jeudi, 17 juin 2010

Associations, ONG et adaptation au social media

J'ai rédigé cet article suite à la publication de l'article Associations, grandes causes, ONG : quelles relations avec les blogs et les blogueurs? sur le blog Influence Ethique, dont je félicite l'auteur - @_Aurelia - pour son travail et dont je vous recommande la lecture.


Associations, ONG et participation aux sites sociaux

Beaucoup d'associations et ONG se posent la question de leur présence sur des sites sociaux, sites dont les deux fondamentaux sont la relation et le contenu, qui permet à cette relation de se tisser.

Beaucoup d'entre elles sont sur Facebook, Youtube/Dailymotion ou Twitter, car les audiences se sont déplacées vers ces sites, moins nombreuses sont celles qui alimentent régulièrement un blog.

Je dirais qu'une "présence" est facile à assurer et immédiatement observable alors qu'un blog exige un travail dans le temps (donc des ressources) qui peut faire peur ou être sous estimé.

Pourtant, le blog (et les vidéos) est une matrice de l'alimentation et de l'interaction avec ces sites sociaux, je m'explique :

  • Chaque note du blog peut faire l'objet d'une reprise sur Twitter et Facebook
  • Facebook peut être présenté et Twitter peut être repris en élément de colonne du blog
  • Les vidéos publiées sur Youtube peuvent être embarquées dans des notes de blogs et enrichies d'éléments supplémentaires


Utilité du blog dans l'écosystème numérique

Il est donc plus difficile d'assurer sa présence sur les sites sociaux sans rédiger un blog !

  • Cela tient d'une part aux habitudes des internautes. Les jeunes en particulier s'attendent de plus en plus (et sont plus attentifs) à une communication personnalisée, "désinstitutionnalisée" et régulièrement mise à jour. Et pour cela, le blog est idéal.
  • Cela tient d'autre part à une raison technique :  le flux RSS, qui permet d'interconnecter les flux de ces sites sociaux.


Sans blog, mais avec une présence sur Facebook et Twitter, il est toujours possible de médiatiser les vidéos produites (et il faut saluer ici l'effort fait par de nombreuses associations pour se mettre à de la production vidéo), les articles d'actualités, les communiqués de presse ou encore les événements organisés par l'association (pour ce dernier point, le géo référencement est fondamental). Mais avec un blog, il faut reformuler ou remixer ces contenus, ne pas hésiter à en parler plusieurs fois, à les réagencer et à s'approprier les pratiques de la culture web présentées par Lawrence Lessig dans ces interventions vidéos (voir liens dans Pour aller plus loin).

Point avantageux : la plupart des associations et ONG sont productrices de contenu et ont des choses à dire, des témoignages à mettre en valeur, des expériences à partager. Et il y a une évolution de la demande de ces contenus par les publics de ces organisations sur internet. Aux associations de faire leurs évolutions internes. En prenant bien garde de faire dialoguer les jeunes (sensibles et facilement à l'aise avec ces outils) et les plus âgés (expérimentés, porteurs de points de vues riches, mais souvent dédiés à d'autres tâches jugées, pour l'instant, plus fondamentales).

Comme le rappelle Aurélia dans son article, la présence sur les sites sociaux et l'adaptation (ou la production exclusive) du contenu prennent du temps. La première remarque des associations est souvent que leurs services de communication (quand elles en ont) sont déjà dédiés à un certain nombre de tâches et n'ont pas toujours les connaissances (ou le temps d'apprendre) pour animer efficacement ces espaces.

L'Etude Nten sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif nord-américaines, montre qu'elles dédient des mi-temps, voir des plein temps à cette activité. C'est donc une adaptation en terme de ressources à gérer du côté des associations.


Côté économie

Les publics vers lesquels les associations se tournent sont souvent agés.

Le fait est que 80% des donateurs en France ont plus de 60 ans (source : introduction d'Olivier Fleckinger, co-fondateur d'Aider Donner dans la vidéo présentée ci-dessous dans Pour aller plus loin). C'est vrai, il y a le street marketing, qui s'adresse à des personnes plus jeunes, actives, urbaines, le travail étant réalisé par des étudiants. Mais il est réservé aux grandes ONG déja connues, celles qui par ailleurs, disposent déja des droits d'entrée (offerts) dans les agences de publicité.

Restent les petites associations, celles qui ont des difficultés à se financer. C'est de là, à mon sens, que l'innovation viendra.
Remarque confirmée par le fait que sur la plateforme de blogs Solidaires du monde, ce sont surtout de petites associations qui créent leurs blogs, et c'est souvent leur unique présence sur le web, notamment quand elles sont installées en Afrique, sans représentation sur les marchés où l'essentiel des dons de particuliers se fait, soit d'Europe et d'Amérique du nord.

En effet, je me demande si, comme ce qui se passe dans l'univers des médias, nous ne sommes pas dans un moment de transition, un moment qui va voir l'emergence d'organisation en réseaux, avec des structures de coûts différentes de celles que nous connaissons. Pour l'instant en tout cas, l'exigence de performance de la culture marketing (qui est entrée dans les associations, les grandes en particulier) n'est pas satisfaite par les actions sur les sites sociaux. Mais il manque un historique et du recul pour juger de ces opérations et l'étude Nten citée précédement montre le développement de la levée de fonds en ligne. Or celle-ci s'articule autour d'un renouvellement des dispositifs de communication, mais surtout des dispositifs relationnels, de ces organisations.


Kiva.org

Je pense à Kiva par exemple. Cette organisation lève des fonds au Nord et finance des institutions de micro-crédit au sud. Ce n'est pas le même métier que les ONG et associations. Mais voila pourquoi j'en parle : ils ont recours au crowdsourcing, ou approvisionnement par la foule (qui n'est pas très heureux je vous l'accorde). Le crowdsourcing consiste à faire faire par des tiers extérieurs des tâches qui servent l'organisation. Le volontariat est une forme de crowdsourcing. La problématique aujourd'hui pour les associations est de trouver UN MODELE POUR LE VOLONTARIAT EN LIGNE. Pourtant, force est de constater qu'une partie du web 2.0 est fondé sur le don de temps et de connaissances !

Ainsi, comment créer des dispositifs sur internet qui permettent à la solidarité, à l'entraide, au partage, à la répartition des tâches de s'effectuer au profit de la communication, de la notoriété et de l'efficacité des organisations du secteur de la solidarité ?


Les outils sont là ! Il faut les utiliser pour faire grandir l'outillage numérique solidaire.

Pour revenir à Kiva :

  • Ils ont un programme intitulé Kiva fellows, grâce auquel il collecte du contenu par l'intermédiaire de volontaires, qui partent sur le terrain et leur rapportent photos, vidéos, articles de témoignages, d'expériences personnelles, sur les projets financés par les prêteurs sur Kiva ;
  • Ils ont également eu recours à leur communauté pour faire traduire leur portail en différentes langues (comme Facebook d'ailleurs, ce qui pose une question éthique concernant le recours d'organisations fortes riches, au travail bénévole de leurs communautés, sur lesquelles elles assoient déja leurs profits. Laissons cela, car ça m'énerve).


Là je pense aux associations de parrainage et je me dis que j'ai déja rencontré des parrains qui visitaient sur le terrain les enfants dont ils finançaient l'accès à l'éducation. Je crois que ces parrains seraient ravis de trouver un espace leur permettant de publier leur témoignage sur le site de World Vision ou d'Aide et Action.



Dernier point : la veille

Le grand point de départ du web social est la veille : l'écoute d'abord, la participation ensuite.

Quelle veille ? La veille sur les citations des associations (qui parle de moi?), la veille sur les thématiques et les programmes de travail (qui parle des thèmes de mes activités ?), la veille sur les espaces sur lesquels les publics de ces organisations lisent ou prennent la parole : les blogs, les forums, les sites médias, les portails de partage vidéos et photos, les wikis, les sites de partage de favoris comme Delicious, les Twitter, Facebook, Ning, Skyblog...

Cette veille ne nécessite pas d'outil payant. Les flux RSS la rendent facile et rapide. Des agrégateurs comme Netvibes, les alertes Google, les recherches régulières sur les sites sociaux doivent être utilisés pour savoir où les associations peuvent prendre la parole, répondre, enrichir la conversation.

Un exemple, non exhaustif, de veille sur Action contre la Faim :

265097587.jpg

Pour accéder à cette page de démonstration : http://www.netvibes.com/thomscotch_veille#Liens_delicious

 

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Dans l'introduction de cette vidéo, Olivier Fleckinger, co-fondateur d'Aider Donner, donne plusieurs chiffres et éléments sur le financement des associations et son articulation avec l'utilisation d'internet par les acteurs caritatifs :

 

Lawrence Lessig sur la culture du remix sur internet (sous titre français disponibles) :

 

Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif

Présentation : le web au service des acteurs de la solidarité (voir la seconde présentation)

Quelques conseils aux associations pour débuter sur les sites sociaux

10 tactiques pour transformer l'information en action

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mardi, 18 mai 2010

Comment ajouter un bouton « Like » Facebook sur votre blog ?

Plus simple qu'un commentaire, le module proposé par Facebook pour ajouter le bouton « Like » (« J'aime ») permet à l'internaute de vous informer (ainsi que les autres internautes) du fait qu'il ait apprécié votre article ou votre blog. Connaissant l'importance qu'accordent les internautes aux avis de leurs pairs, ce bouton « Like » peut apparaître comme une véritable incitation à la lecture de votre blog. Qui plus est, dès qu'un internaute aime votre blog ou article, cela s'affiche automatiquement sur son mur Facebook. Voilà encore une bonne illustration des possibilités de viralité que permet le web 2.0.

Ce tutoriel pour installer ce bouton « Like » se déclinera en 2 étapes. Dans un premier temps, nous vous expliquerons comment récupérer le code proposé par Facebook pour éditer ce bouton « Like » puis dans un deuxième temps, nous verrons comment et où insérer ce code Facebook.

1. Première étape : obtenir le code qui vous ouvrira la communication vers votre lectorat.

Pour ce faire, rendez-vous sur le page suivante : http://developers.facebook.com/docs/reference/plugins/like


Like%20Facebook%20button.JPG

Remplir les différents champs qui se présentent à vous :

-          URL : vous devez renseigner l'adresse de votre site (mais n'est pas obligatoire si vous choisissez à la fin de la manipulation d'utiliser le code XFBML, qui est d'ailleurs fortement conseillé).

-          Layout Styles : Cet onglet permet de personnaliser l'apparence de votre bouton Like.

o   Si vous souhaitez un affichage comme celui-ci:  boton%20apparence%20layout%20standard.JPGChoisissez l'onglet « Standard »

o   Si vous souhaitez un affichage simple comme celui-ci : boton%20apparence%20layout%20count.JPG choisissez l'onglet « Button_count »

-          En cochant « Show faces », vous autorisez l'affichage des photos des profil Facebook qui aiment votre article.

-          « Verb to display » vous invite à choisir entre le bouton de vote « like » et le bouton « Recommend » pour que l'internaute recommande votre article sur son mur Facebook.

-          « Font » vous permet de choisir la police qui vous plaît.

-          « Color Scheme » vous invite à choisir la couleur de fond de votre bouton (seulement 2 couleurs disponibles).

Une fois tous les éléments renseignés, cliquez sur « Get the code ». Une pop up s'affiche. A vous de copier le code.

obtenir%20code%20Facebook%20Like.JPG


2 codes différents s'offrent à vous : Le code « iframe » et le code XFBML. Le code « iframe » vous évite quelques manipulations supplémentaires par rapport aux codes XFBML. Cependant, le code XFBML est plus souple et permet de « Liker » uniquement des notes puisqu'il s'adapte à l'URL de la page sur lequel il est copié. D'ailleurs, si vous optez pour ce code (ce que nous vous conseillons fortement), vous n'avez pas besoin de remplir le champ URL. Mais pour que votre code XFBML  soit effectif, vous devez le faire précéder de ce code :

<div id="fb-root"></div>

{literal}<script>

window.fbAsyncInit = function() {

FB.init({appId: 'your app id', status: true, cookie: true,

xfbml: true});

};

(function() {

var e = document.createElement('script'); e.async = true;

e.src = document.location.protocol +

'//connect.facebook.net/en_US/all.js';

document.getElementById('fb-root').appendChild(e);

}());

</script>{/literal}


A la suite, vous ajoutez le code XFBML copié comme l'exemple ci dessous :

<fb:like width="450" font="arial"></fb:like>


Maintenant que vous avez votre code Facebook, il vous faut aller le copier sur votre blog.


2. Où copier votre code de votre bouton « Like » Facebook

Il ne vous reste qu'à aller copier votre code sur le back office de votre blog en allant dans Présentation>Configuration avancée puis « modèle de la page d'accueil » en cliquant sur « modifier le template ». Là, vous copiez le code où vous voulez que votre bouton apparaisse. A noter qu'à ce niveau, les personnes qui cliqueront sur votre bouton « Like » aimeront votre blog de façon générale.

Pour insérer votre bouton « Like » automatiquement et surtout indépendamment sur chacune de vos notes,  allez dans Présentation>Configuration avancée puis « Modèle de la page lien permanent » en cliquant sur « modifier le template ». Une pop up s'ouvre : copiez le code là où, vous voulez que votre code apparaisse. Par exemple, si vous voulez que votre bouton se situe en bas de chacune de vos notes (ce qui serait logique), insérez votre code juste en dessous de la balise suivante :

<div class="postbottom-decorator2">

que vous trouverez facilement dans votre pop-up en faisant un « Ctrl A » (vous permettant de tout sélectionner) puis "Ctrl F" (permettant d'effectuer une recherche dans votre sélection) puis vous tapez cette balise.

Vous cliquez sur « enregistrer ces informations » et le tour est joué. Le résultat ci-dessous :


rendu%20bouton%20like%20facebook.JPG

19:01 Publié dans Conseils pour créer votre blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog, bouton like, facebook, web 2.0 |

mercredi, 05 mai 2010

Quelques conseils aux associations pour débuter sur les sites sociaux

Un site social comme facebook peut faire figure de graal pour une organisation caritative : 15 millions de profils créés en France, 57 minutes  de temps passé par jour et par personne, des utilisateurs engagés dans des milliers de conversations, groupes et autres liens qui permettent de se faire une idée des centres d'intérêts de chacun, et un potentiel d'interconnexion inédit sur internet.


Toutefois, la création d'une page fan peut s'avérer insuffisante pour réussir une opération sur les sites sociaux et transformer des fans en donateurs.

Sarah DiJulio et Marc Ruben sont à l'origine d'un ouvrage sur ce sujet : People to People Fundraising, Social Networking and Web 2.0 for Charities, Wiley, 2007. Ils fournissent des éléments d'informations sur les us et coutumes des sites sociaux, ainsi qu'une approche pour préparer votre entrée sur ses sites. Voici une version traduite et adaptée de 12 recommandations issues de ce livre :


1.       Choisissez le bon site social

Le nombre d'utilisateurs n'est pas un argument suffisant. De petites communautés peuvent être plus petites mais plus efficaces pour votre organisation. Cela peut s'avérer utile de commencer sur un petit périmètre de sites sociaux : 2 ou 3 au départ, plutôt que de multiplier sa présence sur la vaste gamme des sites sociaux.


2.       Trouvez un expert pour vous conseiller


Cherchez dans votre organisation, autour de vous, les personnes qui ont une expérience des sites sociaux. Cela peut être un stagiaire, un volontaire, une jeune recrue. Impliqué cette personne dans vos réflexions sur les sites sociaux afin de bénéficier des ces conseils et de son expérience.
Cherchez et veillez cette réflexion sur internet.


3.       Etendez la portée de vos actions

Une fois que vous aurez choisi un site social, adoptez une technique d'essaimage. Ne vous contentez pas de la création d'un profil, créez également un groupe, créez des événements, rendez compte de ces événements. Assurez vous de comprendre les règles tacites d'utilisation des sites sociaux. Certains sites peuvent vous proposer de devenir sponsor d'un événement. Cela peut être utile d'en faire l'expérience.


4.       Préparez vous à perdre du contrôle

Il n'est pas possible d'examiner minutieusement tous les mots qu'emploient toutes les personnes qui s'expriment sur votre page ou à votre propos. Si vos équipes juridiques ne sont pas à l'aise avec cela, oubliez les sites sociaux. Vous pouvez mettre en place un système de modération / validation a priori mais veillez à ce que le système de validation soit rapide.


5.       Prenez connaissance et nouez des contacts avec ceux qui parlent en votre nom

Votre organisation est peut être déjà présente sur les sites sociaux : cherchez vous. La plus grande page fan de marque sur Facebook est celle de Coca Cola, elle n'a pas été créée par Coca Cola. Lorsque vous aurez trouvé cette personne, prenez contact avec. Il y a de forte chance que ce soit une personne impliquée et motivée qui gagnera à établir une relation avec vous.


6.       Faites une bonne première impression


Faites en sorte que vos pages aient un bel aspect. Contrôlez ce que votre organisation met à disposition des pages des membres de votre communauté. Le titre de vos pages et les visuels doivent être remarquables.


7.       Rendez disponible des contenus échangeables


Les sites sociaux sont dynamisés par les échanges de contenus. Ces contenus sont échangés quand ils sont créatifs, drôles, intéressants ou apportent une nouvelle perspective. Soyez créatifs sur vos pages, utilisez le format vidéo et les animations.


8.       Identifiez les personnes qui vous soutiennent et qui sont déjà sur les sites sociaux


Interrogez les membres de votre organisation pour savoir qui dispose de profiles sur les sites sociaux. Invitez-les à devenir membre du réseau de l'organisation.


9.       Echangez régulièrement avec les membres de votre communauté


Faites des mises à jour régulières sur vos pages afin de proposer des informations renouvelées à vos communautés. Editez des flux RSS différenciés afin de permettre à des utilisateurs de sélectionner les informations qu'ils reprennent sur leurs pages. Passez d'une approche statique à une approche dynamique de l'information sur vos pages de sites sociaux.


10.    Dédiez des personnes et du temps à construire le succès de vos pages

Une personne doit avoir pour mission de rédiger et publier des commentaires, de répondre aux questions, d'inviter des personnes à rejoindre la page, d'identifier les espaces sur lesquels il serait pertinent de prendre la parole. Cela parait simple mais prend énormément de temps !


11.    Mettez en mouvement, facilitez le mouvement de vos soutiens sur les sites sociaux


Après vos premières expériences, vous allez vouloir guider vos communautés vers des fonctions d'activistes, de donateurs ou de volontaires au service de votre organisation.

Faites en sorte que vos pages sur les sites sociaux multiplient les possibilités de participation, d'engagements. Multipliez également les occasions de faire un don à l'organisation. Même si vous ne collectez pas grand-chose à court terme, cela vous donnera de l'expérience et vous aidera pour définir vos objectifs ultérieurs.

Soyez précis lorsque vous demandez aux membres de votre communauté de faire quelque chose pour vous. Et tenez toujours vos communautés au courant de ce qui s'est passé ou dit lors d'un événement ou d'une campagne à laquelle ils n'ont pas pu participer. Ils pourront peut-être participer la prochaine fois.


12.    Pensez votre présence sur les sites sociaux comme un investissement


Les jeunes acteurs de ces nouveaux territoires d'expression sont vos donateurs de demain. Devenez vous-même acteur de ces sites sociaux afin de ne pas vous laisser dépasser par ces nouvelles pratiques.

Cette note est une traducation de l'article de Joan Fritz sur nonprofit.about.com

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Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif - 28/04/2010

10 tactiques pour transformer l'information en action - 07/04/2010

Wisertuesday : êtes vous bon utilisateur des réseaux sociaux twitter et facebook ? - 03/03/2010

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mercredi, 28 avril 2010

Etude NTEN sur l'utilisation des médias sociaux par les organisations sans but lucratif

NTEN, le non profit technology network, Common knowledge et The Port réalisent chaque année une étude auprès des organisations sans but lucratif (OSBL) américaines sur le thème de leur utilisation des médias sociaux. La dernière version a été publiée en avril 2010 en anglais, voici ma sélection de quelques points clés de l'étude.


A propos de la méthodologie


Etude menée auprès de 1 173 professionels des OSBL, entre le 3 février et le 15 mars 2010.

Deux groupes de questions ont été posées :

  1. Sur l'utilisation des sites sociaux commerciaux (Twitter, Facebook, LinkedIn...)
  2. Sur la construction et l'utilisation de sites sociaux développés par l'organisation sur son propre site web : les sites sociaux maison

Les réponses émanent d'organisations de toutes tailles dans les secteurs suivants : Arts et culture, associations, éducations, environnement et protection des animaux, santé, services à la personne, organisations de solidarité internationale.

Il s'agit de la seconde édition, ce qui permet des comparaisons et des remarques sur l'évolution des pratiques.


Résultats de l'étude

Les médias sociaux commerciaux

  • 86% des organisations consultées ont une présence sur Facebook. Contre 74% l'an passé.
  • 60% ont une présence sur Twitter, contre 43% en avril 2009.
  • LinkedIn et Yoube sont utilisés comme l'an passé par 48 et 33% des organisations
  • Myspace recule de 26 à 14%

Les organisations internationales sont unanimes sur l'utilisation de Facebook : 97% l'utilisent

  • 46% des organisations indiquent que la collecte de fonds (fundraising) joue un rôle important dans leur choix de présence sur les médias sociaux, juste derrière le marketing de leur association.
  • 40% des organisations confirment avoir levé des fonds sur Facebook mais 78% d'entre elles ont levé une somme inférieure à 1 000$ dans les 12 derniers mois.
  • Facebook est la seule plateforme permettant à des organisations de lever plus de 10 000$ sur 12 mois.

Les médias sociaux maison

  • 22% des organisations disent travailler sur un média social conçu sur le site de leur organisation. Ce chiffre était de 28% l'an passé.
  • Sur le marché américain des médias sociaux maison, les plateformes sur mesure représentent 22%, Drupal 12%, Ning représente 12% (mais Ning est actuellement en train de revoir son modèle économique gratuit...) et 5% pour The Port Networck.
  • Le recours aux médias sociaux maison suppose un effort financier et humain plus important, et plus de temps aussi.
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Extrait de l'étude Non profit social network benchmark survey

 

Les médias sociaux commerciaux les plus utilisés

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Le rôle des médias sociaux commerciaux

  • 92.5% répondent qu'ils utilisent les médias sociaux pour faire du marketing traditionnel. A savoir promotion de la marque, des programmes, des événements et des services fournis.
  • 45.9% répondent que c'est pour faire de la collecte de fonds.
  • Et 34.5% pour distribuer leurs programmes et leurs reflexions.
  • Enfin 24.3% les utilisent pour faire des recherche sur leur marché.


Ressources humaines allouées à l'animation des médias sociaux

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  • 48% des organisations indiquent qu'elles prévoient d'augmenter les ressources humaines allouées à cette activité.
  • 48% affirment souhaiter rester au même périmètre de ressources.
  • 4% des organisations vont diminuer les ressources allouées.
  • Les principales barrières à l'allocation de nouvelles ressources
    • La difficulté à évaluer le retour sur investissement de l'activité.
    • Le manque de pratique et d'entrainement des organisations.
  • Les départements communication et marketing sont les principaux responsables de l'animation des médias sociaux (plutôt le marketing pour les plus grandes organisations, plutôt la communication pour les plus petites).
  • Les principaux indicateurs suivis pour évaluer les résultats sont le nombre de visiteurs amenés sur le site et la taille de la communauté


Les revenus générés à travers les médias sociaux commerciaux


Les médias sociaux comemerciaux tiennent leur promesse en termes de traffic généré, mais pas en terme de collecte de fonds. 77% des organisations ont levé moins de 1000$ sur la seule plateforme qui permette à certains acteurs de lever plus de 10 000$ : Facebook.
Un pourcentage qui mont à 88% pour Twitter.

La taille des organisations n'est pas un facteur explicatif de la réussite ou de l'échec des levées de fonds sur les médias sociaux.

Afin d'améliorer leurs pratiques, 30% des utilisateurs affirment avoir besoin de conseils et d'entrainement pour mieux travailler avec leurs publics sur les médias sociaux.

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Pour obtenir l'étude complète (en anglais) rendez-vous sur le site de NTEN

Quelques conseils pour débuter sur les sites sociaux - 05/05/2010

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19:30 Publié dans Regards sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nonprofit, reseaux sociaux, facebook, twitter, ressources, budget, association, ong |

mardi, 20 avril 2010

Questionnaire de préparation de la présentation du 19 mai

Plan de la présentation du 19 mai 2010

Retour sur les réponses au questionnaire


Questions réponses sur des mots clés & définitions


Evolution des pratiques sur le web

  • Recherche et veille
  • Communication (publication et diffusion), écriture
  • Dialogue et interactions avec les acteurs de la solidarité internationale


Typologie des nouveaux médias

  • Les forums & plateformes de conversation
  • Les blogs (Solidaires du monde)
  • Microblogging (Twitter)
  • Les réseaux sociaux (Facebook, Viadeo, LinkedIn, Ning)
  • Les communautés de contenu (Plateforme de partage photo et vidéo)
  • Les favoris sociaux (Netvibes, Delicious...)
  • Les wiki et les applications collaboratives (Google docs, Monde.org...)


Présentation de cas pratiques

  • Campagne de dénonciation des pratiques d'une entreprise
  • Campagne de plaidoyer / sensibilisation
  • Mobilisation pour une personne
  • Mobilisation pour un événement


Focus sur la collecte de fonds avec les médias sociaux

  • Principes et utilité
  • Les outils de collecte de fonds
  • Sélection de cas pratiques


Vers une nouvelle demande / un nouveau rôle des internautes ?

L'idée à traduire est celle d'une nouvelle répartition des  rôles entre association et public, nouvelle répartition qui prend en compte le fait que les internautes attendent plus d'informations et plus de relations avec les organisations qu'ils soutiennent.



lundi, 12 avril 2010

Les activités de l'équipe Solidaires du monde sur Internet

Voici la liste des services Solidaires du monde que nous animons sur le web.

En animant ces espaces nous mettons en valeur les publications de la plateforme mais plus nous serons nombreux à utiliser ces différents outils, plus nous nous enrichirons des connaissances des uns et des autres.

  • Service de partage de favoris sur le thème internet, solidarité et développement

http://delicious.com/solidairesdumonde.org

  • Partage de photographies et de videos réalisées par l'équipe

http://www.dailymotion.com/solidairesdumonde
http://www.flickr.com/photos/37907639@N08/

  • Pages de veille sur les principaux blogs de la plateforme Solidaires du monde

http://www.netvibes.com/solidairesdumonde

  • Page fan Solidaires du monde sur le réseau facebook (reprise des articles publiés sur les principaux blogs de la plateforme)

http://www.facebook.com/solidaires.du.monde

  • Signalement et reprises d'articles intéressants de la plateforme Solidaires du monde et du web solidaire

http://twitter.com/blogsolidaires
http://twitter.com/8foisoui


Blogs rédigés par l'équipe Solidaires du monde sur la plateforme :

  • Articles issus de notre veille sur internet, solidarité et développement :

http://regardsurleweb.solidairesdumonde.org

  • Articles d'explications pour les utilisateurs :

http://denousavous.solidairesdumonde.org

  • Articles de compte rendu d'événements auxquels nous assistons :

http://evenementssolidarite.solidairesdumonde.org

  • Articles dédié aux objectifs du millénaire pour le développement :

http://huitfoisoui.solidairesdumonde.org

  • 6 conférences sur le social businness, la microfinance et l'économie sociale :

http://rencontresdebabyloan.solidairesdumonde.org

  • blog de témoignage des associations partenaires de Solidarité Sida :

http://rencontresolidays.solidairesdumonde.org

 

mercredi, 31 mars 2010

Visibilité de votre blog

La majorité des visites de lecteurs sur votre blog dépend principalement de deux sources :

  • interne (sur un blog Solidaires du monde, depuis la page d'accueil ou encore depuis le moteur de recherche intégré)
  • externe (depuis une recherche de mot clé sur un moteur de recherche comme Google, Yahoo, Bing,...).

Quand on regarde en détail les statistiques, on remarque que la plupart des lecteurs proviennent de source externe après une recherche de mots-clés sur un moteur de recherche. D'où l'importance de bien tagger vos notes. De manière complémentaire, les blogueurs de la plateforme ont connaissance des nouvelles publications de la plateforme via la page d'accueil et notamment la partie « Les blogs Solidaires du monde en temps réel ».

Les blogs en temps réel.JPG

Certains d'entre vous ont modifié cette visibilité depuis leur back office, et c'est pour ça que nous avons préféré agir et réagir pour éviter à certains de devenir des blogueurs fantômes malgré eux.

Explication et enjeu

Quand vous vous connectez dans votre back office, dans l'onglet Tableau de bord, puis Généralités (cf. copie d'écran ci-dessous), vous arrivez en troisième point aux propriétés de promotion.

Sommaire back office.JPG

Si vous répondez non à la question « promouvoir votre blog sur le portail après une mise à jour ? » (cf. copie d'écran ci-dessous), la conséquence directe est votre absence de visibilité sur la page d'accueil.

Autrement dit, vous serez toujours visible depuis un moteur de recherche, mais en revanche, personne ne saura ce que vous venez de publier en temps et en heure depuis la page d'accueil de Solidaires du monde.

Propriétés de promotion.JPG

Autant dire que vous perdez ainsi un nombre potentiel de lecteurs. Pour parer à cela, assurez-vous de bien avoir coché oui à la question de la promotion de votre blog sur le portail après une mise à jour. En dernier lieu, n'oubliez pas de mettre à jour ces informations.

Pour finir, sachez que si vous cochez non, vos publications ne seront pas intégrées aux flux RSS que nous proposons à d'autres sites, et que vos notes ne seront pas relayées sur les comptes Twitter et Facebook de Solidaires du monde, qui proposent la lecture des notes des blogueurs de la plateforme.

 

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Comment écrire pour augmenter la visibilité de votre blog sur internet?

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10:30 Publié dans Conseils pour créer votre blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog, facebook, flux rss, twitter, visibilité |

mercredi, 20 janvier 2010

Les résultats de recherche "Haïti" sur Facebook

Depuis la tragédie haïtienne, Internet et les réseaux sociaux en particulier, apparaissent comme des caisses de résonnance,  des lieux de mobilisation et des outils pour la collecte de fonds des associations.

A la manière des grands médias, Facebook entretient une proximité émotionnelle entre l'événement et les internautes.  Ce qui s'affiche sur les pages Facebook de votre réseau semble plus personnel et proche que ce que les télévisions et radio retransmettent ? Si oui, cela promet un avenir certain à l'utilisation d'internet en matière de solidarité. Si le mimétisme est une strétégie répandue entre internautes membres d'un même réseau, la mobilisation et la collecte de fonds ne sont qu'au début de leur histoire numérique.

Sur Facebook, après le tremblement de terre, des groupes, des pages fans et des événements se sont créés dans de nombreuses langues (en anglais en majorité, en espagnol, portuguais, français, italien, allemand aussi). Le type d'information va de la page d'hommage à l'annonce d'événements publics, de l'invitation à donner à la page dédiée d'information d'une organisation internationale, de l'appel à l'annulation de la dette pour Haïti aux nombreuses pages qui monnayent l'adhésion des membres contre l'envoi d'1 $ en aide aux victimes. Ces dernières comptent énormément de membres...

A propos des pages de recrutement de membres contre promesses de dons

Le 19 janvier, 7 jours après la catastrophe, on dénombrait 15 000 groupes comprenant le mot « Haiti ». Pour faire son choix entre ces milliers d'initiatives, la langue et le nombre de membres déja inscrits semblent être les critères majeurs. Parmi les premiers résultats :

A première vue, ces page sont anonymes. Cela doit inciter à la prudence.  Pour le première, la somme collectée serait remise à la section Haïti de la Croix-Rouge Américaine « The Red Cross Haiti Disaster Relief Foundation ». Si des liens existent vers les formes de don possible à la Croix Rouge Américaine (alors que la la Croix Rouge Américaine a sa propre page Facebook) ainsi que des vidéos sur les ONG agissant en Haïti sont proposées, on ne peut que douter de l'authenticité de cette page. Sa vocation est sans doute uniquement de générer le plus grand nombre de membres afin de collecter des données personnelles.

Si les fans de ces pages ne s'engagent pas financièrement mais pensent engager un tiers sans doute l'auteur de la page a-t-il un intérêt à cumuler tant de membres.

Nous mettons donc en garde les internautes, car si certains ont une démarche sincère et honnête, tous ne le sont pas pour autant.

Notons que la date de création, le nom de l'administrateur, les messages ou liens sont autant d'indices qui peuvent aiguiller votre jugement. Par ailleurs n'hésitez pas à écrire à l'administrateur de la page, ou sur le mur (dans la mesure où il serait anonyme) ou à l'association pour confirmer ou infirmer les unions. Mais l'association risque d'avoir d'autres demandes plus urgentes...

Les groupes les plus importants sont majoritairement ceux qui appellent à la générosité des internautes. Sur les six premiers, trois proposent un don en échange de l'appartenance au groupe. Pourtant, ces pages ne donnent  pratiquement pas d'information sur l'évolution de la situation. Elles ne vivent que par leur promesse et les internautes qui y croient.

Cette prédominance pose des questions. Pourquoi aucune ONG n'apparait dans la première page de résultat  d'une recherche "Haiti" sur Facebook ? Pourquoi  le moteur de recherche de Facebook privilégie les pages comptant le plus de fans dans ses résultats ? Pourquoi n'y a-t-il pas de mise en garde sur ces pages ?

Enseignements pour les ONG : anticiper la recherche des internautes

La surreprésentation des groupes de promesse de dons contre appartenance à la page vient  du fait que les internautes ont principalement cherché le mot clé Haïti sur Facebook. Un des mots les plus prononcés dans les médias ces 15 derniers jours...

Si le moteur de recherche de Facebook a connu un pic comparable à celui de Google, alors ce sont les créateurs de page les plus réactifs qui ont récupéré le plus grand nombre de fans et la plus forte visibilité. Cela m'incite à penser que les ONG ont intérêt à créer elles-mêmes leur page dédiée au moment d'une urgence, comme l'a fait la Croix-Rouge Italienne, première ONG à apparaitre dans les pages de résultats d'une recherche sur Haïti.

Il est facile de créer une nouvelle page, et il est simple pour les ONG de les alimenter avec les informations qu'elles récupèrent du terrain :  ces pages seraient donc bien plus intéressantes que celles mentionnées précédemment.

Enfin, c'est une manière supplémentaire de donner de la visibilité aux actions de l'association et de proposer aux internautes une possibilité de donation sécurisée par la crédibilité de l'organisation.

La page Canada for Haïti

Parmi les premieres pages de résultats de recherche apparait la page Canada for Haïti. Elle compte 160 000 membres anglophones principalement. La page propose les logos de 8 orgnisations caritatives nord américaines et compte tenu de son nom elle a du être visité par bon nombre de canadiens expatriés ou vivant dans leur pays. Je n'ai pas relevé d'autres initiatives "nationales" d'un autre pays mais je ne parle pas toutes les langues.

L'initiative parait intéressante car le titre invite les canadiens à se fédérer autour de la cause. Auncun administrateur n'est mentionné mais la page renvoie à de nombreuses reprises vers cette page dédiée à la donation de l'ONG World Vision.

Dans cette initiative, je trouve intéressant que plusieurs ONG s'unissent pour s'adresser à la communauté canadienne (et à toutes les communautés qui s'estiment en affinité évidemment! Si vous lisez un peu les messages du mur vous verrez de l'arabe, de l'italien, du français...).

Plutôt que chaque ONG génère sa page et plutôt que de s'inscrire dans la concurrence des dons, le fait de se réunir pour s'adresser à une communauté en particulier me parait une bonne idée.

09:24 Publié dans Regards sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook, haiti, association, collecte, fonds, reseau social |

lundi, 18 janvier 2010

Interactions entre blog et réseau social

Vous avez entendu parler de Facebook et vous lisez un article sur un blog. Vous tombez bien car ce billet aborde la question des interactions entre l'outil blog et l'outil réseau social.

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Des outils complémentaires

Le site de réseau social Facebook permet à un internaute de créer et d'administrer un profil. Cette page profil centralise les informations et les contenus publiés par l'internaute : ses informations personnelles, les liens qu'ils publient et les réactions des membres de son réseau à ces publications.

Une fois ce profil créée, la première activité du nouvel arrivant sur un réseau social est de faire exister ses relations avec ses connaissances : ses amis. La première démarche consiste à se relier aux autres : envoyer un message pour valider la reconnaissance de l'autre, répondre à ceux qui vous invitent. Il faut connaitre les premiers membres de votre réseau pour le créer. Facebook matérialise votre réseau de connaissance et il s'appui sur ce réseau existant pour proposer son service.

Les relations interpersonnelles sont donc les nourritures de ces sites de réseau : il est difficile de générer des interactions sociales si on ne facilite pas à chacun la création d'un réseau social à son image. Les gens doivent se connaitre pour échanger.

La démarche est la même sur les réseaux sociaux professionels comme Viadeo, Xing ou LinkedIn. Seulement ce sont les relations professionnelles, présentes ou espérées, qui servent de base.

Le blog permet à chaque internaute de créer et d'administrer une page web permettant la publication régulière de textes, d'images et de vidéo. Comparé à un site standard, le blog est plus facile d'accès et son hébergement est le plus souvent gratuit.

Lors de la création du blog, le choix du titre et de l'url du blog constitue la première étape. Cette étape oblige à se poser la question : que vais-je écrire sur ce blog ? Quels vont être les sujets abordés ? Quels sont mes objectifs ?

Ainsi, l'adresse unique du blog, son titre également, sont des éléments qui comportent des indications pour le lecteur.


Premiers pas sur un blog, sur un réseau social

Le plus imortant sur une blog, ce sont ses contenus : les articles, les sujets et les thèmes abordés, le style et la personnalité de l'auteur, les commentaires éventuellement et donc les relations qu'il est possible de tisser avec l'auteur, en échangeant avec lui sur la base de ses articles.

Contrairement au réseau social où la valeur est dans la visibilité des relations. La première activité sur un blog est de  proposer ses reflexions : dire qui vous êtes, ce que vous faites ou ce que vous allez faire grâce à ce blog. Afin que le lecteur se fasse une idée de vous et des contenus à venir.

La première activité d'un blogueur passe par ce travail d'écriture et de citation, de récupération de témoignages, de sources d'informations, de rapports, d'études, de récits d'expériences. Il faut commencer par produire du contenu, puis ce contenu  devient  support des échanges. C'est sur la base de ces contenus que les échanges et les relations vont se mettre en place.


Faire interagir votre blog et votre réseau social


Le réseau social rend plus facile et fréquent les relations entre les membres d'un réseau. Ces relations s'appuient souvent sur un contenu : une vidéo, un lien, un article etc. Pourquoi ne pas faire de vos publication le support des échanges avec les membres de votre réseau social ?

Pour cela, il faut donc que les articles que vous publiez sur votre blog apparaissent aux membres de votre réseau. Ceux-ci seront sans doute  des lecteurs et des commentateurs pertinents de vos articles. Pour publier les articles de votre blog sur votre page de profil, nous vous recommandons l'application Networked blogs sur Facebook : elle affiche sur votre profil, donc sur ceux de votre réseau, la publication sur votre blog.

Mais si vous orientez les membres de votre réseau vers votre blog, il est également intéressant et complémentaire de proposer un lien inverse qui redririge les visiteurs de votre blog vers la page de votre profil, ou de votre groupe.
Le même principe est vrai si vous utilisez le site de partage photo Flick'r, (Comment insérer un badge Flick'r sur mon blog) le site de partage de favoris delicious, le site de partage vidéo dailymotion...


Pour créer un badge Facebook sur votre blog

  1. Enregistrez vous sur Facebook
  2. Allez sur votre page profil et en bas à gauche de cette page, cliquez sur Créer un badge de profil.
  3. Ensuite, cliquez sur Other : une ligne de code html apparait en dessous.
  4. Copiez là et collez là dans votre Bloc-notes.
  1. Enregistrez vous sur Solidaires du monde
  2. Cliquez sur "Présentation"
  3. Cliquez sur le sous menu "Contenu des colonnes"
  4. En bas de page, dans "Ajouter un élément personnalisé", cliquez sur "Ajouter un élément HTML" (en bas sur le visuel ci-dessous)
  5. Nommez l'élément puis copiez/collez le code html du Bloc-notes dans "contenu de l'élément"
  6. Choisissez d'afficher le nom et/ou de centrer l'élément.
  7. Enregistrez

Une fois que vous aurez enregistré, un nouvel élément apparait dans la liste des éléments de votre/vos colonne(s). Vous devez alors ajouter cet élément à droite ou à gauche en fonction de la structure choisie pour votre blog.

facebook-nouvel-element.jpg

Ainsi, vous avez les étapes pour publier votre profil Facebook dans une colonne de votre blog. Sur cette page, vous pouvez également créer d'autres badges : de page fan, de groupe, de photos.

Ainsi, un visiteur de votre blog voit d'emblée votre présence sur Facebook. Si ce visiteur souhaite lire vos publications, y réagir ou tout simplement entrer en contact directement avec vous : ce sera désormais plus facile. Et Facebook deviendra un espace de prolongement de votre blog.


Etape suivante : vous faire connaitre par ceux qui ne vous connaissent pas encore

Sur Facebook, il est aisé de mener une recherche de groupe, de profiles ou de pages fans en fonction d'une zone géographique, d'une langue ou de mots clés. En cherchant par exemple les associations de sensibilisation au VIH SIDA dans les pays d'Afrique noire francophone, vous pouvez trouver des interlocuteurs qui s'intéresseraient au blog d'une association du Burkina Faso travaillant sur cette thématique.

De la même manière, n'hésitez pas à mener des recherches de sites web ou de blog d'associations pour leur faire connaitre les publications de votre blog en leur proposant un commentaire ou en leur écrivant un mail.

Nous reviendrons plus en détail sur les métodes de médiatisation d'un blog, prochainement.