vendredi, 30 mars 2012

Tutoriel : Comment créer sa newsletter personnelle

Pour tenir les lecteurs informés des nouveaux articles publiés sur votre blog et maintenir ou augmenter votre trafic, savez-vous que vous disposez d'un outil intégré à Solidaires du Monde ?

En effet, dans l'interface d'administration de votre blog, vous pouvez créer une liste de diffusion ou newsletter personnelle, afin d'envoyer par email les derniers billets que vous avez écrits. Pour mettre en place votre première newsletter, suivez ces étapes pas à pas.

Connectez-vous d'abord à l'interface de votre blog, puis cliquez sur l'onglet « Tableau de bord ». Une fois arrivé dans cette partie, vous verrez sous les onglets l'option « Newsletter ». Vous devez alors activer l'option avant toute chose.

Ensuite, il vous faudra remplir la liste de diffusion à proprement parler. Remplissez le bloc avec une adresse email par ligne. Attention, assurez-vous que vous connaissez les personnes destinataires ou qu'elles souhaitent recevoir des informations de votre part, pour éviter de passer dans leur courriers indésirables...

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Renseignez également votre nom et adresse email qui s'afficheront comme expéditeur. Ensuite, rien de plus simple pour choisir le contenu que vous voulez relayer :

  1. sélectionner le nombre de billets que vous souhaitez inclure dans cette édition ;
  2. pour les éditions suivantes, vous aurez également la possibilité d'inclure toutes les notes depuis le dernier envoi.

Cliquez enfin sur « Créer une newsletter ». L'outil vous affichera alors un modèle de cette liste, et vous pourrez l'envoyer directement aux adresses que vous avez renseignées précédemment, ou simplement envoyer ce modèle à votre propre email pour vérification.

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Voilà ! Les personnes abonnées à votre liste ou vos amis pourront ainsi être informées de vos dernières publications !

L'équipe SDM

18:22 Publié dans Conseils pour créer votre blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : howto, faq, newsletter, outil, diffusion |

vendredi, 14 mai 2010

Changement de catégories sur Solidaires du monde : pour qui ? Pourquoi ?

Dans le cadre d'un partenariat entre Solidaires du monde et l'organisme de formation aux métiers de l'humanitaire Bioforce, des liens vers les blogs Solidaires du monde sont désormais disponibles sur un de ses sites : le Portail de la Solidarité, qui a pour vocation de regrouper les informations dispersées sur la toile en un seul lieu et de permettre à chaque lecteur de construire son avis grâce à un contenu varié.

Vos blogs sont classés selon les cinq catégories suivantes : Santé, Education, Environnement économique, Humanitaire et Divers. Aujourd'hui, le panel s'est élargi à 22 catégories :

Asile / Réfugiés

Chantiers internationaux

Commerce équitable

Communication / Médias

Coopération décentralisée

Crises / Catastrophes

Culture

Droit au logement

Droits de l'homme / Plaidoyer

Eau / Assainissement

Economie sociale et solidaire

Education au développement

Enfance

Environnement

Handicap

Humanitaire / Urgence / Développement

Micro-finance

Nutrition / Sécurité alimentaire

Réinsertion

Santé / Médical / Paramédical

Social / Médico-social

Tourisme solidaire


La catégorisation : pour qui ?

Pour vous autant que pour vos lecteurs ! Le fait de choisir une catégorie pour référencer votre blog vous permet en effet d'améliorer son référencement. Cela permet à un internaute de trouver des informations relatives à ce qui l'intéresse via tel ou tel champ lexical. Les plus « classiques »  et repérables en matière de développement et de solidarité figurent parmi les vingt-deux titres de catégories que vous trouvez désormais.*


Pourquoi ?

L'avantage d'une catégorisation plus étendue permet à votre blog de cibler vos lecteurs plus précisément. Concrètement, votre visibilité sera élargie si bien sur la plateforme Solidaire du monde en elle-même, que sur les moteurs de recherche en général. Les étudiants de Bioforce, les professionnels, les lecteurs du Portail autant que les passionnés auront plus de chance de vous lire et d'établir le contact avec vous. Vos notes seront toujours publiées sur la plateforme de Solidaires du monde, mais la diffusion sur le Portail sera automatisée. Attention à ne pas confondre: ici, ce n'est pas l'internaute qui est abonné aux flux RSS de tel ou tel catégorie, mais le Portail de la Solidarité. Ne cherchez donc pas l'icone orange RSS pour vous abonner.

Pour finir, n'oubliez pas de vous assurer de la visibilité de votre blog depuis votre back-office, en consultant la note qui s'y rapporte.


Comment ?

Pour le moment, l'Equipe de Solidaires du monde évalue régulièrement les blogs de la plateforme à destination du Portail de la Solidarité. Les choix sont définis par des critères basiques: la qualité, la régularité et bien sur la concordance entre le thème d'un blog et les catégories proposées par le Portail. Ces choix ne sont donc pas figés, mais vont évoluer avec le temps. Il est tout à fait possible qu'un blog soit redirigé sur le Portail de la solidarité plus tard. A moyen terme, chaque nouveau blogueur pourra décider lors de la créaton de son blog de l'attribuer à telle ou telle catégorie.


Concernant les notes

Le choix de ces catégories vous est également proposé dans le classement de vos notes, en plus de vos catégories libres. Il s'agit là d'une « politique interne » de classification, qui permettra à votre lecteur d'affiner sa recherche de lecture une fois qu'il se trouvera sur votre blog. Vous pouvez donc créer vos propres catégories depuis votre back-office.

Par exemple, Cartouches Solidaires peut conserver ou moduler les Catégories spécifiquement créées pour son blog, à savoir :

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En revanche, dans la catégorisation « externe », on pourra classer ce blog dans « Environnement » ou encore « Economie sociale et solidaire ».


Où ça ?

Sur la page d'accueil du Portail de la Solidarité, vous verrez une colonne à gauche intitulée « Domaines »,  où vous trouverez les 22 catégories.

Lorsque vous cliquez sur une catégorie, les blogs Solidaires du monde correspondants au thème, un descriptif court et la date de la dernière note publiée apparaitront sur la colonne de droite. Dans l'exemple de l'Economie Sociale et Solidaire, on peut retrouver les blogs "Terre Jaune Mali", "Regards sur le Web" et "Les amis du réseau des diplômes en gestion de la politique économique". En cliquant dessus, une nouvelle fenêtre s'ouvrira et vous accéderez naturellement sur le blog de votre choix.

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Nous vous invitons à lire la note « Qu'est ce que le RSS ? A quoi cela sert ? », qui vous expliquera ce qu'est le RSS, comment cela fonctionne et pourquoi est-il utilisé.

Vous trouverez dans la note « Quels sont les flux RSS des nouvelles catégories ?» la liste des blogs par catégorie, choisis par l'équipe Solidaires du monde, les flux RSS correspondants, et leur optimisation grâce à l'outil Netvibes.

jeudi, 18 février 2010

Entretien avec Jean-Michel Cornu de la Fing sur l'innovation et les usages d'internet

Le 21 janvier dernier, nous avons rencontré Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération.

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Présentation de la Fing

Créée en 2000 par une équipe d’entrepreneurs et d’experts, la Fing repére et valorise l’innovation dans les services et les usages du numérique. Elle compte plus de 160 membres dont 4 grands partenaires : Orange, la Caisse des Dépots et Consignations, le Groupe Laser et la Région PACA, ainsi que des grandes entreprises, start-ups,  laboratoires de recherche, universités, collectivités territoriales, administrations et associations.

Afin de diffuser sa veille et ses analyses, la Fing édite le site Internet Actu, dont nous recommandons la lecture à ceux qui veulent des analyses détaillées sur les usages des TIC.

Interview de Jean-Michel Cornu

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Il nous a semblé intéressant de rencontrer Jean-Michel afin de lui poser quelques questions sur les usages d'internet dans les pays en développement, sur la diffusion de l'innovation et les échanges interculturels permis par l'augmentation de l'utilisation d'internet.

En tant que directeur scientifique, Jean-Michel tisse un trait d'union entre les laboratoires où s'élaborent les nouvelles technologies et les premiers utilisateurs. Mais, comme il le rappelle dans l'entretien, il ne suffit pas de suivre les laboratoires publics ou privés des pays riches matériellement. En effet, l'innovation est aussi au coeur des pays en voie de développement dans les adaptations, les combinaisons et les usages faits des nouvelles technologies.

Pour en savoir plus sur les activités de Jean-Michel Cornu : sa page dédiée sur le site de la Fing ou encore, son blog.

Nous remercions Jean-Michel pour sa disponibilité pour cette interview et la générosité de ses réponses.


Première partie
: innovation et usage des TIC

Après une minute de présentation sur son parcours personnel et ses activités au sein de la Fing, Jean-Michel présente quelques éléments issus de ses recherches en matière de veille sur les innovations technologiques au nord et au sud.

A propos des usages des technologies de l'information et de la communication, Jean-Michel rappelle ce propos d'un de ses amis, ancien directeur de l'African Centre of Meteorological Application for Development (Acmad), paraphrasant Esope  : "les TIC sont un peu comme la langue des hommes, à la fois la meilleur et la pire des choses" puis il remet en question l'idée que les TIC permettrait un rattrapage en matière de développement : "sommes nous vraiment un modèle ?"

Jean Michel rappelle également que les meilleurs niveaux de multilinguisme et d'artisanat résident en Afrique. Des véritables atouts dans les usages d'internet.

Accès direct aux références : ACMAD - Fab Labs - Neil Gershenfeld on Fab Labs - Fondation Internet Nouvelle Génération - The Well

André Gunthert : “Internet est une révolution de la consultation plus que de la production


Deuxième partie

A propos de mobilisation permise par internet, Jean-Michel nous met en garde contre une vision consistant à voir de manière séparée le monde en ligne et le monde hors ligne. Internet prolonge et accroit les possibilités d'échanges déja existantes entre les humains.

"Utilisons internet pour des gens qui ne savent pas ce que c'est qu'internet. Avec un téléphone mobile et une petite bidouille, on peut créer une passerelle entre les SMS envoyés par les téléphones mobiles et le Web. Un autre dispositif a été mis en place par RFI et l'ANPE du Mali afin de diffuser des offres d'emplois en passant par internet, le satellite et les radios locales".

Accès direct aux références : Agence Nationale pour l'Emploi du Mali - RFI - TIC


Troisième partie

Concernant la transmission des savoirs, Jean-Michel Cornu revient notamment sur les avantages du multilinguisme à l'ère d'internet. Les capacités linguistiques et culturelles deviennent déterminantes sur internet en matière de diffusion de la connaissance.

Accès direct aux références : site de RFI planète radio & article sur le système du boeuf qui tourne pour produire de l'énergie

Sur le multilinguisme en Afrique : les origines du multilinguisme en Afrique, ou pourquoi les Africains sont souvent polyglottes et pour aller plus loin sur ce sujet : Multilinguisme et politiques linguistiques en Afrique, par Marcel Diki-Kidiri.

Sur le Forum Innov@frica, organisé à Bamako au Mali du 14 au 18 décembre 2009 : restitution du premier forum - rapport de la mission de la Fing - le blog dédié à l'événement - l'émission dédiée de Cédric Kalongi sur RFI


Quatrième partie

A propos de nouveaux modèles productifs et de valeurs, Jean-Michel revient sur la définition d'internet comme un "réseau de réseaux".  Il  rappelle l'importance de l'interconnexion des réseaux et la tension entre uniformisation et atomisation : ce qui est intéressant c'est de garder les différentes cultures sur les réseaux car l'approche de l'innovation peut être tellement différente que cela nous interroge et nous donne de nouveaux éclairages sur les innovations et leurs usages.

"Ce qui est intéressant, ce ne sont pas les réponses mais le partage des questions... La solidarité, c'est partager les questions pour se remettre en question".

Accès direct aux références : crowdsourcing - open source


Cinquième partie

Internet est un support d'innovation inédit "il y a plus d'innovations dans les 20 dernières années que dans toute l'histoire de l'humanité".
Après deux minutes, Jean-Michel aborde la question de l'innovation monétaire. Il développe les réflexions menées autour du Moniba avec le CESTI et l'ANPE du Mali. Cela permet de comprendre comment on peut échanger une monnaie affectée (ou complémentaire) contre des heures de formations pour faciliter les échanges de formations entre individus. Plus vous formez les autres, plus vous accumulez des Moniba et plus vous pouvez être formé.

Accès direct aux références : article imprimantes 3D sur wikipedia - vidéo de présentation d'une imprimante 3D
Je n'ai rien trouvé sur le travail de Valentin Lacambre sur les graines libres. Comme le sujet m'intéresse, je reviendrai sur le sujet ultérieurement.

Sur les tableaux blancs interactifs : tableau blanc interactif sur Wikipedia - démonstration et explications en français sur le tableau blanc interactif à base de Wiimote - l'initiateur de cette innovation se nomme Johnny Chung Lee.

A propos des monnaies affectées ou complémentaires :



Sixième et dernière partie

Jean-Michel s'exprime ici sur la rencontre avec l'autre dans ce qu'elle permet "une proximité de coeur et une différence de culture". Il rappelle également ce propos de Rousseau : "l'humain peut à la fois être meilleur et pire que la nature".
"Parce que nous allons avoir des visions différentes, nous allons pouvoir enrichir les choses".

La fin de l'interview met en perspective les sciences humaines dominantes comme l'économie avec les sciences de la compléxité, les sciences de la prise en compte du multiple : passer de la science de l'un aux sciences du deux (l'économie, vision dominante de notre époque), à celles de demain, les sciences du multiple.
Les indiens Pirahas d'Amazonie ont beaucoup à nous apprendre, si nous prenons le soin de les écouter.

"Les meilleurs spécialistes de la compléxité sont ceux qui ont le plus de liens avec le nous !"

 

 

N'hésitez pas à proposer vos commentaires sur cette note ou à visiter le blog de Jean-Michel Cornu pour lui faire part directement de vos remarques : le blog de Jean-Michel Cornu.

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L'histoire d'Internet par Serge Soudoplatoff

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20:21 Publié dans Regards sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fing, science, innovation, technologie, usage, internet, diffusion, connaissance, culture |

jeudi, 13 août 2009

Twitter : présentation et utilisation pour les ONG

L'objectif de cette note est double :

  • Présenter le service Twitter et le situer dans la chaine de diffusion de l'information
  • Proposer des pistes concernant l'utilisation de ce service pour les acteurs de la solidarité et du développement


Resituons Twitter : chiffres et présentation

En chiffres : 27 millions d'utilisateurs et plus d'1 milliard de messages envoyés

Twitter est un service internet qui, depuis fin 2008, fait parler beaucoup parler de lui tant par son attrait que par sa méconnaissance.

Il s'agit d'un outil de microblogging et de réseau social qui permet à un utilisateur d'envoyer gratuitement des messages, appelés « tweets » (tweet veut dire gazouillis en français, des petits cris d'oiseaux numériques), de 140 caractères maximum, par Internet, par messagerie instantanée et/ou par SMS.

Au vu des chiffres de croissance, l'outil est en pleine ascension puisque  72,5 %* des utilisateurs ont rejoint Twitter lors des 5 premiers mois de 2009.

Mais malgré un certain succès, Twitter reste un outil peu connu et encore mal utilisé. Pour preuve, 85,3 %** des utilisateurs postent moins d'un tweet par jour et même 21 %** des utilisateurs n'ont jamais émis de message.


*étude Pear Analytics, Aout 2009 http://www.pearanalytics.com/wp-content/uploads/2009/08/T...

*étude Sysomos, Inside Twitter, Juin 2009 http://www.sysomos.com/insidetwitter/


Premier maillon de la chaine de diffusion de l'information ?

Tout d'abord, Twitter doit une partie de son succès à son interface facile et léger, qui permet à chacun d'entre nous de s'approprier l'outil. C'est pour cela que les premiers utilisateurs de Twitter étaient majoritairement jeunes et curieux de tester le dernier  services du web.

La croissance du service aidant (plus il y a d'utilisateurs sur un service en ligne plus celui-ci est utile et attire d'autres utilisateurs : c'est la loi de Metcalfe), Twitter est devenu un lieu d'échanges majeur et un sujet de conversation récurrent sur les blogs et dans les médias. Notamment pendant la campagne Obama et plus récemment compte tenu de l'utilisation qui en a été faite par les jeunes iraniens révoltés par les conditions de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

Désormais, comme avec de nombreux services web, ce ne sont plus seulement des jeunes qui dynamisent le service, mais également des professionnels de la veille, des médias et d'internet, des politiques, des entreprises etc.

L'annuaire Twibs par exemple, recense plus de 16 000 entreprises sur Twitter. Cherchez media et vous trouverez près de 900 utilisateurs ; et une écrasante majorité d'anglophones.

En effet, comme toujours avec internet, la langue la plus utilisée est l'anglais (oui j'oublie le chinois, mais celui-ci n'est pas encore assez pratiqué au niveau international pour rivaliser avec l'anglais). Et si Twitter a atteint une maturité dans la sphère anglophone. Ce n'est pas encore le cas chez ses utilisateurs francophones. Reste à savoir ce que c'est que la maturité d'un service web. Peut être faudrait-il plutôt parler de diversité d'utilisateurs.

Aujourd'hui, le Figaro, le Monde et l'Equipe assurent une présence sur Twitter. Le Monde gère même plusieurs profils spécialisés en fonction des thèmes abordés.

Toutefois, on peut émettre une première salve de réserves car rien ne garantit que c'est bien le journal le Monde qui gère ces profils. C'est à la communauté de followers d'évaluer la qualité et la crédibilité des contenus.

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Voici une liste absolument pas exhaustive de journalistes français sur Twitter.


Twitter, le plus chaud des nouveaux médias ?

Aujourd'hui, au delà, de l'effervescence médiatique et de l'effet de bouche à oreille, on ne peut que constater que Twitter est devenu un outil de premier plan dans la diffusion de l'information.

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Le graphique ci-dessus montre comment Twitter (en bleu ciel) s'inscrit dans une diffusion de l'information en amont par rapport aux autres supports que sont les supports en ligne tout d'abord : blogs, forums et sites éditoriaux (en bleu foncé) puis la radio (en vert), la télé (en rouge) ou la presse écrite (en orange).

Ainsi Twitter devient une plateforme incontournable pour :

-          veiller ce qu'échangent les utilisateurs sur des mots clés identifiés

-          suivre un sujet en temps réel, un événement, une conférence, un moment fort

-          entretenir des échanges directs avec une communauté identifiée : écouter et prendre la parole

-          organiser et synchroniser des équipes distantes en garantissant la réception par tous d'un même message (sur ordinateur et téléphone portable)

-          proposer des productions et des sources d'informations à une communauté (ce qui pousse à une segmentation par sujet, par zone géographique, lorsqu'on travaille sur différentes zones et thématiques)

Mais comme tout service en ligne, il est nécessaire d'y investir du temps. Avec une communauté de centaines de followers, vous pouvez être amené à échanger de messages avec des centaines de personne, et ce de manière régulière.

Si vous faites vos premiers pas sur Twitter, commencez par passer du temps sur le moteur de recherche http://search.twitter.com afin d'identifier les utilisateurs qui s'expriment et publient des messages susceptibles de vous intéresser, mais aussi susceptibles d'être intéressé par ce que vous proposerez.

Et si vous lisez des blogs, repéréz ceux qui utilisent un compte Twitter.

Retwitt et fonctionnement de la (re)diffusion de l'information

La puissance de diffusion de Twitter réside dans l'une de ses fonctionnalités essentielles : la possibilité de « retwitter » une information.

Ainsi, un message diffusé par un utilisateur de Twitter à sa communauté de followers à des chances, s'il intéresse l'utilisateur, d'être rediffusé à nouveau par un ses followers qui le twittera à destination de sa propre communauté. Et le message circule
si le message les intéresse et si les membres de cette communauté le rediffusent à leur communauté.

Dans tous les cas, l'information se répand d'autant plus vite lorsqu'elle touche une communauté de personnes sensible à cette information, et donc prête à se l'approprier et à la rediffuser (sur Twitter, mais aussi dans un article publié sur un blogs, dans un commentaire, dans un mail, sur le mur d'un réseau social ou dans une conversation en face à face).

Evidemment, cette définition du « retwittage » est à prendre avec du recul. Pour deux raisons :

1. La première est que les deux communautés de followers auxquelles a été diffusé le tweet initial ont une part plus ou moins négligeable d'utilisateurs en commun. Cela induit de fait une baisse du nombre de contacts absolus (mais cela informe de l'interêt que plusieurs utilisateurs portent sur le sujet).
2. La deuxième raison tient simplement du fait qu'un tweet n'est pas lu par l'ensemble des followers suivant le flux de l'émetteur du message. Le taux de lecture d'un tweet est le plus élevé juste après sa publication. Ainsi, plus un utilisateur du service suit le flux d'autres membres, plus il aura du mal à suivre l'ensemble des tweet postés par les membres qu'il suit ; car les messages se perdront dans la masse comme poussés par les messages plus récents.

Il s'agit donc de trouver un juste équilibre entre le nombre de messages publiés et le nombre d'utilisateurs.

Mais nous pouvons aussi espérer que la communauté de développeurs qui créé des applications pour Twitter mettra en place des fonctionnalités de filtrage permettant de filtrer / hiérarchiser les messages reçus en fonction de leur contenu (pour autant, Twitter n'est pas une application Open Source, pour ceux qui en font un critère, mieux vaut se tourner vers Laconica)

Dans tous les cas, commencer par identifier et écouter des utilisateurs. Entrez dans la boucle quand vous pensez pouvoir leur apporter des éléments intéressants. Respectez une certaine homogénéité éditoriale.

Si vous rédigez un blog par exemple, synchroniser votre publication avec votre profil de réseau social et votre profil Twitter, afin d'avertir vos publics de votre publication (sans que ceux-ci aient à se rendre sur votre blog).
Vous pouvez également partager vos liens, comme vous pourriez le faire avec Delicious.

Proposez votre profil Twitter sur votre profil de réseau social, votre blog, votre site internet.


Si vous trouvez que 140 caractères ne suffisent pas


1. Optez pour des tags plutôt que des phrases

2. Utilisez http://url.exen.fr/ : un réducteur d'url ! En rentrant l'adresse de votre note vous obtiendrez une nouvelle adresse beaucoup plus courte d'une vingtaine de caractères.

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Twitter pour les acteurs de la solidarité et du développement

Tout d'abord, les associations et ONG sont des émetteurs crédibles d'informations. Ils doivent donc profiter de cette crédibilité pour prendre position sur Twitter et s'inscrire dans les communautés existantes.

En effet, les acteurs de la société civile sont peut être plus crédible que les médias car ces acteurs ont des communautés de soutien qui ne doutent pas de la qualité et de l'authenticité de leurs propos et de leurs prises de position (je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir d'instrumentalisation comme dans les médias, mais je suis convaincu que certains acteurs de la société civile remplissent -et rempliront - de plus en plus une fonction de contre pouvoir économique et politique, trop souvent désertée par les grands médias).

Aujourd'hui, c'est la dimension sociale qui explique le sujet d'une majorité de service comme les réseaux sociaux, les blogs, le microblogging etc. Or grâce à la dimension sociale revêtit par la majorité des nouvelles applications web, il n'a jamais été aussi facile d'identifier,  d'entrer en relation, de former des groupes de personnes qui partagent les mêmes  préoccupations et centres d'intérêt. Les outils d'organisation de ces groupes ne manquent pas et Twitter en fait partie.

Pour les personnes intéressées par les questions d'environnement par exemple, suivre Greenpeace sur Twitter sera nécessairement source d'informations utiles, de rencontres, d'événements. Ce qui ne peut être qu'enrichissant pour la relation que Greenpeace entretient avec ses publics.

Aujourd'hui le profil Greenpeace compte prêt de 15 000 followers. Le profil Greenpeace Brazil en compte prêt de 20 000.

Utilisation de Twitter pour les associations et ONG

A des fins de communication externe

Un flux renvoyant vers : les communiqués de presse, les vidéos publiées sur les sites de partage, les événements, les zones d'interventions, des renvois vers des chiffres et des études publiées, un flux renvoyant vers des témoignages de volontaires et de bénéficiaires (sur un blog), un flux renvoyant vers un blog de suivi des activités de plaidoyer, un flux pour inviter à des événements / conférences.

Et tous ces flux peuvent (et devraient ?) se décliner dans toutes les langues. En fait, toute actualisation d'un support portant des productions de l'organisation peut faire l'objet d'un message.

Ce qui suppose que ce n'est pas une seule personne qui est dédiée à alimenter les flux, mais bien le création d'un réseau d'utilisateurs dans l'organisation elle-même. A destination de l'organisation elle-même et à destination de l'extérieur.

Cela suppose également l'appropriation de l'outil par un grand nombre d'acteurs, pas seulement le service « communication » !

La Croix Rouge française pour sa part compte 518 followers. Amnesty international 12 021. Human Rights Watch 5 452. Oxfam International en 7 459. Reporters without borders a 526 followers.

Médecins sans Frontières UK et Autriche tweetent, mais pas MSF France. L'UNICEF a 3 184 followers. Chacun de ses tweet commence par le pays concerné par le tweet.


Ou interne, pour l'organisation et la synchronisation des équipes

Prenons une ONG dans ses activités sur un terrain sensible, comme le Soudan. L'organisation est présente en capitale et dans plusieurs endroits du pays. Chaque jour, des informations sont échangées entre les personnes sur les lieux des missions, les responsables de missions dans la capitale Khartoum et les responsables de missions au siège à Paris. Les outils de communication utilisés à ce jour sont déjà le téléphone mobile pour les appels et les SMS, et les ordinateurs pour la messagerie instantanée et les emails.

Une circulation d'information plus rapide dans l'urgence

Dans la cas d'une information urgente qui doit modifier les comportements des équipes à un instant T, et qui est diffusée depuis le siège à destination des équipe sur le terrain, Twitter offre une instantanéité de diffusion vers les ordinateurs et les téléphones mobiles. De plus, dans certains cas, comme dans cette vidéo : le fait de tapper « 40404 + I am ok » suffit pour avertir toute la communauté de followers twitters du fait que vous allez bien (par contre ce n'est pas si simple hors des Etats-Unis, le numéro est bien plus long).

Passer par le message texte tout d'abord permet de dépasser l'impossibilité éventuelle d'établir une liaison téléphonique : le SMS et le mail finissent toujours par arriver même en cas de surcharge du réseau. Hors, en cas de catastrophe, les réseaux de téléphonie sont souvent saturés.

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Associations using Twitter (en anglais et pas forcément des associations de solidarité internationale)

Twitter for educational puropose

Toutes les notes du blog de Beth Kanter (spécialiste de l'utilisation des médias sociaux pour les acteurs non profit).

Le twitter Nethumanitaire : actualités, informations des liens francophones de solidarités

La levée de fonds grâce à Twitter

Twittez vous sur Twitter sur cause humanitaire

Un exemple d'application mêlant Twitter et Google Earth pour localiser du matériel de soin (8ème paragraphe)

Une somme de connaissances sur Twitter : introduction, fonctionnement, applications et cas pratiques

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