fugain

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mardi, 01 juin 2010

Web Diversity: vivre avec la censure

Autour de Laurent Giacobino, d'Internews Europe ; de Julien Pain, du site Les Observateurs (France 24) ; de Lucie Morillon, responsable de la section Internet et Libertés Reporters sans Frontières et d'Arache Djannati-Atai, Président de Move4Iran, le débat « Vivre avec la censure », lors de la journée Web Diversity le 21 mai dernier, a largement été illustré par la situation iranienne lors des élections de juin 2009.

 

Petit rappel historique

Les élections du 12 juin 2009, reconduisant  Mahmoud Ahmadinejad à la tête du pays pour 4 ans ont été fortement Ahmadinejad .jpgcontestées au niveau national mais aussi mondial. Les résultats officiels donnant 62,6% des voix pour Ahmadinejad contre 33,7 % pour Mir Hossein Moussavi, et 85 % de participation ont été remis en cause, les accusations de tricherie et de corruption se sont propagées à vitesse grand V.

Dès le lendemain, des manifestions civiles importantes étaient réprimées dans la violence.

Pour tenter de contourner la censure en place et révéler les répressions, des milliers d'iraniens ont utilisé les réseaux Internet et mobile comme outils de communication. La mort filmée de Neda Agha Soltan, jeune fille tuée dans la foule par les policiers, a fait le tour de la toile en moins de 48 heures, c'est l'exemple le plus connu. En l'absence de journalistes, les blogueurs et les internautes ont permis aux autres internautes et aux médias de se rendre compte de la réalité de la situation.

 

Une mobilisation sur le web sans précédent

imove4iran.jpgArache Djannati-Atai est astrophysicien, mais avant tout Président de Move4Iran. L'association a pour but d'interpeller et de mobiliser l'opinion publique pour relayer la voix du peuple iranien. Il nous explique que lors de ces élections, les iraniens se sont sentis trahis, et découragés. Le sentiment de solidarité face à l'injustice, selon l'adage « L'union fait la force » a dépassé les frontières et s'est répandu grâce aux nouveaux médias et ont été relayés par la diaspora iranienne dans le monde. L'activisme iranien n'est pas né ce jour là, mais a explosé. Twitter, Facebook, les serveurs Proxy (visant à compliquer la traçabilité des internautes) et tout le partage de photos et vidéos captées grâce aux téléphones mobiles ont traduit l'expression, les revendications et les cris malgré une censure technologiquement maîtrisée.

Comme le rapelle Laurent Giacobino, d'Internews Europe, les outils de la communication activiste se sont modernisés. logo_INE.gifAvant, seule une élite arrivait à contourner le système de censure, mais depuis les élections le noyau a grossi par les échanges de techniques, notamment les serveurs proxy qui permettent le filtrage et l'anonymat. Comme le rappelle Olivier Blondeau dans la conférence Web Diversity sur les outils au service de l'action citoyenne militante, les proxys sont à double tranchant : tant qu'ils restent inconnus et hors de portée du pouvoir ils permettent l'anonymat, mais une fois au main des censeurs, ils permettent d'identifier tous ceux qui y ont recours.

L'enjeu majeur de cette situation est évidement le passage des frontières. Ainsi que la mise en place d'une solidarité numérique internationale, et il ne s'agit pas uniquement de la diaspora iranienne en France mais aussi d'étrangers, simples défenseurs de la liberté, avec ou sans affinité pour le pays. Et logiquement, l'emballement citoyen a entraîné un renforcement de la censure.


Une censure déjà présente, avant les élections

En effet, l'Iran est doté d'armes et de stratégies de censure très professionnelles. Des plus classiques comme le contrôle de l'information et de ceux qui la produisent, grâce à l'interdiction de chaînes de télévision privées, la mise en place de filtres sur Internet comme le blocage, le 13 juin des sites Internet en faveur de Moussavi, mais aussi de techniques plus poussées, avec le DPI (voir plus bas). La marque Nokia Siemens aurait vendu sa technologie de pointe au gouvernement laissant la possibilité de lire les contenus à la fois des mails et des sms... logo_rsf.pngCet ensemble explique en partie, la place de l'Iran dans le classement sur la liberté d'expression de Reporters sans Frontières (RSF), derrière la Birmanie et la Chine, modèles de censure par excellence.


Des techniques de plus en plus poussées, après les élections

Dans son rapport sur l'Iran, Lucie Morillon explique en effet que la situation a largement empirée depuis 2009 avec l'obligation pour tous les fournisseurs d'accès de passer par une seule organisation, la Compagnie des Télécommunication d'Iran (CTI), sous contrôle des Gardiens de la Révolution. Tous les circuits et les opérateurs sont centralisés, les sites Internet bloqués (tel que la BBC en persan depuis janvier 2006 et en anglais depuis juin 2009) selon les critères d'un comité spécial, composé de membres du gouvernement mais aussi du ministère de la Communication et des Technologies de l'Information, du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique, du ministère des Renseignements et de la Sécurité Nationale et du procureur général de Téhéran. Depuis les manifestations, le régime bloque MySpace, Orkut.com, Fkickr, photobucket.com, YouTube et bien évidement Facebook et Twitter, considérés comme les principaux instruments  d'organisation de l'opposition et d'appel à la révolte.

Un autre procédé consiste à ralentir la vitesse de connexion pour limiter les possibilités des internautes d'uploader  (envoyer sur des serveurs) des photos ou vidéos. Les autorités se cachent derrière des prétextes comme la loi de 2009 sur la cybercriminalité à outrance, notamment par le biais de l'article 18 prévoyant deux ans de prison et une amende pour « diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l'opinion publique ». Aujourd'hui, une douzaine de net-citoyens sont en prison. Fidèle à la lutte contre la liberté d'expression, la presse est utilisée comme outil de propagande du pouvoir et n'a pas d'autre alternative que d'accepter pour exister. Il n'y a pas de couverture, comme l'existence de syndicats pour défendre les journalistes.

La dernière nouveauté date du 10 février 2010 : la suppression de la messagerie Gmail, qui reste cependant accessible via proxy. Le régime proposera en contrepartie une messagerie nationale.

 

La nouvelle bataille 2.0

La bataille est élargie à la défense des cyberdissidents, des blogueurs, des net-citoyens. En 2009, RSF en comptabilise 120 derrières les barreaux. L'association finance les avocats et accompagne les familles, car ces victimes de la censure ne sont plus seulement des journalistes, les manifestants sont des citoyens plus ou moins militant, plus ou moins organisés, plus ou moins techniques. Il est possible qu'un internaute s'exprime pour une cause donnée à un moment donné et n'engage pas d'autres prises de position, à venir.

Le manque de structure et l'individualisme de la prise de position et de la démarche de l'exprimer à aussi son revers, les internautes sont seuls et ensemble à la fois.  Le souci est le danger, plus ou moins conscient, que risque les blogueurs et la défense des valeurs qu'ils défendent. Comme dans chaque lutte, les fruits récoltés se font aussi par la perte de militants...

On peut illustrer cette solidarité également avec l'exemple des photographies partagées et diffusées sur la toile prouvant la torture en Egypte, au point que grâce à elles, une procédure judiciaire a été enclenchée. Une association de blogueurs marocains, a d'autre part réussi à libérer un de ses confrères emprisonné. En Chine les blogueurs ont relayé les informations d'un viol collectif pour obtenir justice.


Entre journalistes et citoyens : les Observateurs

Julien Pain est un ancien de RSF où il a travaillé pendant 4 ans à la tête du pôle nouveaux médias. Aujourd'hui, il estlogo-fr24.png responsable éditoriale du site et de l'émission participative Les Observateurs, lancé en décembre 2007, par France 24. Il nous explique qu'après l'élection en Iran, les blogueurs sont devenus les sources d'informations. En premier lieux, car ils avaient toute légitimité à parler d'une situation vécue de l'intérieur, les concernant directement et ensuite et surtout, parce que les journalistes n'avaient pas d'accréditation et aucun laissez-passer pour entrer dans le territoire et faire leur travail.

Question : Comment parler d'une situation dans un pays, quand on a l'interdiction formelle d'y entrer ? Réponse : Plus de 1 000 blogueurs ont témoigné spontanément, au point que l'on parle de « Révolution médiatique ». Pour les médias extérieurs c'est une chance, mais c'est aussi une certaine complexité dans la mesure de vérification des sources, des témoignages, des informations et toute matière provenant d'inconnus blogueurs. Dans un contexte tendu, où la propagande existe des deux cotés, un travail profond d'enquête et de vérification est obligatoire. Un réseau de confiance avec les internautes iraniens s'est créé au fur et à mesure et s'est agrandi par parrainage. Ces blogueurs devenant les fameux « Observateurs » n'ont aucune obligation de couvrir tel ou tel évènement, il s'agit d'une démarche libre, sous conseils uniquement de la chaîne.

 

Le DPI

RSF nous alèrte enfin d'une technologie de contrôle nouvelle et inquiétante émergante : le Deep Packet Inspection, pratique d'espionnage massive et individuelle, pour servir l'Etat et la Publicité à des fins donc politiques et commerciales.

Selon Wikipedia, le DPI est « l'activité pour un équipement d'infrastructure de réseau d'analyser le contenu d'un paquet réseau (paquet IP le plus souvent) de façon à en tirer des statistiques, à filtrer ceux-ci ou à détecter des intrusions, du spam ou tout autre contenu prédéfini. Le DPI peut servir notamment à la censure sur Internet ou dans le cadre de dispositifs de protection de la propriété intellectuelle. »

Ce dispositif est également très utilisé en Chine et en Tunisie, où est lancé un projet de loi interdisant toute communication avec un autre pays, qui pourrait porter atteinte au pays. A priori, le DPI est en cours d'expérimentation en France et serait installé dans les 6-9 prochains mois, caché derrière une couverture marketing, comme dans un abonnement téléphonique spécifique, peu cher par exemple. D'autres informations sont inquiétantes pour l'indépendance et la liberté à la française. L'entrée de l'Etat au capital et dans le conseil d'administration de Dailymotion par l'Etat n'est pas des plus rassurants.

Ce type de volontés relance le débat de la législation sur la toile : Doit-on ou non imposer des lois mondiales aux internautes, telles qu'elles existent nationalement aux citoyens, comme le droit à l'anonymat par exemple ???

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Le 23/06/2009, Le Figaro: L'Iran censure le net grâce à la technologie Nokia Siemens

Le 27/05/2010, Read Write Web : Anonymat des blogueurs : pourquoi il est inutile de changer la loi : explique la loi française impose déjà aux prestataires techniques de détenir les données pour identifier quel internaute à contribué à un contenu d'un service dont ils sont prestataires.

Le 30/10/2009, Législation Française : Législation sur la communication en ligne, en France.

Le 21/05/2010, WebDiversity, Intervention d'Edwy Plenel : Internet et l'enjeu démocratique

Le 26/05/2010, blog de Rubin Sfadj: Shakespeare, Publius et les blogueurs : même combat ! : explique que le droit à l'anonymat des blogueurs est le même que le droit à l'anonymat des citoyen dans l'urne au moment du vote.

Le 12/02/2010, blog de Rubin Sfadj : Arrêt Tiscali : les prestataires techniques pris en otage : rappelle les évolution des lois Hadopi, Loppsi 2 pour la France et le projet Acta à l'international

http://www.advarnews.us/ : site d'une organisation d'étudiants sur la situation des droits de l'homme en Iran

http://norooznews.ir/ : site d'informations du parti réformateur

http://news.gooya.com/ : site le plus visité sur l'Iran, à l'étranger

Le 12/01/2010, Read Write Web, Le Deep Packet Inspection : pour mieux vous (a)servir ?

Arcep : Site de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes

La quadrature du net : Site de l'organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet.

Retrouvez nos articles :

  • Lutter contre la fracture : l'éducation d'abord : avec Gérard Dantec (ISOC), Jean-Pouly (Agence mondiale de la solidarité numérique), Nadia Mordelet (Marketing et Business Développement Alcatel Lucent), Jean-Patrick Ehouman (Akendewa-Barcamp Abidjan), Yves Miezen-Ezo (Isoc France, Chala), Albertine Meunier (Association Teatime et Toujours pas sage)
  • Journalisme partagé, pluralité et démocratie, avec Benoît Raphaël (Le Post), Alexandre Heully (Cafébabel.com), Amirouche Laïdi (Président du Club Averroès) et Christophe Ginisty (Président d'Internet sans Frontières)
  • Internet et liberté d'expression, avec Elsa Caternet (Internews Europe), Guillaume Desnoes (Co-fondateur de AiderDonner), Nathan Stern (Fondateur de Peuplade.fr), Laure Drévillon (Fondatrice et Présidente de One Heart Channel) et Claire Ulrich (Global Voices)
  • Le Web 2.0 au service de la solidarité : au delà du simple service... avec Thomas Hémery (Solidaires du monde), Elsa Caternet (Internews Europe), Claire Ulrich (Global Voices), Laure Drévillon 'One Heart Channel), Guillaume Desnoes (AiderDonner), Nathan Stern (Peuplade)
  • Web Diversity : les outils au service de l'action citoyenne militante, avec Alban Martin (Co-fondateur et Vice-Président du Social Media Club), Tangui Morlier (Co-fondateur de Regards Citoyens), Olivier Blondeau et Laurence Allard (Auteurs de « Devenir média. L'activisme sur Internet entre défection et expérimentation »)

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