vendredi, 28 septembre 2012

Convergences 2015 : Retour sur la conférence « Tout savoir sur les financements traditionnels et innovants »

convergences 2015, conférence, solidarité, ONG, associationDu 19 au 21 septembre s’est déroulée à Paris la 5e édition du Forum mondial Convergences 2015, un rendez-vous clé rassemblant tous les acteurs engagés dans la lutte contre la pauvreté, soit plus de 3000 experts et décideurs internationaux.

Comme convenu, l’équipe de Solidaires du Monde était présente durant ces 3 jours d’échanges et de débats. Nous avons pu notamment assister à la conférence "Tout savoir sur les financements traditionnels et innovants“, animée par François de Witt, président de Finansol.

 Pour soutenir les différentes phases de développement de leurs projets, ONG, entreprises et organisations de social business sont à la recherche de combinaisons de financements adaptées aux spécificités de leurs modèles économiques.

Mais, parallèlement aux modes de financements traditionnels, de nouvelles formes de financements innovants se développent pour mieux répondre aux besoins de ces acteurs. Voici un compte-rendu de la conférence.

Les limites des financements traditionnels

Les acteurs solidaires ont deux sources majeures de financements traditionnels : les dons privés et les financements publics. Aujourd’hui, en raison d’un contexte économique peu favorable et d’un vieillissement des donateurs traditionnels, nous assistons à une stagnation des dons privés.

En effet, selon une étude TNS Sofres de 2009, si les personnes de plus de 75 ans sont à 95 % donateurs, seulement 53 % des 25-34 ans le sont.

Les fonds publics, quant à eux, soulèvent plusieurs difficultés. D’une part, ils peuvent rendre les ONG tributaires de l’évolution de la répartition des fonds européens, d’autre part ils posent la question de l’indépendance politique des organismes.

Développement d’outils innovants entre les entreprises et les ONG

Pour faire face à cet essoufflement des financements, toucher de nouvelles catégories de donateurs apparaît aujourd’hui comme une réelle nécessité. Ainsi, l’utilisation d’outils innovants constitue une voie majeure pour atteindre de nouveaux publics. Il s’agit de mettre en place des mécanismes de financements originaux permettant de mobiliser des ressources complémentaires en faveur du développement.

Cependant, la mise en œuvre de ces outils nécessite la construction de partenariats impliquant des acteurs de cultures différentes : entreprises et ONG. Or, certaines associations craignent que des partenariats avec des entreprises provoquent un déficit d’image et donc une baisse des dons privés. De plus, la peur de devenir dépendante d’un bailleur de fond privé les incite à agir au coup par coup plutôt que de construire une stratégie de partenariat à long terme.

Cette opposition de principe tend malgré tout à évoluer et le contexte sociétal semble aujourd’hui favorable à ce type de partenariats. En effet, les entreprises multiplient les partenariats avec le secteur non marchand pour assumer leur responsabilité sociale et environnementale (RSE) et joue donc un rôle de plus en plus important dans la sensibilisation de nouveaux donateurs : les salariés.  On assiste à une véritable prise de conscience citoyenne incitant de plus en plus, les entreprises et leurs collaborateurs à prendre part aux projets de solidarité au moyen d’outils innovants : l’arrondi sur salaires, les congés solidaires, les fonds d’investissement solidaire...

Ces nouvelles formes de financement prennent de l’ampleur et permettent de répondre à l’augmentation croissante des besoins associatifs.

mardi, 12 juin 2012

Salon des Solidarités 2012 : Le Web est-il en train de révolutionner la solidarité ?

Du 1er au 3 juin s’est déroulée au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, la 4e édition du Salon Des Solidarités, rendez-vous clé pour s’informer et échanger avec les différents acteurs européens de la solidarité internationale.

Nous vous l’avions annoncé, toute l’équipe de Solidaires du Monde était présente durant ces 3 jours sur le pôle dédié au Web 2.0. Nous avons également pensé à ceux d’entre vous qui ne pouvaient se déplacer, et vous relayons les temps forts de la conférence "Le Web est-il en train de révolutionner la solidarité ?", organisée le 2 juin par Arnaud Poissonnier, co-fondateur et président de Babyloan.org, et animée par Nathan Stern, concepteur de Peuplade

Mouvance issue des pays anglo-saxons, le Web solidaire offre sans conteste de nouvelles opportunités dans la diversification des formes de solidarité. Opportunités, liens avec solidarité traditionnelle, divertissement ou réel engagement citoyen, perspectives et limites : la conférence s’est articulée autour de 4 questions, avec pour débattre Ismaël Le Mouël, fondateur de MailForGood, Mar Obéron, réalisateur du film 8, Rebecca de La Chaine du Cœur, et Benoît Thieulin, fondateur de la Netscouade.

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Légende : ASAH, http://lesassos.com/sn/ASAH/albums/929/8736


Le Web amène-t-il de nouvelles formes de solidarité ? 

Le Web invente de nouvelles formes de solidarité : ces nouvelles formes sont des ressources complémentaires au don classique, elles sont un moyen de fédérer les internautes autour de différents projets. L’exemple le plus concret est celui du prêt solidaire. Grand succès dans le domaine de la solidarité, il permet de financer des projets générateurs de revenu. En Europe, il se concrétise via la plateforme de microcrédit Babyloan, pendant de l’Américain Kiva

Par ailleurs, la massification d’Internet et la démocratisation du Web social sont clés pour l’émergence de nouvelles formes solidarité, car ils offrent un accès plus simple et plus rapide dans la diffusion d’une information de proximité. Les réseaux sociaux tels que Facebook (3,2 milliards de like par jour) ou les services de géolocalisation favorisent les recommandations d’amis et permettent ainsi de découvrir de nouvelles associations. 

Le Web solidaire cannibalise-t-il la solidarité traditionnelle ? 

Le Web solidaire ne se substitue pas à la solidarité traditionnelle. Il est un complément, il décuple les possibilités de participer à des actions solidaires. En ce sens, on assiste à un fort mouvement de désintermédiation entre les acteurs traditionnels et les acteurs du Web. Cette ouverture permet d’impliquer de nouveaux acteurs dans la solidarité, notamment les jeunes, en démocratisant l’information sur l’actualité humanitaire. Avec l’effet réseau nous pouvons tous devenir acteur du changement. 

Pour les petites associations, le Web solidaire est également un moyen de prendre la parole auprès du grand public et de fédérer une communauté. De plus, il dédramatise l’acte de solidarité : en moyenne, le montant du don sur le Web est 3 fois supérieur à celui du don traditionnel. Ismaël Le Mouël, fondateur de la plateforme MailForGood, estime que dans 30 ou 40 ans tous les dons se feront via Internet. 

Le Web solidaire est-il un divertissement ou un réel engagement citoyen ? 

La transposition des mécanismes du jeu dans un domaine non ludique du Web solidaire (en anglais, gamification) permet d’aller chercher des primo-donateurs, notamment parmi la génération Y. Si la problématique de volatilité est très présente chez les jeunes donateurs, elle est toutefois compensée par des engagements dans l’action.

Le Web engendre par ailleurs un changement dans les relations avec les ONG, car il rapproche le bienfaiteur d’un projet, il lui donne le choix des actions à financer : on parle de solidarité incarnée.

Pour les associations et ONG, l’enjeu est en définitive de parvenir à  fidéliser l’internaute au delà du simple don... Et bien évidemment au delà d’un like sur une page Facebook, car comme le souligne Benoît Thieulin, liker n’est pas agir. 

Quelles sont les perspectives et les limites du Web solidaire ? 

Les nouvelles formes de solidarité qui se dessinent aujourd’hui ne seraient que les prémisses d’un mouvement qui n’en est qu’à ses débuts.

La majorité des domaines dans la solidarité sont concernés par la révolution numérique. On peut  imaginer, dans les évolutions futures, une association entre les géants du Web (Facebook, Google) et les plateformes solidaires pour proposer des engagements innovants. On va également assister à l’arrivée de réseaux sociaux spécialisés qui vont permettre l’émergence de la solidarité. 

Le Web représente en soi un moyen de faire découvrir à la jeune génération la solidarité. C’est en cela, pour Benoît Thieulin, qu’elle va devenir une dimension de l’identité sociale de chacun et révéler nos formes d’engagements. 

Au-delà des perspectives induites par le Web solidaire, il faut toutefois rester prudent avec la solidarité incarnée. Elle peut créer des effets de mode et entraîner une désaffection pour certaines causes, comme pour le tremblement de terre au Pakistan. Par ailleurs, l’internaute étant de plus en plus sollicité, il faut constamment parvenir à capter son attention. 

En somme, la toile, avec ses nouveaux acteurs, participe de manière significative au développement de l’attitude solidaire. Elle devient un véritable vecteur de la solidarité où chacun peut être acteur du changement. Comme le souligne Nathan Stern, plus qu’un outil, le Web est un état d’esprit, une culture et un moyen de s’imprégner de la solidarité.

mardi, 24 janvier 2012

CAP : Les subventions à la Mairie de Paris

304300690.jpgLe Carrefour des Associations Parisiennes (CAP) vous invite au « Mercredi du CAP » le 15 février de 18h  à 20h pour une conférence sur « Les subventions à la Mairie de Paris ». Elle sera animée par Hamou BOUAKKAZ, Adjoint au Maire de Paris, chargé de la démocratie locale et de la vie associative, qui expliquera avec ses invités la procédure des subventions pour les activités associatives.

Chaque année, la collectivité parisienne permet d'apporter un soutien financier à des activités d'intérêt général et y consacre presque 200 000 000 €.


Quels sont les règles et conditions pour bénéficier d’une subvention ? Comment distinguer les différents types de subventions? Les montants des subventions attribués sont très variables. Qui décide son attribution ? Toute association qui demande une subvention doit obligatoirement être référencée dans SIMPA. Comment la demander et quel est le processus administratif ?

Inscriptions obligatoires dans la limite des places disponibles.

Pour plus d'informations : 01.55.78.29.47 ou ceven@paris.fr

18:26 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : subvention, association, conférence, intérêt général, paris |

lundi, 10 mai 2010

Webdiversity, journée de réflexion sur Internet et la liberté d'expression

Le 21 mai prochain, à la maison des Métallos dans le 11ème arrondissement de Paris, Internet sans Frontières et ses partenaires organisent Web Diversity, une journée de conférences et d'ateliers sur le thème de la liberté d'expression 2.0 et des nouvelles formes de journalisme.

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Nous y serons, nous vous proposons d'y aller !

L'objet de cette journée est de réunir et de donner la parole à des acteurs issus du journalisme, de la recherche, des agences de communication, de collectifs citoyens ou d'entreprises pour réfléchir sur les expérimentations et les nouvelles pratiques permises par le développement d'internet.

Des rencontres et des discussions intéressantes en perspective !

Quelques points susceptibles d'être discutés

  • Equipement, accès au réseau et culture web, les nouvelles conditions de la liberté d'expression ?
  • En quoi la participation des lecteurs modifie la fonction des journalistes, des médias ?
  • Les enjeux de la coproduction de l'information ?
  • Individus et organisations sont-ils tous voués à devenir des médias ?
  • Comment garantir la liberté d'expression et le respect du droit sur internet ?
  • Quelles adaptations du droit aux usages d'internet ?
  • Comment les nouveaux outils de mobilisation peuvent servir l'engagement politique ?
  • Internet comme outil de surveillance
  • Internet et le mobile au service du contournement des politiques de contrôle des Etats autoritaires ?
  • Quel outillage numérique des initiatives de solidarité ?

Vos suggestions de sujets, vos idées, vos questions ou vos exemples sont bienvenus dans les commentaires. Nous en tiendrons compte si cela concerne l'atelier que nous animons.

Organisation de la journée

La journée commence à 9 heures pour se conclure à 16h30, avec une plénière d'ouverture sur "Internet comme nouvel enjeu démocratique" et une plénière de cloture sur une éventuelle "déclaration des droits de l'internaute".

Entre les deux, 2 débats en conférences plénières et 2 tables rondes simultannées le matin à 11h30 et l'après midi à 13h30, d'une durée d'une heure.

La participation de Solidaires du monde

Nous avons mis en place un partenariat avec Internet sans Frontières à l'occasion de cette journée. A ce titre, nous avons participé à une réunion de pilotage sur l'organisation de la journée, les intitulés des conférences et ateliers et les intervenants.

Dans le cadre de ce partenariat, Solidaires du monde animera en début d'après midi l'atelier intitulé "Le web 2.0 au service de la solidarité".

Pour s'interroger sur les relations entre l'ensemble de techniques et de pratiques que constitue internet et les valeurs de la solidarité, nous avons sollicité les personnes suivantes (que nous remercions vivement) :

  • Elsa Caternet, chargée de programme chez Internews Europe, ONG de médias
  • Laure Drévillon, fondatrice et présidente de One Heart Channel, portail multimédia international consacré à la solidarité
  • Guillaume Desnoes, cofondateur d'Aider Donner, entreprise de collecte de fonds en ligne pour les associations
  • Nathan Stern, sociologue et cofondateur de Peuplade, site de mise en relation, d'échanges de services et d'informations de proximité
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Le programme de la journée sur le site Web Diversity

La page pour s'inscrire, notez que c'est 13€ l'entrée

Présentation de l'atelier "les citoyens connectés", par le Social Media Club

 

Nous vous invitons à lire les autres comptes-rendus de la journée Web Diversity :

Vivre avec la censure, avec Julien Paiin (Les Observateurs, France 24), Laurent Giacobino (Internews Europe), Lucie Morillon (Internet et Libertés, Reporters sans Frontières) et Arache Adjani-Atai (Président de Move4Iran)

Le Web 2.0 au service de la solidarité : au delà du simple service... avec Thomas Hémery (Solidaires du monde), Elsa Caternet (Internews Europe), Claire Ulrich (Global Voices), Laure Drévillon 'One Heart Channel), Guillaume Desnoes (AiderDonner), Nathan Stern (Peuplade)

Journalisme partagé, pluralité et démocratie, avec Benoît Raphaël (Le Post), Alexandre Heully (Cafébabel.com), Amirouche Laïdi (Président du Club Averroès) et Christophe Ginisty (Président d'Internet sans Frontières)

Internet et liberté d'expression, avec Elsa Caternet (Internews Europe), Guillaume Desnoes (Co-fondateur de AiderDonner), Nathan Stern (Fondateur de Peuplade.fr), Laure Drévillon (Fondatrice et Présidente de One Heart Channel) et Claire Ulrich (Global Voices)

Web Diversity : les outils au service de l'action citoyenne militante, avec Alban Martin (Co-fondateur et Vice-Président du Social Media Club), Tangui Morlier (Co-fondateur de Regards Citoyens), Olivier Blondeau et Laurence Allard (Auteurs de « Devenir média. L'activisme sur Internet entre défection et expérimentation »)

Lutter contre les fractures numériques : l'éducation d'abord, avec Jean Pouly (Directeur de l' Agence mondiakle de solidarité numérique), Nadia Mordelet-Carrière -Alcatel-Lucent), Jean-Patrick Ehouman (Fondateur de AllDenY) et Yves Miezan Ezo (Isoc, Rencontres Africains du Logiciel Libre)

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jeudi, 06 mai 2010

Le temps de l'Afrique au Collège de France (partie I)

le temps de l'Afrique.jpgDans la perception collective, l'Afrique est vide, pauvre, animiste et rurale. Des qualificatifs abscons qui correspondent plutôt à la réalité africaine des années 70. Encore faut-il oser parler de réalité...

Aujourd'hui, la communauté internationale mesure difficilement le changement opéré sur le continent noir. Cette vision archaïque, autoalimentée par le manque de repères contribue à brouiller les pistes et à noircir le tableau d'une réalité certes contrastée, mais non pour autant dramatique.

La conférence L'Afrique milliardaire : défis et opportunités de la métamorphose africaine, qui s'est tenue le 4 mai 2010 dans une des salles du prestigieux Collège de France, réunissait sur l'estrade quatre protagonistes experts de la question africaine. Sur la scène du débat se trouvaient ainsi Philippe Perdrix, journaliste à Jeune Afrique et modérateur (éclairé) assis au côté de Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS et chercheur au CERI, de Sylviane Guillaumont, professeur au CERDI et de Jean-Michel Severino, ancien Directeur Général de l'AFD.

Pour ouvrir le débat, interroger et soulever les phantasmes et représentations liées l'Afrique, le livre Le temps de l'Afrique , de Jean-Michel Severino et de Olivier Ray (présent dans la salle) servait de fil conducteur.

L'ambition est claire : Le temps de l'Afrique ne propose pas et n'a pas pour but de proposer une politique publique en matière de développement. Le livre se « contente », si l'on ose dire, de pointer l'écart qui existe entre notre représentation de l'Afrique et de sa (non) évolution, et la croissance exponentielle qu'elle va pourtant connaître d'ici à 2040. C'est donc la proposition d'une Afrique à contre courant qui s'ouvre ici.

L'Afrique inversée

afrique 2.JPG« L'Afrique est rurale » selon l'imaginaire collectif. La réalité à venir est pourtant celle-là : 75 à 150 habitants au kilomètre carré, soit l'équivalent de la densité du tissu urbain européen. Concernant la situation économique de l'Afrique, là encore un travail d'éducation reste à faire. Un pari raisonnable (pour noyer tout soupçon d'africoptimisme) pose une croissance accélérée d'ici aux prochaines décennies. Nul besoin de chercher dans le cycle du pétrole et de l'or les facteurs explicatifs de cette croissance. C'est en fait un phénomène structurel qui s'engage et dont l'urbanisation et la libéralisation des politiques économiques constituent les principaux signes. De même, si les équipements (autoroutes, barrages,...) laissent aujourd'hui à désirer- la plupart d'entre eux datant d'il y a une vingtaine d'années - les investissements engagés par bon nombre d'Etats étrangers sont le signe d'une croyance en un développement (démographique et économique) africain plus que probable.

Cette croyance en le potentiel à la fois imminent et colossal du développement de l'Afrique ne doit pas cependant oblitérer la réalité contrastée qui préfigure ce terreau de croissance.

L'Afrique concentre d'énormes capacités énergétiques. En plus d'être le plus grand réservoir de carbone de la planète, elle est le dernier continent à fournir encore un tel potentiel de terres agricoles.  Ce potentiel de croissance justifie d'autant plus la nécessité de fonder une politique de développement adaptée en matière d'agriculture et d'exploitation des ressources naturelles.

Le monde témoigne un intérêt grandissant à l'Afrique, ce qui se lit d'ailleurs par une réintégration de l'Afrique sur la scène géopolitique internationale par des acteurs différenciés. En premier lieu, l'on pense à la Chine, mastodonte et symbole d'une croissance exponentielle en quelques décennies à peine. La politique extérieure menée par la Chine confirme l'importance à accorder à l'Afrique sur la scène internationale : ce « parrainage », vidé de tout passé colonialiste (mais pas pour autant de tout soupçon) se pense sur le long terme. La Chine n'est d'ailleurs pas la seule à sourire au continent noir : l'Inde, le Brésil, l'Amérique du Nord figurent parmi les principaux courtisans.

Le temps de l'Afrique au Collège de France (partie III)

ivraie.jpgLes zones grises : ambivalence des rôles ou quand la vertu se nourrit de l'ivraie

Les zones grises sont nourries par les acteurs de l'Etat. L'expression n'est pas à voir comme un ailleurs de l'Etat. Il en va de même pour la guerre qui est à comprendre comme une formation musclée de l'intégration régionale. L'opposition d'une Afrique vertueuse à une mauvaise Afrique ne fait pas sens : les pôles de criminalisation de l'Etat sont liés aux phénomènes vertueux. Il y a donc bien une synergie entre le vice et la vertu en matière de croissance économique (ou de crise économique d'ailleurs). La militarisation de certains conflits sociaux est à prévoir, avec comme arrière plan l'accès aux matières premières.

Pour Jean-Michel Severino, il faut prendre en compte des sociétés complexes et observer un retour sur la question de la conflictualité et de la délinquance. Il remarque que de manière globale, nous ne tolérons pas les formes de délivrance politique dans un territoire qui nous est voisin (question de l'ingérence). Or pour lui toujours, il n'est pas besoin d'accompagner les politiques d'aide au développement d'un discours moralisateur : la construction de la prospérité se fait sur la base de la violence. En ce sens, le fait de demander aux Africains d'être moraux est un discours inopérant. Il faut quitter les discours naïfs et parler de nos intérêts pour être crédible et lisibles. Qui plus est, l'aide au développement n'est pas à  comprendre comme un facteur premier de développement mais bien comme un facteur d'accompagnement au développement. Faire de l'aide au développement le responsable premier d'un succès ou d'un échec, c'est nier la politique globale et le contexte dans lequel elle s'inscrit.

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Jean-Michel Severino : " Nord-Sud : il faut en finir avec le compassionnel "

Le Temps de l'Afrique : forum en ligne

"Jean Michel Severino : Je suis trés favorable à une réforme du régime de change du CFA"

L'Afrique est moins mal partie

Europe Afrique : la dérive des continents, ou le paradoxe du rendez-vous manqué, par Jean-Michel Severino et Olivier Ray

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mercredi, 24 février 2010

Publicité et grandes causes : une synergie constructive

Suite à l'exposition au musée des Arts Décoratifs de Paris « La publicité au secours des grandes causes » Philippe Ryfman, professeur et chercheur associé au Département de Science Politique de la Sorbonne et au Centre Européen de Sociologie et Science Politique, a souhaité approfondir le débat, le 18 février dernier, en s'entourant d'experts en la matière : Stephan Oberreit : Directeur Général d'Amnesty International - France,  Filip Ribeiro : Directeur Général de Médecins Sans Frontières - France, Gérard Unger : Président Directeur Général de Métrobus, et Antoine Vaccaro : Président du Cerphi, Vice-Président de Faircom. Philippe Ryfman a introduit la discussion en montrant le lien récent qui unit un outil à but lucratif, la publicité, à un organisme à but non lucratif, l'association, d'où l'intitulé du débat : Publicité et grandes causes : une synergie constructive ?

La place de la publicité dans les ONG

Gérard Unger tient d'abord à clarifier l'historique de la communication solidaire. En effet, la publicité n'a jamais été le seul ou le premier outil à l'entraide des grandes causes humanitaires. Le phénomène s'est certes développé massivement dans les années 70,  mais il est né bien plus tôt, avant le 19e siècle, par le biais de l'Eglise qui recevait les dons et parrainages des plus fortunés pour en faire bon usage. Le principe s'est élargi durant ce siècle à l'ensemble de la population, par charité et à travers un réseau social personnel. En 1954, l'Abbé Pierre lance un appel aux dons national à l'image du Général De Gaulle, à travers la radio, qui, à l'époque, était le média moderne. Pierre Bellemare prendra le relais au début des années 60 grâce à l'émission « Vous êtes formidables » sur Europe 1, puis le concept se développera et le Téléthon naitra, véritable alter égo en version télévisuelle. Aujourd'hui les affiches publicitaires ne se suffisent plus à elles-mêmes bien sûr et se déclinent en un panel d'outils modernes aussi bien que n'importe quel autre produit ou service.

En 1979, la première utilisation de la publicité de Médecins Sans Frontières marque fortement les esprits avec le slogan : « Dans notre salle d'attente, deux milliards d'hommes ». Filipe Ribeiro explique que cette première fois avait avant tout un impératif de visibilité. Dans le même temps, deux autres facteurs ont joué : l'opérationnel de l'association gagnait en qualité et l'ensemble des ONG réclamaient une sortie de l'ombre. Pour le DG de MSF, la volonté de publicité dépend de trois critères : le contexte, la nécessité de prise de conscience de l'opinion publique et le besoin de visibilité pour agir. Le retour en terme d'impact est plus difficile à évaluer, il ne se limite pas à l'envoi de dons, mais à la prise de position, or celle-ci n'est pas toujours visible. Il cite cependant ll'impact de l'opinion publique lors de la guerre de l'Angola oubliée, qui influenca les actions du gouvernement américain.

Evidemment, l'objectif de la publicité diffère selon celui de l'association elle-même. Pour Amnesty International France, l'enjeu n'est pas le même que celui de MSF. Ici, il est question de dénoncer, de proposer des recommandations, de pousser le public et les militants à prendre conscience de combats menés et se forger une opinion, une attitude en fonction.

Aussi, dans les deux cas la pub a une valeur de notoriété institutionnelle et une fonction d'alerte, tandis que la collecte de fonds se fait, elle, sur une transformation de la publicité en marketing.

Le financement de la publicité associative

Avec la montée en puissance de la communication et la modernisation des outils, les associations tendent à faire appel à des professionnels. Les protagonistes du débat reconnaissent tous que les agences ainsi que les espaces publicitaires prêtent bien souvent leur service et leur expérience gratuitement, chacun y trouvant son compte : en terme financier pour les associations, et en terme d'image pour les publicitaires. Le coût concerne donc uniquement les frais techniques. Face à la demande et la concurrence, de nouvelles agences spécialisées dans les campagnes de communication solidaire, comme la section Non Profit de TBWA par exemple, se multiplient, une aubaine pour les spécialistes de la com' engagés.

Devant la qualité et l'engouement de ceux-ci, des récompenses fleurissent, on peut citer le grand prix de la communication solidaire de  Communication sans Frontière (créé en 2005), ou encore le prix de la campagne citoyenne remporté d'ailleurs par Amnesty (TBWA/Non Profit donc) en 2009 dans la catégorie Associations Caritatives et ONG, pour sa campagne de lutte contre la violence faite aux femmes.

 

L'appel aux dons est en général sous-entendu mais elle peut aussi être directe, il s'agit en général d'évènements tragiques assez urgents, comme le cas d'Haïti par exemple. En effet, pour solliciter la population, l'outil privilégié est le marketing direct (mail, lettre,...), qui coûte bien plus cher à l'organisation que la publicité de base (affiche, spot radio ou télévisuel gratuit). Antoine Vaccaro détaille le budget de communication suivant :

5% sont destinés à une cause/un combat (essentiellement des relations presse)
15% sont réservés aux campagnes de publicité, c'est une part relativement faible compte tenu de la gratuité de création et d'espace
80% sont concentrés pour les collectes de fonds, c'est la part la plus importante car ici il n'y a pas de gratuité (dans l'impression, ou l'envoi postal)

Gérard Unger précise d'ailleurs que les associations bénéficient de la gratuité de l'affichage dans les transports en commun mais sont soumis à quelques contraintes, de planning en l'occurrence. En effet, les publicités payantes sont prioritaires. Ainsi, on retrouvera souvent une concentration d'affichages associatifs en janvier-février (après Noël et la période des soldes) et en juillet-août (touchant moins d'usagers, partis en vacances). Aussi cynique soit-il de le dire, la catastrophe en Haïti a eu de la « chance » d'avoir lieu en janvier plutôt qu'en novembre...

Par ailleurs, notons que certaines ONG ne consacrent aucune part de leur budget à leur communication et n'en sont pas moins actives. L'association Fondacio existe depuis 30 ans et emploie 1 500 salariés. Pourtant elle est inconnue car ne fait aucune communication, elle ne bénéficie donc d'aucune reconnaissance publique, cependant elle travaille efficacement mais dans l'ombre.

SO : Jusqu'où laisser l'agence créer ?

Le slogan, le message, le ton, le graphisme sont propres à chacune des entités selon un historique, une culture, une identité et un combat différent. L'agence va donc travailler dans une optique de concurrence, traitant l'organisation comme une marque classique donc à connotation marchande, beaucoup y voient une dérive ou, du moins, une frontière malsaine.

Chez MSF, la communication est préparée en interne et toute la difficulté consiste à se calquer sur cette notion de marque pour une notoriété grand public de qualité, ce qui msfpaludisme2.giftrouble bien souvent les salariés et les citoyens. Le choix du slogan ne satisfait que rarement l'ensemble des militants et employés, tellement la perception du problème, l'implication de chacun et la vision de l'association est personnelle voire intime. En général, il est jugé simpliste et trop lisse. Le challenge se double de la volonté de provoquer les politiques, les gouvernements et ministres pour débloquer des fonds par exemple, par l'intermédiaire de l'opinion publique. Voir cette exemple de la publicité sur le paludisme.  Malgré tout, l'association refuse de laisser une entité externe s'exprimer à sa place, car le message ne peut qu'être meilleur s'il vient de l'intérieur.

Pour Amnesty, le défi publicitaire est un peu plus complexe dans la mesure où il s'agit bien souvent d'une volonté de dénonciation. Or montrer du doigt un disfonctionnement ou un scandale politique ne pose pas de problème dans les relations presse, mais nécessite beaucoup plus de subtilité dans le registre publicitaire. Stephan Oberreit rappelle qu'Amnesty est totalement indépendant et ne reçoit en aucune façon, ni subventions, ni dons de l'Etat, évitant toute forme d'influence ou de corruption, elle ne vit que par les dons des particuliers. Il insiste fortement sur la nécessité de connaitre en profondeur l'agence, ici TBWA. La qualité et la compréhension du combat sont primordiaux pour une communciation de qualité.

Les professionnels doivent aussi tenir compte de l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (l'ARPP) qui a plus ou moins les cartes en main. Sans parler de censure, son rôle de filtre ne facilite pas toujours et freine les messages trop choquants. Gérard Unger remet en cause certaines décisions, qui à force de vouloir lisser et arrondir les angles, vide la publicité de son contenu d'où une qualité parfois médiocre. Par exemple l'ARPP a été accusée d'avoir laissé diffuser la publicité d'evian mettant en scène des bébés nus nageant dans l'eau. Le scandale émergea des défenseurs des victimes de pédophilie, alors qu'il n'y avait aucun lien entre la marque et la pédophilie.

Aussi, Antoine Vaccaro constate que la publicité solidaire véhicule une idéologie et bouscule un système de pensée existant et fait bouger les consciences. On parle désormais de « communication sociale » c'est-à-dire celle qui influence l'évolution des mœurs, les modes de vie et la perception de la société. Mais cela ne s'accompagne pas de douceur et de facilité, il est toujours extrêmement délicat de communiquer sur des sujets tabou. Il y a quelques années, il était encore difficile d'afficher des homosexuels sur une affiche publicitaire, et aujourd'hui le phénomène s'est banalisé. Les protagonistes vont même plus loin : la publicité ferait bouger les mentalités que la loi ne peut pas faire. L'exemple de la campagne scandale de Benetton est révélateur : la marque avait choqué pour avoir exposé le tampon « HIV positive » sur des parties de corps humain nus, à l'image des tatouages nazis des victimes des camps de concentrations.

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Par ailleurs, le cas Benetton soulève un autre débat, touchant tout acteur solidaire, à savoir l'abus des entreprises marchandes qui utilisent les codes des entités non-marchandes dans leur communication ou le greenwashing, pratique consistant à communiquer autour du développement durable pour blanchir son image.

On peut se demander jusqu'où on autorise la publicité solidaire à influencer nos mœurs. Aussi, on note bien une nuance entre grande cause, où le consensus est évident et commun comme le soutien à Haïti, et la publicité d'opinion qui est bien plus personnelle comme la défense des animaux de la Fondation Brigitte Bardot par exemple. La frontière entre les deux est très poreuse.

Quel est alors l'avenir de la publicité solidaire ? Sans renier les autres outils, le futur sera probablement l'utilisation du web, le principe de réalité augmentée, le direct. En effet, le web offre l'avantage de ne pas être (encore) censurée, d'où la possibilité de passer entre les freins de l'ARPP  et de diffuser en masse des messages. Les acteurs n'en sont aujourd'hui qu'à la maîtrise de l'outil.

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Lire le compte-rendu sur l'exposition : La publicité au secours des Grandes Causes

Lire le compte-rendu de la conférence: L'humanitaire doit-il et peut-il tout exposer ?

Lire le compte-rendu du 5e Grand Prix de la Communication Solidaire

Livre, paru pour les 40 ans d'Amnesty en 2001 : 40 ans d'affiches pour la liberté Amnestyaffiches_pour_la_liberte.gif

Lire l'enquête des Echos : Les 30 ans des French Doctors

Lire le blog de Benetton sur son usage de la publicité

Lire l'article du blog compubmarket.wordpress.com : Benetton et Oliviero Toscani: shockvertising et reality pub, entre militantisme et scandale

Lire l'article sur le greenwashing : « Les 10 fausses pubs écolos »

Lire l'analyse du film d'Amnesty-TBWA Non Profit contre les violences congugales : Ne restons pas muets face aux violences congugales

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19:55 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amnesty, conférence, débat, grande cause, msf, ong, publicité |

jeudi, 14 janvier 2010

Solidaires du monde sera présent au Salon de l'Emploi Responsable à Lyon dans le cadre du Tour de France Humanitaire organisé par Bioforce

logotdf.jpgL'équipe Solidaires du monde sera présente à Lyon, pour une autre étape du Tour de France Humanitaire, les 22 et 23 janvier 2010 à Lyon.

Le Salon de l’Emploi Responsable est l'occasion de donner une visibilité nouvelle aux acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire en regroupant des structures et des activités différentes et variées. Les organisateurs du Salon ont souhaité mettre en avant cette année le dynamisme du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire en plaçant ce salon sous le signe de l’innovation.

Bioforce et le Tour de France humanitaire

Logo Bioforce.jpgLe Tour de France Humanitaire est organisé par Bioforce Développement, institut ayant pour objectifs d'améliorer la pertinence des actions de solidarité par la formation, l'orientation et le développement local et accroître l'efficacité des actions de santé publiques par le renforcement des programmes et des structures de santé.

    Le Tour de France Humanitaire est une action collective qui rassemble 38 acteurs de solidarité (ONG, associations, entreprises, fondations, institutions) tous réunis autour d'un même objectif : promouvoir la solidarité en informant et orientant ceux qui souhaitent s'engager. Une étape du Tour de France Humanitaire est une occasion unique pour s'informer, rencontrer et échanger avec les acteurs professionnels du secteur solidaire.

    C'est tout naturellement que nous nous sommes associés à Bioforce pour cette journée d'information autour de la solidarité afin de présenter la plateforme de blogs Solidaires du monde comme outil de témoignages et de réflexion autour des thématiques telles que l'humanitaire, le développement et bien sûr la solidairité.

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    18:25 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conférence, emploi, forum, humanitaire, ong, solidarité |

    lundi, 14 décembre 2009

    Retour sur la soirée d'anniversaire Solidaires du monde

    Nous vous en parlions lors d’une précédente note sur ce blog, nous avons eu l’immense plaisir de fêter le premier anniversaire de votre plateforme de blogs Solidaires du monde. En effet, nous nous sommes réunis le jeudi 3 décembre dernier afin de célébrer cette première année d’existence. Le temps d’une soirée, nous souhaitions ouvrir le débat sur rôle du web dans les actions de solidarité ; puis rencontrer  toutes les personnes intéressées par ce sujet et échanger le temps d’un moment convivial.

    Dès 17h, dans la salle Jacques Alliot de l’Agence Française de Développement, le débat était lancé par les quatre intervenants : Sarah Yvert du collectif ASAH, Damien Roussat de Babyloan, Guillaume Desnoës d’Aider Donner et Olivier Maurel de danone.communities. Durant un peu plus d’une heure et demie, une discussion conviviale et constructive s’est installée autour d’un sujet précis : Internet, générateur de nouvelles solidarités. Devant une cinquantaine de personnes, 3 questions essentielles ont servi de fil rouge à la réflexion des intervenants présents :

    • Comment le web 2.0 favorise-t-il les actions de solidarité ?
    • Où en est la communauté en ligne des acteurs de la solidarité ?
    • Comment le blog peut-il être un outil de médiatisation efficace ?
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    Le débat fut riche en enseignements et l'ensemble des intervenants présents s'accordaient à dire que le web est vecteur d'un nouveau type de solidarité. Il permet, dans un acte de générosité, de mettre en relation directe les donateurs et les bénéficiaires.

    Voici les principaux éléments de réflecxion développés tout au long de la conférence :

    Le Web 2.0 agit sous la forme d’un cercle vertueux : il permet de développer des élans de solidarité et d’offrir une nouvelle visibilité aux acteurs qui en sont à l’origine. Qui plus est, désormais, les associations ne se contentent plus d’inviter les gens à donner, mais les invitent et les accompagnent pour se positionner comme de véritables acteurs de changement. Attention tout de même à ne pas s’éparpiller dans l’utilisation des outils disponibles sur le Web : de même que savoir communiquer sur le Web est un métier à part entière, les acteurs de la solidarité doivent conserver un socle commun de références, d’outils et de méthodes pour pouvoir être visibles et efficaces.

    Tout au long de la conférence, le dessinateur Faujour a accompagné les débats et a permis d'illustrer avec humour et ironie les discussions autour de l'accès à Internet, le microcrédit, etc. En voici quelques-uns :

    1 an SDM Faujour microfinance - 180x150.jpg 1 an SDM Faujour Terre - 220x150.jpg

    Suite à la conférence, l'ensemble des participants et des intervenants se sont retrouvés autour d'un cocktail convivial. Dans deux salles adjacentes, des ordinateurs connectés à Internet étaient installés permettant à chacun de pouvoir découvrir ou redécouvrir Solidaires du monde. L'ensemble des témoignages reçus de la part des blogueurs Solidaires du monde étaient exposés et ont offert un nouveau regard sur l'apport du Web en termes de témoignages d'actions et de réflexions sur le thème de la solidarité.

    Les photos des gagnants du concours Planète Jeunes étaients également exposées et ont permis d'illustrer l'un des temps forts de cette première année d'existence de Solidaires du monde. Enfin, le film "Qu’est-ce que la solidarité ?" était projeté. Ce film réalisé par Solidaires du monde à l’occasion des Solidays présente divers acteurs associatifs, rencontrés dans le cadre du festival, qui donnent leur vision de la solidarité.

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    Enfin, la soirée s'est terminée en beauté autour d'un gâteau d'anniversaire aux couleurs de Solidaires du monde. Nous espérons pourvoir fêter notre deuxième anniversaire l'an prochain dans une ambiance aussi chaleureuse et vous compter encore plus nombreux !

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    mardi, 24 novembre 2009

    Solidaires du monde sera présent au Salon de l'Emploi Responsable dans le cadre du Tour de France Humanitaire organisé par Bioforce

    logotdf.jpgL'équipe Solidaires du monde sera présente à la seconde étape parisienne du Tour de France Humanitaire qui se déroulera les 9 et 10 décembre 2009 à l'ESpace Champerret.

    Le Salon de l’Emploi Responsable est l'occasion de donner une visibilité nouvelle aux acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire en regroupant des structures et des activités différentes et variées. Les organisateurs du Salon ont souhaité mettre en avant cette année le dynamisme du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire en plaçant ce salon sous le signe de l’innovation.

    Bioforce et le Tour de France humanitaire

    Logo Bioforce.jpgLe Tour de France Humanitaire est organisé par Bioforce Développement, institut ayant pour objectifs d'améliorer la pertinence des actions de solidarité par la formation, l'orientation et le développement local et accroître l'efficacité des actions de santé publiques par le renforcement des programmes et des structures de santé.

      Le Tour de France Humanitaire est une action collective qui rassemble 38 acteurs de solidarité (ONG, associations, entreprises, fondations, institutions) tous réunis autour d'un même objectif : promouvoir la solidarité en informant et orientant ceux qui souhaitent s'engager. Une étape du Tour de France Humanitaire est une occasion unique pour s'informer, rencontrer et échanger avec les acteurs professionnels du secteur solidaire.

      C'est tout naturellement que nous nous sommes associés à Bioforce pour cette journée d'information autour de la solidarité afin de présenter la plateforme de blogs Solidaires du monde comme outil de témoignages et de réflexion autour des thématiques telles que l'humanitaire, le développement et bien sûr la solidairité. Vous pourrez donc nous y retrouver notamment lors d'une conférence-débat.

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      12:03 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bioforce, conférence, solidarité, tourdefrancehumanitaire |