jeudi, 21 mars 2013

Atelier Bioforce : un accompagnement dans votre projet de développement solidaire

bioforce, emploi, solidaire, solidarité internationaleL’Institut Bioforce, à travers son département Accompagnement Solidaire, propose des ateliers collectifs sur deux jours, tout au long de l’année. Le prochain aura lieu à Paris les 28 et 29 mars 2013.

Durant ces deux jours, les participants (étudiants, demandeurs d’emploi, retraités, diplômés ou non…) seront sensibiliser aux métiers de l’emploi solidaire en France et à l’étranger. Ils pourront être orientés dans leurs projets professionnels, leurs motivations et leurs compétences, être accompagnés dans la construction d’une stratégie de recherche d’emploi et avoir accès à diverses offres dans le domaine de la solidarité internationale.

L’Atelier Emploi Solidaire, animé par un chargé d’orientation professionnelle, propose une véritable expertise sur la solidarité internationale et permet aux participants de maîtriser les techniques de recherche d’emploi.

Pour plus d’informations et obtenir la grille tarifaire, rendez vous sur http://www.bioforce.asso.fr/spip.php?rubrique298.

mardi, 01 juin 2010

Soirée d'ouverture de la semaine du microcrédit 2010 au MK2 - 31 mai 2010

A l'occasion de l'Année Européenne de Lutte contre la Pauvreté et l'Exclusion sociale, une projection en avant-première de cinq courts métrages réalisés par des jeunes de quartiers et parrainés par Olivier Assayas était organisée au MK2 Bibliothèque. Suite à celle-ci, une table ronde, animée par Guillaume Goubert, Rédacteur en chef du journal La Croix, s'est ouverte sur la thématique « Le microcrédit et la lutte contre la pauvreté ». Organisée en deux temps, elle réunissait pour commencer quatre des cinq réalisateurs auxquels se sont succédé Maria Nowak, Présidente de l'ADIE et Jean-Baptiste de Foucauld.

Le microcrédit fait son cinéma

Les couleurs de l'Adie, de Marion Leduc

Merci patron, de Franck Lahoui

 

Une rencontre, de Arnold Tsamas

 

Mon papa, de Michel Granjenois

 

 

Rendez-vous, de Yacine Mamoudi




« Le microcrédit, c'est exactement quelque chose qui se place ai bon endroit dans la société ».

Pour Olivier Assayas, ce parrainage est l'occasion de faire du cinéma avec des acteurs inhabituels. A l'image du microcrédit, ce gage de confiance vise à rendre la légitimité de ceux qui en sont privés sur le motif de leur non solvabilité auprès des banques. Interview en image :

 

 

Présentations de Michel Granjenois et de Arnold Tsamas

Michel Granjenois, réalisateur de Merci Papa, a créé sa boite de production cinématographique il y a quelques années. C'est en 2005 qu'il a rencontré l'ADIE, à l'occasion de la semaine du microcrédit. Le premier prêt qui en a suivi lui a permis d'acheter du matériel, en plus de l'accompagner dans ses démarches de créateur d'entreprise individuelle auprès de la Chambre des métiers. Pour cela, il a bénéficié d'un suivi régulier (une fois par mois), avec un bénévole de l'association. Quatre ans plus tard, il a contracté un second prêt pour renouveler son matériel et rester compétitif sur son marché.

Arnold Tsamas quant à lui, a rencontré le microcrédit grâce au Conseil Régional de sa région (94). PDG de AT2Music, sa société est née de la volonté de produire ses frères qui avaient préalablement signé un contrat chez Universal alors qu'ils étaient âgés de 7 et 8 ans.  Au jour où nous publions, l'entreprise de Arnold fête ses un an !

(Par manque de temps, la table ronde n'a pas pu permettre aux autres réalisateurs présents de s'exprimer sur leurs parcours et expériences respectives avec l'ADIE).

Maria Nowak et Jean-Baptiste Foucauld sur la place du microcrédit en France

Selon les propos de Jean-Baptiste de Foucauld, le microcrédit est un phénomène récent, autorisé dans un contexte bien contemporain. Dans une période sombre, où le plein emploi et la sécurité (de l'emploi) creusent l'écart avec la réalité du travail telle qu'on la connaissait hier, où le deuil des trente glorieuses reste vif, la valeur « travail » se porte dans la morosité.

Seulement, si la lecture de cette valeur a changé, sa forme structurelle aussi.  Bien plus qu'hier, le travail repose sur la capacité d'initiative. Sur ce point ; la dénomination de l'Association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE) est caractéristique. Or, si le contexte global est favorable à « l'esprit d'initiative », comme on a coutume de dire, les jeunes ne bénéficient pas d'un « capital initiatives » autrement dit,  d'un socle d'outils favorable au déploiement de cette même logique. Carte du paradoxe : l'Hexagone refuse le modèle libéral, compris comme un champ de dérégulation massif, sans pour autant être en capacité d'imiter le modèle nordique, lui-même compris comme une discipline communautaire. En anticipant le constat dressé par Maria Nowak un peu plus tard, à savoir la résignation latente des français sur la question du chômage, Jean-Baptiste de Foucauld insiste sur la construction collective qui reste à faire en vue d'éradiquer, de contraindre, la propension au chômage des jeunes telle qu'on la connait en France.  De fait aujourd'hui, l'initiative professionnelle se lit davantage comme l'expression d'une contrainte que comme celle d'un droit, d'un véritable choix, pour des populations défavorisées sur la base de leurs origines sociales, couleurs de peau, et autres clichés laborieux. Tout l'enjeu consiste à asseoir la légitimité des microentrepreneurs, au même titre que n'importe quel autre créateur de valeurs. Par extension, il s'agit de légitimer en acte la culture discursive de l'esprit d'initiative.

Maria Nowak succède ensuite au « parrain de l'ADIE », pour nous raconter les débuts de l'association dont elle est l'origine et aujourd'hui la Présidente. A la naissance du projet, inspiré des travaux de Muhammad Yunus, Maria Nowak fut confrontée à l'incompréhension et au scepticisme des acteurs qu'elle sollicitait alors (à l'instar de son homologue bangladais). Avec humour, elle nous raconte que Jean-Baptiste de Foucauld, auquel elle s'adressa alors,  lui répondit en ces termes : «  faîtes le vous-même ». Rien de négatif ici ; mais au contraire, l'expression parfaitement accomplie de l'esprit d'initiative.

Pour Maria Nowak, si la crise touche de plein fouet les plus démunis, l'optimisme des microentrepreneurs fait mentir la morosité ambiante. Ce trait caractéristique est un élément moteur de la réussite de ce projet économique, social - et sociétal. Ce point est régulièrement souligné par la présidente de l'ADIE dans ses interventions publiques ; c'était notamment le cas lors de la Soirée entreprenariat social du 11 mai dernier organisée à Sciences Po.

Constat positif, certes. Mais ceci étant, reste à se poser la question de l'amélioration de l'activité de l'ADIE sur le plan réglementaire. En effet, si l'action de l'association bénéficie d'ores et déjà de la reconnaissance du ministère de l'économie, qu'une convention entre le FSPP et le pôle emploi est en cours de signature, la sur réglementation des métiers représente une limite de taille.  La culture du diplôme, spécificité bien française, marque un frein pour l'accès des jeunes à l'emploi. Et Maria Nowak de souligner ce paradoxe : avec un taux de chômage des jeunes de quartier proche de 40%, comment accepeter la surréglementation des secteurs ? Exemple simple : aujourd'hui, un diplôme de paysager est nécessaire pour tondre des pelouses... Où est le bon sens ? Comment le réactiver ? Des formules avec des qualifications faibles permettant de changer de métier à l'heure de la « flexibilité » pourraient être une voie à mûrir...

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Rencontre avec Maria Nowak, Présidente de l'ADIE

Conférence sur le Social Business

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jeudi, 14 janvier 2010

Solidaires du monde sera présent au Salon de l'Emploi Responsable à Lyon dans le cadre du Tour de France Humanitaire organisé par Bioforce

logotdf.jpgL'équipe Solidaires du monde sera présente à Lyon, pour une autre étape du Tour de France Humanitaire, les 22 et 23 janvier 2010 à Lyon.

Le Salon de l’Emploi Responsable est l'occasion de donner une visibilité nouvelle aux acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire en regroupant des structures et des activités différentes et variées. Les organisateurs du Salon ont souhaité mettre en avant cette année le dynamisme du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire en plaçant ce salon sous le signe de l’innovation.

Bioforce et le Tour de France humanitaire

Logo Bioforce.jpgLe Tour de France Humanitaire est organisé par Bioforce Développement, institut ayant pour objectifs d'améliorer la pertinence des actions de solidarité par la formation, l'orientation et le développement local et accroître l'efficacité des actions de santé publiques par le renforcement des programmes et des structures de santé.

    Le Tour de France Humanitaire est une action collective qui rassemble 38 acteurs de solidarité (ONG, associations, entreprises, fondations, institutions) tous réunis autour d'un même objectif : promouvoir la solidarité en informant et orientant ceux qui souhaitent s'engager. Une étape du Tour de France Humanitaire est une occasion unique pour s'informer, rencontrer et échanger avec les acteurs professionnels du secteur solidaire.

    C'est tout naturellement que nous nous sommes associés à Bioforce pour cette journée d'information autour de la solidarité afin de présenter la plateforme de blogs Solidaires du monde comme outil de témoignages et de réflexion autour des thématiques telles que l'humanitaire, le développement et bien sûr la solidairité.

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    18:25 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conférence, emploi, forum, humanitaire, ong, solidarité |

    lundi, 10 août 2009

    Les nouvelles technologies aident les pays en développement

    Je vous propose la traduction d'un article publié sur le blog de l'International Association of Agricultural Information Specialists (IAAIS pour aller plus vite).

    Le dernier rapport du Groupe de la Banque Mondiale conclu que les nouvelles technologies créent des emplois, augmentent la productivité et améliorent la gestion.

    Selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque Mondiale : Information and Communications for Development 2009: Extending Reach and Increasing Impact, le nombre d'utilisateurs d'Internet a été multiplié par 10 entre 2000 et 2007 dans les pays en voie de développement.

    De plus, le rapport estime que les prochains milliards d'abonnés à la téléphonie mobile seront principalement des utilisateurs en zones rurales. Un exemple illustrant ce phénomène est l'Inde, un pays en développement qui s'est converti en leader mondial de cette industrie.

    Cependant, le Groupe de la Banque Mondiale affirme que moins de 15% de ce marché de la communication a été exploité, et il estime que l'on atteindra seulement 27% en 2010. Cette réalité incite les experts à analyser la meilleure manière d'employer les avantages offerts par internet et d'atteindre son un développement plus complet.

    Dans un pays comme le Ghana, les télécommunications ont contribué au développement économique. Actuellement, 35% de l'emploi dans les pays en développement est lié au secteur des services, il en va de même pour 51% de son PIB.

    Une des raisons est l'utilisation que font les agriculteurs des téléphones mobiles pour accéder aux informations de marché. Grâce à un service d'alerte par messages courts (sms), l'utilisateur connaît les prix des produits en temps réel et les offres d'achat et vente.

    De la même manière, des accords sont conclus entre commerçants sans faire appel à des intermédiaires qui augmentent le coût des transactions. Une autre manière d'éviter le paiement de taxes  est l'utilisation de services bancaires et de paiements mobiles.

    L'accès aux réseaux à large bande (internet et mobile) est fondamentale pour le développement futur de ce secteur.

    Bien que de nos jours les réseaux mobiles constituent la plus grande plateforme de distribution au monde, la connexion à Internet est fondamentale pour le développement futur de ce secteur. Les experts s'accordent pour dire qu'une augmentation de 10 % des connexions à Internet à haut débit augmenterait de 1,3 % la croissance économique des zones rurales.

    Pourquoi ? Simplement parce que si le haut débit gagnait les zones éloignées, de nouveaux emplois seraient créés pour les jeunes, et la productivité des champs de culture et leurs exportations augmenteraient.

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    Extrait de la synthèse du rapport en français (cf. encadré Pour aller plus loin)


    Mais ces avancées en matière de télécommunications n'apportent pas que des bénéfices économiques, mais également politiques.

    Les gouvernements modernes qui se servent des TIC peuvent accroitre l'éfficacité de leurs services publics, la transparence de leur fonctionnement et leurs capacités de répondre aux problèmes.
    Ce sont les conclusions des projets menés en Chine et au Brésil sous le nom d'e-gouvernement. Ces projets ont permis de réduire le cout et le temps passé pour les transactions financières et ils ont permis une augmentation des revenus fiscaux des gouvernements.

    De plus, l'accès à un service public depuis depuis un centre local ne nécessitant pas de longs trajets, a permis une plus forte participation de la population.

    La pénétration des technologies de communication dans les zones défavorisées
    a aussi contribué à des améliorations sociales.


    De nombreux pays en voie de développement souffrent du manque d'accès à des soins de santé. Face à ce problème, l'amélioration des systèmes d'information aident au suivi de prestations de services, améliorent la gestion des inventaires et permettent aux professionels d'être averti plus rapidemment sur les résultats de leurs actions.

    Enfin, un bénéfice social majeur nait de l'intensification des relations sociales à distance permises par les nouveaux médias, par delà les frontières notamment.

    Les obstacles

    Le cout élevé de la mise en place de ces systèmes reste un inconvénient majeur.
    Les nouvelles technologies de l'information se développent surtout dans les villes qui permettent aux acteurs de rentabiliser leurs investissements. Les zones rurales restent profondément défavorisées en matière d'accès à internet, du fait de l'absence de réseau existant permettant de véhiculer les données, du fait des distances à parcourir également.

    Le manque de personnel compétent freine également le développement de la pratiques et d'applications de ces nouvelles technologies. Toutefois, on peut rappeler que la formation peut désormais se faire de manière distante. Les conditions de transfèrs de compétences du nord vers le sud et du sud vers le nord n'ont jamais étaient aussi bonnes qu'avec internet. Toutefois la multiplicité des langues n'est pas sans poser problème (note du traducteur :).

    Enfin, la volonté politique est une des clés du développement de l'accès à internet. Des politiques incititatives doivent être menées pour aider à la mise en place des investissements de départ.
    Les bailleurs du nord devraient prévoir une amplification des fonds destinés à financer ce type de programmes.

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    Synthèse du rapport Information et Communication pour le Développement, en français par Mohsen Khalil, Philippe Dongier, and Christine Zhen-Wei Qiang : 18 pages et de nombreuses références à des études.

    Lire le rapport complet de la banque mondiale en anglais

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