vendredi, 22 octobre 2010

Les projets présentés au 2ème CrisisCamp de Paris à la Cantine

Cette note détaille les projets présentés lors du CrisisCamp organisé à la Cantine le 1er octobre 2010. Tous ces projets utilisent les nouvelles technologies au service d'actions de solidarité.

Solidar'IT.net : http://solidar-it.net

solidarIT.jpg

Benoit et Giordano ont fondé leur projet sur l'idée de donner la parole aux citoyens-journalistes-artistes qui partent en quête des témoignages de ceux qui continuent de souffrir en Haïti.

giordano.jpg

 

Leur projet est autofinancé, mais si vous le souhaitez, vous pouvez soutenir les deux leurs réalisations en faisant un don sur la page qui leur est dédié sur Ulule, site de collecte de fonds.

Solidar'IT n'est pas un projet sur l'utilisation d'internet en situation d'urgence (l'objet des CrisisCamp). Toutefois, Giordano et Benoit travaillent sur l'utilisation d'outils multimédia par les Haitiens, sur des nouvelles formes d'écriture leur permettant de décrire leurs situations; ils documentent ainsi l'après crise (même si en fait Haiti est toujours en crise, celle-ci n'a fait que changer de forme) et le point de vue des Haitiens sur leur propre situation.

Nous retrouvons dans leurs reportages la coexistence de situations humaines tragiques avec des petites équipes de journalistes équipées du matériel minimum pour collecter des témoignages et donner de la valeur à la parole des oubliés.

Dans leur travail, Giordano et Benoit (qui se sont rencontrés au premier CrisisCamp organisé à Paris) ont reçu l'appui du réseau de
l'ONG Internews, qui travaille sur l'appui aux médias dans les pays en développement, également partie prennante des échanges lors de ces 2 CrisisCamp.


Ushahidi et le maptivism


Claire, responsable de la version française de Global Voices, a présenté l'outil de cartographie d'informations Ushahidi, ainsi que des exemples de maptivism.
Pour une présentation d'Ushahidi, regardez la vidéo du premier CrisisCamp ainsi que l'article sur la géolocation d'informations en temps de crise. Vous trouverez notamment des liens à la fin de cet article.


Le maptivism, qu'est ce que c'est ?


Le premier résultat de Google restitue l'article "5 inspiring examples for worldwide Maptivism" sur le blog crisscrossed, que je recommande à ceux qui lisent l'anglais.

Map + activisme = maptivism. Nous n'utiliserons pas cartivisme, mais le néologisme traduit bien l'idée.


Les cartes ont longtemps été des objets difficiles à manier, plutôt statiques car long, difficile et couteux à produire.

L'ère digitale et le réseau social changent la donne car les cartes deviennent "vivantes" car elles peuvent être alimentées par des utilisateurs pendant des courtes périodes de temps. Et un grand nombre de sujets liés à une information géographiques peuvent y être rendus visibles. Par exemple

  • Le site Eleitor 2010 permet aux électeurs brésiliens de signaler des irrégularités dans le processus électoral présidentiel brésilien.
  • Le site Dengue.crowdmap permet aux habitants de Capesterre à la Guadeloupe de signaler des foyers potentiels de diffusion de la dengue.
  • Ou encore, pour cartographier le suivi des élections en Egypte : U-shahid.org

 

eleitor 2010 bresil election carte.jpg

 

Le projet open street map

Toujours dans la veine cartographique, Gael nous a présenté
Open street map. Un projet open source de cartographie crowdsourcée.
Cela signifie que ce sont des volontaires qui renseignent la carte en se promenant avec des GPS et en remontant leurs données sur Open Street map. Ces données deviennent accessibles et (ré)utilisables par tous.

openstreet map cartographie geographie open source carte.jpg


Un wikipédia de la carte

Tous les internautes peuvent contribuer à la création et à la numérisation de cartes. Des éditeurs permettent de réaliser en ligne des cartes en se basant sur un fond d'image satellitaire mis à disposition par Yahoo!.

Cependant, ces images satellitaires ne couvrent pas en haute résolution l'ensemble du globe terrrestre. C'est pourquoi il est possible d'introduire des données provenant de récepteurs GPS. Il suffit de réaliser un itinéraire et de positionner le récepteur GPS en mode enregistrement, puis de le restituer sur le serveur de données d'OpenStreetMap situé au Royaume-Uni et géré par la Fondation OpenStreetMap.


Comme mentionné dans l'article
Le Crisiscamp, l'avénement du bénévolat 2.0, suite au tremblement de terre en Haiti, 700 personnes ont produit en 8 jours une carte détaillée de Port au Prince en mettant en commun leurs compétences pour traiter des données issues de photos aériennes, d'images satellites, de fonds cartographiques et d'informations issues du terrain.

Missing

Sarah nous a présenté le projet Missing développé par la Fondation Casques Rouges, un moteur de recherche des personnes disparues suite à une catastrophe. Le
projet n'a pas encore eu l'occasion de montrer son potentiel mais il devrait aider le partage d'information et la coordination de tous les acteurs qui interviennent sur la recherche de disparus.

L'idée de missing est de recourir à la bonne volonté des personnes équipés d'outils numériques pour les renseignements concernant les disparus et leur recherche. Pour une présentation détaillée, nous vous proposons cet article d'Aurélia du blog Influence Ethique : Missing :
quand l’innovation et le web 2.0 rencontrent l’action humanitaire

Sygmah


Olivier nous a présenté Sygmah, un logiciel développé par le
Groupe u.r.d. (urgence, réhabilitation et développement) un institut associatif de recherche, d'évaluation et de formation au service de l'action humanitaire et de la reconstruction après les crises.

Sygmah est un logiciel libre et gratuit de gestion de l’information opérationnelle des organisations de solidarité internationale. Après avoir travaillé pendant 2 ans sur les besoins de 10 ONG humanitaires.


Constatant que les ONG ne disposent pas de logiciels facilitant la gestion opérationnelle, l'association à développer un outil qui permet de :

  • Faciliter la gestion des contrats avec les bailleurs (suivi de projet et du contrat, génération de rapports en fonction des formats demandés par les bailleurs)
  • Suivre des indicateurs du projet
  • Centraliser des documents de projets et permettre de trouver facilement les derniers documents mis à jour
  • Gerer le calendriers et anticiper les demandes grâce à des alertes

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site web du projet Sigmah.

18:43 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alerte, haiti, projet, solidarite, webdocumentaire |

mercredi, 20 janvier 2010

Les résultats de recherche "Haïti" sur Facebook

Depuis la tragédie haïtienne, Internet et les réseaux sociaux en particulier, apparaissent comme des caisses de résonnance,  des lieux de mobilisation et des outils pour la collecte de fonds des associations.

A la manière des grands médias, Facebook entretient une proximité émotionnelle entre l'événement et les internautes.  Ce qui s'affiche sur les pages Facebook de votre réseau semble plus personnel et proche que ce que les télévisions et radio retransmettent ? Si oui, cela promet un avenir certain à l'utilisation d'internet en matière de solidarité. Si le mimétisme est une strétégie répandue entre internautes membres d'un même réseau, la mobilisation et la collecte de fonds ne sont qu'au début de leur histoire numérique.

Sur Facebook, après le tremblement de terre, des groupes, des pages fans et des événements se sont créés dans de nombreuses langues (en anglais en majorité, en espagnol, portuguais, français, italien, allemand aussi). Le type d'information va de la page d'hommage à l'annonce d'événements publics, de l'invitation à donner à la page dédiée d'information d'une organisation internationale, de l'appel à l'annulation de la dette pour Haïti aux nombreuses pages qui monnayent l'adhésion des membres contre l'envoi d'1 $ en aide aux victimes. Ces dernières comptent énormément de membres...

A propos des pages de recrutement de membres contre promesses de dons

Le 19 janvier, 7 jours après la catastrophe, on dénombrait 15 000 groupes comprenant le mot « Haiti ». Pour faire son choix entre ces milliers d'initiatives, la langue et le nombre de membres déja inscrits semblent être les critères majeurs. Parmi les premiers résultats :

A première vue, ces page sont anonymes. Cela doit inciter à la prudence.  Pour le première, la somme collectée serait remise à la section Haïti de la Croix-Rouge Américaine « The Red Cross Haiti Disaster Relief Foundation ». Si des liens existent vers les formes de don possible à la Croix Rouge Américaine (alors que la la Croix Rouge Américaine a sa propre page Facebook) ainsi que des vidéos sur les ONG agissant en Haïti sont proposées, on ne peut que douter de l'authenticité de cette page. Sa vocation est sans doute uniquement de générer le plus grand nombre de membres afin de collecter des données personnelles.

Si les fans de ces pages ne s'engagent pas financièrement mais pensent engager un tiers sans doute l'auteur de la page a-t-il un intérêt à cumuler tant de membres.

Nous mettons donc en garde les internautes, car si certains ont une démarche sincère et honnête, tous ne le sont pas pour autant.

Notons que la date de création, le nom de l'administrateur, les messages ou liens sont autant d'indices qui peuvent aiguiller votre jugement. Par ailleurs n'hésitez pas à écrire à l'administrateur de la page, ou sur le mur (dans la mesure où il serait anonyme) ou à l'association pour confirmer ou infirmer les unions. Mais l'association risque d'avoir d'autres demandes plus urgentes...

Les groupes les plus importants sont majoritairement ceux qui appellent à la générosité des internautes. Sur les six premiers, trois proposent un don en échange de l'appartenance au groupe. Pourtant, ces pages ne donnent  pratiquement pas d'information sur l'évolution de la situation. Elles ne vivent que par leur promesse et les internautes qui y croient.

Cette prédominance pose des questions. Pourquoi aucune ONG n'apparait dans la première page de résultat  d'une recherche "Haiti" sur Facebook ? Pourquoi  le moteur de recherche de Facebook privilégie les pages comptant le plus de fans dans ses résultats ? Pourquoi n'y a-t-il pas de mise en garde sur ces pages ?

Enseignements pour les ONG : anticiper la recherche des internautes

La surreprésentation des groupes de promesse de dons contre appartenance à la page vient  du fait que les internautes ont principalement cherché le mot clé Haïti sur Facebook. Un des mots les plus prononcés dans les médias ces 15 derniers jours...

Si le moteur de recherche de Facebook a connu un pic comparable à celui de Google, alors ce sont les créateurs de page les plus réactifs qui ont récupéré le plus grand nombre de fans et la plus forte visibilité. Cela m'incite à penser que les ONG ont intérêt à créer elles-mêmes leur page dédiée au moment d'une urgence, comme l'a fait la Croix-Rouge Italienne, première ONG à apparaitre dans les pages de résultats d'une recherche sur Haïti.

Il est facile de créer une nouvelle page, et il est simple pour les ONG de les alimenter avec les informations qu'elles récupèrent du terrain :  ces pages seraient donc bien plus intéressantes que celles mentionnées précédemment.

Enfin, c'est une manière supplémentaire de donner de la visibilité aux actions de l'association et de proposer aux internautes une possibilité de donation sécurisée par la crédibilité de l'organisation.

La page Canada for Haïti

Parmi les premieres pages de résultats de recherche apparait la page Canada for Haïti. Elle compte 160 000 membres anglophones principalement. La page propose les logos de 8 orgnisations caritatives nord américaines et compte tenu de son nom elle a du être visité par bon nombre de canadiens expatriés ou vivant dans leur pays. Je n'ai pas relevé d'autres initiatives "nationales" d'un autre pays mais je ne parle pas toutes les langues.

L'initiative parait intéressante car le titre invite les canadiens à se fédérer autour de la cause. Auncun administrateur n'est mentionné mais la page renvoie à de nombreuses reprises vers cette page dédiée à la donation de l'ONG World Vision.

Dans cette initiative, je trouve intéressant que plusieurs ONG s'unissent pour s'adresser à la communauté canadienne (et à toutes les communautés qui s'estiment en affinité évidemment! Si vous lisez un peu les messages du mur vous verrez de l'arabe, de l'italien, du français...).

Plutôt que chaque ONG génère sa page et plutôt que de s'inscrire dans la concurrence des dons, le fait de se réunir pour s'adresser à une communauté en particulier me parait une bonne idée.

09:24 Publié dans Regards sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook, haiti, association, collecte, fonds, reseau social |

vendredi, 15 janvier 2010

Les témoignages depuis Haiti via Twitter

Haïti a été frappé par un violent séisme. La plupart des médias relaient les rares informations en provenance de l'ile. Ces informations sont rares car la majorité des infrastructures de communication ont été détruites.

Face à pareille situation d'urgence, nous nous sommes penchés sur l'utilisation de Twitter pour communiquer, organiser et orienter les personnes concernées par cet événement tragique.

A propos de Twitter

Ce service permet à un internaute de créer un compte et d'émettre des messages courts, type texto, à destination d'une communauté d'utilisateurs du service. Pour de plus amples informations sur ce service, visitez Twitter : présentation et utilisation pour les ONG.

Pour faire une comparaison, Twitter est un peu comme un mur Facebook : les contenus s'actualisent en direct. Pour prendre le cas du mot clés Haiti, le lendemain soir de l'événement, Twitter comportait 1 000 messages par minute mentionnant Haiti. Aucun autre espace en ligne ne permet cela. Et à la différence d'un mur Facebook, la recherche du mot Haiti vous permet de voir tout ce que les utilisateurs proposent comme contenu sur ce mot clé. Tous les contenus sont donc publics, et ils ne sont pas tous dignes d'intêret pour autant, mais certains le sont, profondément.

Twitter et l'urgence

Le caractère synchrone de Twitter confère à cet espace en ligne une importance majeure si vous voulez suivre un événement en direct : cela a déja été le cas après le séisme en Chine, après l'atterissage miraculeux de l'avion dans la baie d'Hudson ou pendant les événements politiques des élections iraniennes. Chaque fois, des témoins directs des événements communiquent et s'organisent grâce à l'outil, notamment car Twitter interconnecte les plateformes de téléphonie mobile avec internet : vous pouvez émettre et recevoir depuis un téléphone ou depuis un poste connecté à internet.

Twitter et le tremblement de terre à Haïti

Des photos, des témoignages écrits, des appels à témoignages, des questions, des informations sur les organismes caritatifs intervenant sur place, des faux appels pour lever des fonds également, circulent en temps réel à destination de personnes de nombreux pays qui synchronisent leur attention à cet instant sur cet événement. Personnellement je n'ai suivi que les messages en anglais (très nombreux car la majorité des utilisateurs sont anglophones) et en français : sur 13 M d'utilisateurs, 1% sont francophones source : Sysomos.

Pour les médias, mais aussi pour les sièges des ONG actrices sur le terrain, il  semble important d'écouter et de participer à ce qui s'échange sur ce réseau. Pour les journalistes, avec quelques recherches, il est possible de trouver des témoins sur place.


Utilisation de Twitter en direct du terrain - tous les messages sont en anglais et n'ont pas été traduits.

1. carelpedre émet des messages depuis Port au Prince et depuis le début du séisme : http://twitter.com/carelpedre.

carelpedre a été interviewé par de nombreux médias depuis trois jours : "RT @mikaelponge: @carelpedre France Inter/Radio France aimerait vous interviewer dès que possible. please RT. >>>I'm on Skype!!"

"RT" en début de message signifie ReTwit : l'émétteur du message reprend le message d'un autre.


La page Twitter de carelpedre

carelpedre.jpg

Témoignages

"We are more than 1 million in the streets, helpless and The Sky is Cloudy!"

"No Food, No Water, No Medications, Nothing! And Our President says he's a victim as well! How long we have to wait?"

"My internet connexion is down right now! Don't know what to do!"

Photos

"I uploaded some new pic on my Flickr account! Check them out http://www.flickr.com/photos/carelp/"

Appel à l'aide des entreprises

S'adressant à son fournisseur d'accès internet : "@InternetHaiti I need a Good connection to skype! DM me what to do!"

Appel à l'aide des multinationales du web

"I'm a Mac User (iPhone+MacBook Pro) using Twitter, Facebook and Skype ~ They Have To do something for Haiti ASAP!!"

Organisation de l'aide

"I Need Volunteers 2 build A team to help People Who's Living outside the Country 2 Have Informations about they relatives. Haitians Stand Up"

"
@ladyBfollowme: Looking for the Esperance Family . 2 Blocks from Hotel Oloffson in Carrfour-Feuilles >>@RAMhaiti can Help!"
@ en début de message signifie que l'auteur s'adresse en particulier à cet utilisateur. Le message reste visible par tous les utilisateurs.

2. Depuis Haiti, Wyclef Jean (fondateur de l'ONG Yélé Haiti) donne également des informations. Il s'est rendu à Port au Prince juste après le tremblement de terre : http://twitter.com/wyclef


La page de Wyclef Jean

wyclef-jean.jpg

Eléments descriptifs sur les besoins

"Haiti needs emergency supplies right awaÝ!!! Water, Dry Goods, Blankets, and Clothing!! Pls contact state officials right now 4 dropoff pts"

Appel aux donations

"International donations to Yele Haiti Earthquake Relief Fund can be made at our website. www.yele.org STATE OF EMERGENCY #haiti @yelehaiti"

Reprise d'informations sur le bilan provisoire

"RT @Jerry_Drama: @wyclef on foxnews.. says atleast 500,000 dead http://bit.ly/4ZKVuy"

3. Fredodupoux informe également en direct de la situation : http://twitter.com/fredodupoux


La page de fredodupoux

fredodupoux.jpg

Pour organiser l'achememinement de blessés

"2 Hospitals in Cap-Haitien are equipped and ready to receive patients. #Haiti #eq"

Sur les besoins

"We were not expecting this most of us are not equipped for survival. Places need to start opening, we all need food, water & fuel. #haiti"

"@darryltkps we have a generator but we'll be soon out of fuel since no gaz station is serving."

"only saw 2 open pharmacies today by the general hospital, and they are overly crowded."

"stopping at a hot spot. just came back from the streets. people are fighting over water food and meds."

Sur la localisation de victimes

"HELP IS NEEDED ! People still alive under College Canapé Vert are screaming for help to get them out of the rubbles."

Pour donner des nouvelles de certains habitants

"someone asked me for adi brisson last night i saw him he's fine but lost his house"

Pour médiatiser et organiser l'aide internationale

"RT @grosdim: American Airlines is taking doctors and nurses to Haiti for free. Please call 212-697-9767. Spread the word"


4. Richard Morse : http://twitter.com/ramhaiti

ramhaiti.jpg


Situation sanitaire

"what to do, what to do with all these bodies that are starting to decompose.people are starting to wear masks"

"people sent & are waiting in the stadium for medical help and no one is coming.they're starting to give out water today"

Personnes manquantes

"RT @ralstonsmith: @RAMhaiti Nathalie Pierre, a doctoral student from NYU is missing in haiti...5'4 24 years old...http://tinyurl.com/yfellxe"


5. InternetHaiti : http://twitter.com/InternetHaiti

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6. Haitifeed : http://twitter.com/Haitifeed

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7. Paul Conneally : http://twitter.com/conneally, son blog : Head Down Eyes Open

 

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Avec les médias

"Media guy" travaillant pour la Croix Rouge, Paul Conneally a realisé de nombreuses interviews depuis son arrivée :

"Still lots of interviews. Just did new york times. will b live on Sky after 6pm UK time. RTE legend Charly Bird also in the loop now #haiti."

"Went to civil aviation building where many media are based. Was Live with Sky, ITN, ARD, BBC, NZ radio etc. etc. More than 40 interviews."

Témoignages sur les activités de la Croix Rouge

"#RedCross has now managed to get 8 planes of relief + equip into #Haiti, only 3 of these thru PAP the others thru Santo Domingo."

"Norwegian colleagues putting up field hospital @ University hospital + our surgeons, nurses already working hard. Vital medicines given."

"Spanish #Redcross doing amazing work providing clean water. 200k litres today, double that tomorrow and so on the next day. #haiti"

Sur la sécurité

"We are not witnessing violence or rioting, the opposite. Calm Q's 4 water and relief items. Extremely harrowing scenes in the hospitals."

8. Edpilkington : http://twitter.com/Edpilkington

 

ed-pilkington.jpg

Ed Pilkington est correspondant à New York du quotidien anglais The Guardian. Arrivé le 15 janvier à Port-au-Prince, il témoigne depuis son arrivée :

"End of a long day in Haiti. Seen dead bodies, more crumpled buildings than you'd ever care to see. But also enjoyed unbelievable kindness"

"There's been much talk about violence and hordes of looters. Maybe that lies ahead. But so far we've seen none, and felt in no danger."

"Developing question here in Haiti: why wasn't more done to prepare for a quake when there were so many warning signs? http://bit.ly/5BZUsb"

"In Haiti: many of the hardest hit places were the shanty towns built on incredibly steep hillsides. they should never have been allowed"

"American embassy tells us it comes as helpers not occupiers in #Haiti. Out we go to find out what that means"

 

Utilisation de Twitter depuis les autres pays

La vaste majorité des utilisateurs de Twitter vivent dans des pays riches, à l'abris des conséquences du tremblement de terre. Ce sont ces pays qui envoient leur aide matériel et humain à Haïti, grâce à la générosité du public, des entreprises et via les canaux des ONG. En plus d'Action contre la Faim, de Médecins du Monde et de Médecins sans Frontière, voici une liste des organismes à qui nous pouvons adresser des dons.

S'il nous a paru important de mettre en évidence l'intérêt d'un outil comme Twitter pour garder un contact avec des témoins, alors qu'il est difficile d'obtenir des informations. A force de lire les demandes de journalistes qui veulent réaliser des interviews, je me demande s'il est bien nécessaire de les proposer aux médias.

Ces témoins seraient sans doute utiles s'ils étaient en contact avec les ONG et les personnels d'urgence qui sont et arrivent sur le terrain.

Nous réaliserons un article sur ce sujet plus tard.

N'hésitez pas à apporter vos contributions, dans les commentaires ci-dessous ou en participant au financement des grandes organisations qui agissent sur le terrain.