vendredi, 28 septembre 2012

Convergences 2015 : Retour sur la conférence « Tout savoir sur les financements traditionnels et innovants »

convergences 2015, conférence, solidarité, ONG, associationDu 19 au 21 septembre s’est déroulée à Paris la 5e édition du Forum mondial Convergences 2015, un rendez-vous clé rassemblant tous les acteurs engagés dans la lutte contre la pauvreté, soit plus de 3000 experts et décideurs internationaux.

Comme convenu, l’équipe de Solidaires du Monde était présente durant ces 3 jours d’échanges et de débats. Nous avons pu notamment assister à la conférence "Tout savoir sur les financements traditionnels et innovants“, animée par François de Witt, président de Finansol.

 Pour soutenir les différentes phases de développement de leurs projets, ONG, entreprises et organisations de social business sont à la recherche de combinaisons de financements adaptées aux spécificités de leurs modèles économiques.

Mais, parallèlement aux modes de financements traditionnels, de nouvelles formes de financements innovants se développent pour mieux répondre aux besoins de ces acteurs. Voici un compte-rendu de la conférence.

Les limites des financements traditionnels

Les acteurs solidaires ont deux sources majeures de financements traditionnels : les dons privés et les financements publics. Aujourd’hui, en raison d’un contexte économique peu favorable et d’un vieillissement des donateurs traditionnels, nous assistons à une stagnation des dons privés.

En effet, selon une étude TNS Sofres de 2009, si les personnes de plus de 75 ans sont à 95 % donateurs, seulement 53 % des 25-34 ans le sont.

Les fonds publics, quant à eux, soulèvent plusieurs difficultés. D’une part, ils peuvent rendre les ONG tributaires de l’évolution de la répartition des fonds européens, d’autre part ils posent la question de l’indépendance politique des organismes.

Développement d’outils innovants entre les entreprises et les ONG

Pour faire face à cet essoufflement des financements, toucher de nouvelles catégories de donateurs apparaît aujourd’hui comme une réelle nécessité. Ainsi, l’utilisation d’outils innovants constitue une voie majeure pour atteindre de nouveaux publics. Il s’agit de mettre en place des mécanismes de financements originaux permettant de mobiliser des ressources complémentaires en faveur du développement.

Cependant, la mise en œuvre de ces outils nécessite la construction de partenariats impliquant des acteurs de cultures différentes : entreprises et ONG. Or, certaines associations craignent que des partenariats avec des entreprises provoquent un déficit d’image et donc une baisse des dons privés. De plus, la peur de devenir dépendante d’un bailleur de fond privé les incite à agir au coup par coup plutôt que de construire une stratégie de partenariat à long terme.

Cette opposition de principe tend malgré tout à évoluer et le contexte sociétal semble aujourd’hui favorable à ce type de partenariats. En effet, les entreprises multiplient les partenariats avec le secteur non marchand pour assumer leur responsabilité sociale et environnementale (RSE) et joue donc un rôle de plus en plus important dans la sensibilisation de nouveaux donateurs : les salariés.  On assiste à une véritable prise de conscience citoyenne incitant de plus en plus, les entreprises et leurs collaborateurs à prendre part aux projets de solidarité au moyen d’outils innovants : l’arrondi sur salaires, les congés solidaires, les fonds d’investissement solidaire...

Ces nouvelles formes de financement prennent de l’ampleur et permettent de répondre à l’augmentation croissante des besoins associatifs.

mercredi, 15 février 2012

Avec son projet Hit The Web Road Pokanel finance son association grâce aux internautes fans d'énigmes

POKANEL.pngPour faire connaitre son association Pokanel qui vient en aide aux enfants de Madagascar, Nathalie Tanguy avait le choix : faire des appels aux dons et aux adhésions - comme tout de monde ou presque - et risquer de ne pas se démarquer et surtout d'être ignorée ou peu connue...Ou alors se creuser les méninges et imaginer un dispositif original et motivant pour impliquer le grand public.

Férue de réseautage, mais pas vraiment de technologie, elle a commencé par recruter des bloggers influents sur Facebook et à imaginer des rallyes dans Paris avec différentes énigmes à résoudre et des lots, fournis par des partenaires, pour les gagnants...

Plus récemment et pour pouvoir impliquer plus de joueurs simultanément, Nathalie a eu l'idée de transposer ce principe sur le Web via un dispositif plutôt simple techniquement. A travers le projet de tour du monde virtuel "Hit The Web Road" plusieurs centaines de partcipants ont passé une semaine intensive à résoudre des énigmes géographiques : le montant de leurs inscriptions étant réutilisé pour l'association...Elle vous explique tout ça en détails dans cette petite vidéo : n'hésitez pas à donner votre avis !

+ le site de Pokanel

 

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mardi, 24 janvier 2012

CAP : Les subventions à la Mairie de Paris

304300690.jpgLe Carrefour des Associations Parisiennes (CAP) vous invite au « Mercredi du CAP » le 15 février de 18h  à 20h pour une conférence sur « Les subventions à la Mairie de Paris ». Elle sera animée par Hamou BOUAKKAZ, Adjoint au Maire de Paris, chargé de la démocratie locale et de la vie associative, qui expliquera avec ses invités la procédure des subventions pour les activités associatives.

Chaque année, la collectivité parisienne permet d'apporter un soutien financier à des activités d'intérêt général et y consacre presque 200 000 000 €.


Quels sont les règles et conditions pour bénéficier d’une subvention ? Comment distinguer les différents types de subventions? Les montants des subventions attribués sont très variables. Qui décide son attribution ? Toute association qui demande une subvention doit obligatoirement être référencée dans SIMPA. Comment la demander et quel est le processus administratif ?

Inscriptions obligatoires dans la limite des places disponibles.

Pour plus d'informations : 01.55.78.29.47 ou ceven@paris.fr

18:26 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : subvention, association, conférence, intérêt général, paris |

vendredi, 01 avril 2011

La formation "Utiliser Internet au service de la solidarité Internationale" est de retour le 28 et 29 avril 2011

internetsansfrontieres.png


Après le succès des trois premières sessions, Solidaires du monde vous propose de participer à la 4e édition de la formation organisée par Internet sans Frontières « Utiliser internet au service de la solidarité », qui se tiendra les 28 et 29 avril prochains, au sein de l'Agence Française de Développement. Les inscriptions sont ouvertes !


Une formation pour qui ?

Cette formation s'adresse aux acteurs de terrain du monde associatif, aux responsables de missions humanitaires, de projets de développement, ainsi qu'à toute personne qui, au sein d'une association, souhaite acquérir les connaissances pratiques de l'utilisation d'internet au service de la solidarité.


Deux jours au bout desquels les participants sauront :

  • utiliser le web au service de leur action, comme moyen d'expression pour témoigner et faire entendre leur voix,
  • connaître l'ensemble des fonctionnalités du réseau et les différents outils du web 2.0,
  • se connecter à Internet dans tout type de contexte, notamment précaire ou difficile,
  • maîtriser leur système de publication et la gestion de leurs productions sur le réseau social dédié,
  • créer un blog et maitriser les techniques de publication de textes, photos, vidéos,
  • s'équiper de la « valise d'urgence du net»,
  • mettre en place une veille sur Twitter,
  • quelles techniques peuvent contourner la censure. claireulrich.jpg

Les participants seront membres d'un réseau social dédié aux acteurs de terrain des ONG permettant le partage des bonnes pratiques et la co-construction d'un référentiel commun. Les ateliers numériques et participatifs seront animés par Claire Ulrich, spécialiste du Web 2.0, du journalisme et du monde de la solidarité internationale. Elle est notamment responsable depuis 2007 du site Global Voices en français, qui propose quotidiennement des revues de blogs du monde entier, traduits par des bénévoles.


Quel est le programme ?

Première Journée

  • Introduction aux nouveaux usages du Web : Briques de construction du Web. Panorama de l'utilisation d'Internet dans le monde, outils et usages. Intérêt du Web 2.0 pour les acteurs de terrain des ONG.
  • Atelier Blog et micro-blog : Création d'un blog par participant et d'un compte Twitter : connexion des flux RSS des deux systèmes de publication. Exercices de publications croisées.
  • Les règles d'utilisation et bonnes pratiques sur Internet : Contraintes juridiques de la publication d'informations sur internet, déontologie, éthique et néthiquette
  • Atelier multimédia : Publication photo et vidéo : connexion aux plateformes dédiées et exercices de mise en pratique : Panorama des formats, tournage d'interview, montage, titrage, encodage, diffusion.

 

Deuxième journée :

  • Usage des réseaux sociaux : Création de comptes sur les principaux réseaux sociaux. Création de groupes. Diffusion d'informations vers les réseaux et les groupes. Mise en pratique.
  • L'utilisation d'Internet dans un contexte difficile : Spécificité de connexion en milieu difficile. Paramétrage du routeur, principe des réseaux Mesh. Principe de paramétrages de connexion Internet et de messageries (POP/IMAP)
  • Approfondissement d'un thème au choix : Savoir faire une veille sur Twitter et rechercher des sources sur Internet. S'équiper de la «Valise d'urgence du net» : Tous les outils indispensables sur le terrain. Les nouvelles sources de financement grâce à Internet, étude de cas.


isf5.JPG Les participants peuvent ainsi appréhender et enrichir leur technique mais aussi leur culture du web selon les besoins, niveaux et envies. « Tout simplement Claire est très compétente et a su s'adapter en fonction des besoins. » « Comme la formatrice a mobilisé des internautes, nous avions été formés en situation réel. » racontent des participants. Le petit plus est là, une véritable personnalisation de la formation dans une ambiance conviviale. Pour les débutants, pas de panique, la formation s'adresse à tous les niveaux « Cette formation m'a permis de ne plus avoir peur de tester les différents réseaux sociaux et d'avoir pris quelques contacts avec des acteurs francophones du secteur humanitaire. » et cela semble se perdurer dans le temps, comme l'illustre un acteur de la solidarité : « Oui, j'utilise maintenant isf4.JPGtwitter et suis allée visiter différents blogs. J'ai également configuré les mises à jour  automatiques depuis notre sites sur différents sites sociaux ».

Les associations CM98, CCFD-Terres Solidaires, Inter-Réseaux Développement Rural et le CFSI ont assisté  à  la 3ème session, pourquoi pas vous ? Les problématiques et les lieux d'actions (donc les moyens) sont  variés, mais l'importance pour Claire Ulrich est de « Créer du contenu où l'humain est au cœur », qu'il  soit donateur, bénéficiaire, bénévole, etc. Tout un programme...

Les inscriptions sont ouvertes !

Le bulletin d'inscription est disponible en cliquant ici, il est à retourner complété à Céline Hountomey, Secrétaire Générale d'Internet sans Frontières, par e-mail sur celine.hountomey@internetsansfrontieres.com ou par courrier postal au 2 rue René Bazin, 75016 Paris, France.

Les questionnaires préparatoires et informations pratiques pour chaque session seront adressés aux participants au minimum une semaine avant chaque session.


Donc tous à vos agendas :

28 et 29 avril 2011

De 9h00 à 17h30

Salle de formation multimédia à l'Agence Française de Développement -

5, rue Roland Barthes - 75012 Paris

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Retrouvez le programme complet et les photos ici

Retrouvez le compte-rendu de la troisième session ici

Claire Ulrich est également experte en communautés virtuelles multiculturelles et en blogs et est membre du jury des Prix Best of Blogs. Elle participe à de nombreuses initiatives autour des nouveaux médias, tels que l'Internet d'urgence, les monnaies alternatives et virtuelles, l'entrepreneuriat social ou solidaire, et bien sûr, la formation. Elle est membre d'un réseau informel, les « Toujours Pas Sages », qui propose des initiations à Internet en Afrique, par exemple à Madagascar et au Mali.

Internet sans Frontières est une association loi 1901 créée en 2008 pour promouvoir et défendre la liberté d'expression sur Internet. Elle se donne comme missions d'Education et Formation aux usages du Web 2.0 au service des ONG, la lutte contre la fracture numérique dans les pays en voie de développement, la sensibilisation aux enjeux liés à la préservation et à la promotion de la liberté d'expression sur Internet dans le monde.

Internet Sans Frontières a organisé le 21 mai 2010 à l'occasion de la Journée Mondiale de l'Unesco de la diversité culturelle, pour le dialogue et le développement, l'événement Web Diversity, une journée de conférence sur la liberté d'expression sur Internet et les nouvelles formes de journalisme. Cet événement était organisé en partenariat avec la Maison des Métallos, Médiapart.fr, Solidaires du monde, le Social Media Club, l'Agence Mondiale de la Solidarité Numérique, Reporters Sans Frontières, le Club Avvéroes, Alcatel-Lucent, Internews Europe, l'Atelier des Médias, France 24, Wmaker, Silicon Sentier, l'Internet Society France (Isoc France). Vous pouvez retrouver les comptes-rendus de cette journée ici.

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12:45 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afd, association, formation, internet sans frontières |

jeudi, 17 février 2011

Avantages des réseaux sociaux (et inconvénients)

Les réseaux sociaux ont révolutionné Internet. On peut définir la communication via les médias sociaux comme « le fait de communiquer en utilisant tous les moyens proposés par Internet pour initier un dialogue, échanger, partager, écouter, entrer en relation... »1 . Les grands gagnants sont les blogs, Facebook, Twitter, Youtube, Dailymotion, Flickr.

 

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S'exprimer à titre personnel ou au nom de votre association

Avant toute chose, il est important de différencier la prise de parole sur les médias sociaux à titre personnel ou au nom de votre association. Les avantages et inconvénients ne sont pas les mêmes.

A titre personnel, nous vous conseillons d'être vigilant. Même si vous verrouillez l'accès à tous vos comptes, l'information peut quand même circuler (photos de soirées, etc.) via les contacts que vous nouez et entretenez sur les réseaux sociaux. Il faut bien avoir conscience que l'espace sur les réseaux sociaux est un espace social et en aucun cas un espace privé.

Au niveau de votre association, il faut accepter la co-construction et la co-diffusion des messages. C'est là, la force même des réseaux sociaux. Il ne faut pas en avoir peur. Au contraire ! Vous avez tout intérêt à ce qu'on parle de votre association, de vos projets sauf si vous travaillez sur une thématique dite sensible. Qui plus est, cela permet de rentrer directement en contact avec vos adhérents, vos donateurs, des bénévoles, des journalistes, etc.

 

Les avantages des réseaux sociaux pour votre association

Facebook, Twitter, etc. offrent des fonctionnalités de partage propices à la viralité. L'internaute a la possibilité de partager à tout instant n'importe quel contenu. La diffusion de l'information ne coûte rien.

Au-delà de la viralité, les réseaux sociaux donnent l'opportunité à l'internaute de contribuer. Il a désormais un rôle actif et peut relayer certaines de vos informations via un blog, un wiki, un commentaire/avis/opinion/notation/vote... notamment sur les médias sociaux. D'où l'importance d'encourager la collaboration en créant des communautés et en échangeant avec elles, voire même en les rencontrant.

 

Les inconvénients des réseaux sociaux pour votre association

Les réseaux sociaux présentent quelques limites qui sont loin d'être insurmontables. Comme toute action de communication, ils peuvent être chronophages notamment au niveau de la construction de votre communauté. Il faut prendre le temps de connaître sa communauté.

Vous êtes responsable du contenu publié sur vos espaces, vous devez donc faire attention à ne pas diffuser des informations outrageuses, diffamatoires, ou en votre défaveur. A noter que la confidentialité et l'effacement de vos données ne sont pas garantis sur les réseaux sociaux.

 

Pour agrandir l'image, cliquez dessus :

guide-des-medias-sociaux-principaux.jpg

Traduction et adaptation de la version anglaise de CMO

Interactivité, collaboration, instantanéité, mobilité, conversation, création de communautés, médiatisation des contenus, organisation d'évènements, rencontres, accès à de nouvelles sources d'informations, facilité d'utilisation, gratuité, accès à un large public sont autant de points positifs. Les possibilités semblent sans limite surtout en combinant habilement les différents médias sociaux (Facebook, Twitter, blogs, Youtube, etc.). Alors à vos claviers et peut être à bientôt sur Twitter et Facebook.

N'hésitez pas à nous laisser un commentaire !

[1] Définition issue du blog de Cédric Deniaud

Pour aller plus loin :

-       Participez à la prochaine formation « Utiliser Internet au service de la solidarité Internationale » organisée par Internet Sans Frontières, Solidaires du monde et l'Agence Française pour le développement. Cette formation a lieu toutes les six semaines.

-       Découvrez la présentation faîte au CAP : Le Blog au service des associations

-       Retrouvez-nous le 18 mai 2011 au CAP pour une nouvelle présentation

vendredi, 12 novembre 2010

Bonnes pratiques et conseils aux ONG pour collecter des dons en ligne

Les médias sociaux et la technologie mobile permettent de changer radicalement la façon de concevoir la communication des ONG. Ces outils et les pratiques qu'ils engendrent permettent notamment de proposer de nouvelles façons de recueillir des fonds en ligne (ou fundraising).

Certes pour l'instant, le don en ligne ne constitue qu'une goutte d'eau par rapport au reste des dons. Estimé à 3 % (17 % par prélèvement bancaire, 80 % par chèque ou espèces) on observe néanmoins une croissance exponentielle de ce type de collecte, et un changement de profil du donateur en ligne, par rapport au donateur traditionnel.

croissance collecte.jpg

Source : 15 bonnes pratiques de e-fundraising

 

Si ce type d'approche présente de nombreux avantages, plus de réactivité, plus écologique, plus jeune, la question de la sécurisation des dons continue de poser problème à certains tandis que la perte de la dimension humaine est parfois critiquée. Un point à mettre en avant et à garder à l'esprit dans une approche 2.0.

Pour vous aider dans votre démarche, nous avons tenté de dresser une liste d'éléments à prendre en compte dans la réalisation de votre collecte en ligne. Elle est bien sûr non exhaustive. Une partie des recommandations proviennent d'un article publié par Diosa Communications: Online Fundraising Best Practices for Nonprofit Organizations que nous vous invitons à consulter si vous pratiquez l'anglais. L'Agence Diosa est spécialiste du conseil en communication web et médias sociaux aux organisations sans but lucratif. Libre à vous de compléter l'article par le biais de commentaires.


1. Choisissez un prestataire de collecte de dons qui embrasse le Web 2.0.

De PayPal à Google Checkout, en passant par JustGive et Network for Good outre-altantique, izi-collecte, aiderenligne ou aiderdonner en France, il y a pléthore de fournisseurs qui peuvent traiter les dons pour votre organisation. Les frais de traitement vont de 2,9% à 4,75%. De tous ces fournisseurs, Network for Good a ouvert la voie à l'adoption des outils Web 2.0 de collecte de fonds. Si quelqu'un fait un don à votre association via Facebook Causes, Change.org ou Razoo, le don est traité par Network for Good.


2. Placez un bouton "Faire un don"
grand et coloré sur votre page  « Soutenez-nous !».

Les donateurs en ligne répondent bien aux boutons. Un lien « Donnez maintenant » n'est pas suffisant. Votre prestataire vous fournira un bouton ou si vous avez un graphiste, vous pouvez créer un bouton personnalisé qui le reliera directement à votre page de don. Pour voir un exemple, consultez la section
«Je donne» sur le site de la Croix Rouge. Notez également l'argument de sécurité.

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3. Ajoutez un bouton "Faire un don" sur chaque page de votre site web.

Si possible, ajoutez un lien «Faire un don» à chaque page de votre site web.
Médecins du monde a fait ce choix. Il faut réduire les riques de changement d'avis ou de perte du donateur. Ce lien doit diriger vers une page qui énumère les nombreuses façons pour un futur donateur de faire un don à votre organisation.


4. Le bouton "Faire un don" doit être relié directement à une pa
ge web qui demande les informations de contact et de carte de crédit.

Lorsqu'un sympathisant visite votre site et clique sur "Donnez", le lien doit aller directement à la page où les donateurs entrent leurs informations de contact et de leur carte de crédit. Le bouton « Donnez » ne devrait jamais conduire un donateur à une page générique sous peine de décevoir et de risquer une perte de donateurs.


5. Ajouter un "Faire un don" à votre page Facebook.

En utilisant l'application Static FBML sur Facebook, vous pouvez ajouter un  onglet ou un bouton "Don" sur votre page Facebook. Avec quelques connaissances en html, vous pouvez facilement ajouter un "Don" sur votre page Facebook qui relie directement à la page don de votre site web ou qui permet un don directement comme pour la page Reporters Sans Frontières.

Facebook n'est pas l'outil le plus adapté au don mais il a l'avantage d'être très grand public. Vous pouvez également créer un lien vers Causes.


6. Perfectionnez votre page "don" pour la rendre efficace et attrayante.

Il est nécessaire d'avoir une page «don» [Donner / Soutenez notre travail] qui inclut des informations sur les différentes manières pour un donateur de faire un don. Restez simple et clair comme pour la page de Médecins du monde par exemple. Assurez-vous que le bouton "Donner" a priorité sur la page.


7. Assurez-vous que votre page "don" comprend une adresse postale.

Beaucoup de gens continuent d'émettre des chèques pour les dons. Pourtant de nombreuses ONG font l'erreur de ne pas inclure sur leur page « don » une adresse postale. La page "contact" n'est pas suffisante puisque les donateurs potentiels risquent de se demander si c'est la bonne adresse postale pour faire des dons. Pour voir un exemple, consultez la section «Nous soutenir» d'
Asmae.

8. Ne jamais exiger un numéro de téléphone pour faire un don en ligne.

Cette exigence détourne de nombreux donateurs en ligne. Si vous voulez demander au donateur de vous abonner à votre liste d'alertes par SMS, proposez-le comme une option ou sur la page de remerciement après le don, mais il ne faut en aucun cas faire de l'inscription de son numéro de téléphone une exigence. Voir par exemple
Oxfam.


9. Mettez en avant les dons récurrents et les programmes de Soutien.

JustGive et Network for Good permettent aux donateurs de programmer des dons récurrents du montant de leur choix. Une fois signés, de
1 euro.jpgnombreux donateurs continueront à donner pendant des années. La Humane Society est un bon exemple d'encouragement aux dons mensuels. Médecins Sans Frontières propose 1 par semaine dès sa page d'accueil et a mis en place un site dédié.
En outre, de nombreuses ONG lancent des programmes de soutie
n et font apparaître cela sur leur site web, dans leur newsletter, sur leur blog, leur page Facebook et leur compte Twitter. Les adhésions à des programmes se développent lentement, surtout au début, mais peuvent devenir une source constante d'un revenu régulier pour votre organisation.


10. Offrez la possibilité de faire un don au nom de quelqu'un.


Encore une fois, JustGive et Network for Good permettent aux donateurs de donner au nom de quelqu'un. Cette fonctionnalité, très fréquente dans les pays anglo-saxons, l'est moins en France. Elle est pourtant très utile notamment au moment des fêtes où beaucoup préfèreraient faire un don au nom de quelqu'un plutôt que d'acheter un nouveau cadeau inutile à 20 €. Cela peut également être une idée pour les mariages, les anniversaires... L'astuce est de mettre en avant ce dispositif sur votre site web, newsletter, blog et autres points de présence en ligne. Vous aurez aussi besoin de cartes-cadeaux à envoyer aux destinataires. Commencez petit et achetez juste quelques jolies cartes dans une papeterie.


11. Ajoutez des boutons Facebook, Twitter, YouTube à votre page de remerciement.

Après qu'un donateur a fait un don en ligne sur votre site, il atterrit habituellement sur une page "Merci pour votre don !". Assurez-vous que la page a aussi des liens vers les réseaux sociaux. Expliquez que cela peut permettre de rester informé sur le travail de votre organisation et les progrès réalisés.
Sur ce point, il est évident que les médias sociaux, dans la mesure ou ils permettent de nouvelles possibilités d'accéder au donateur, exigent du même coup de repenser la communication sur les projets terrain menés sur ces médias sociaux. C'est alors toute la production d'information sur les projets qui doit être repensée et réorganisée.

12. Le mailing, ça marche !

N'oubliez pas le mailing, certes peu sexy, mais qui fonctionne très bien. Si la communauté est active et le ciblage précis, le taux de conversion peut être très efficace. Le mailing peut permettre de mettre en avant des situations d'urgence et de mobiliser rapidement. N'oubliez pas que tout le monde n'est pas actif sur les réseaux sociaux.

13. Expliquer comment seront utilisés les fonds

1 euro.jpgLa transparence encourage les donateurs. MSF présente ainsi comment 1 va être utilisé. Handicap International, pour encourager des dons importants, met en avant ce qu'une somme permet de faire : 7 € suffisent pour offrir une prothèse à un enfant, 50 € pour une prothèse plus une rééducation, 100 € pour une prothèse plus une rééducation et un kit scolaire. Le Secours populaire va même jusquà proposer de choisir l'affectation du don.

 

14. Vos sympathisants collectent pour vous (crowdfunding en anglais)

Sur le web comme dans la vie, les sympathisants sont les premiers porte-paroles des associations. Le web social encourage et s'appuie sur cela. Tweetez des messages et faites-vous retweeter. Encouragez le partage sur Facebook. Créez des widgets pour les blogueurs ou ceux qui ont un site. Faites même participer les sympathisants à des campagnes virales. Par exemple, le Téléthon a lancé en 2007 « Tel est ton cœur » avec comme but de devenir la vidéo virale la plus longue du monde. On peut également impliquer ces sympathisants dans des événements comme pour la course des héros en leur permettant de s'approprier l'événement, de collecter pour une association et de diffuser le message.

 

15. Fidélisez les donateurs

L'utilisation des fonds sur le terrain doit faire l'objet d'une plus grande remontée d'informations. La vidéo peut répondre à cette exigence. Ou encore des animations, des infographies. Ce qui suppose l'internalisation de ces compétences dans les organisations. C'est là que la dimension de témoignage et mise en relation directe devient décisive. En nouant un lien priviligié par le biais de médis sociaux, en facilitant l'échange et l'expression des points de vue, bref en humanisant l'information et le récit des actions menées.

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Pour conclure nous rappellerons que dans une étude de mai 2010 réalisée aux USA pour Network for Good, les plus petites ONG se montrent les plus efficaces en terme de collectes en ligne et continuent de voir leurs chiffres progresser. La collecte en ligne est une opportunité importante à saisir pour les petits acteurs innovants. Elle n'en est pas moins importante pour les grandes organisations de solidarité internationale.

 

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vendredi, 05 novembre 2010

Questionnaire de préparation de la présentation du 08 décembre 2010

mardi, 02 novembre 2010

Entretien avec Jérôme Martin, blogueur animateur au service de l'éducation au développement

Si vous êtes lecteur assidu des blogs Solidaires du monde, peut-être êtes-vous familier de l'image ci-dessous.

header education au developpement solidarite jerome martin pedagogie.jpg

 

L'histoire d'une rencontre

Il y a 18 mois, un collègue m'a présenté un de ses amis qui travaillait dans une association d'éducation au développement. A cette époque, nous lancions Solidaires du monde et nous passions un certain temps à rencontrer des bénévoles et salariés d'associations intéréssés par l'idée de mettre le blog au service de leur activité.

J'ai donc rencontré Jérôme qui est venu jusqu'à nous. Il habite Poitiers, nous sommes à Paris. Je dois avouer que c'est une chance et une opportunité de pouvoir rencontrer un blogueur à un moment ou à un autre pour échanger sur sa pratique.

C'est d'ailleurs l'objectif de cette note : vous faire rencontrer Jérôme. Il est passionné et il transmet sa passion.


Quand un éducateur au service de la solidarité internationale devient blogueur

Au début, Jérôme était assez éloigné des pratiques du web au service de l'engagement associatif. Dans son interview, il précise les choses de la manière suivante :

blogueur animateur association education développement.jpg

Jerome et Thomas.jpgAujourd'hui, bloguer fait partie de la palette d'outils de travail de Jérôme, en prolongement de ses rencontres et des animations qu'il organise avec des étudiants, des enseignants, des collégiens et d'autres associations de solidarité internationale.

Jérôme est un homme de terrain et de rencontres. Et le sens commun oppose régulièrement la pratique du terrain et celle de l'écriture.

Dans l'interview que nous vous proposons, Jérôme montre à quel point les deux pratiques se complétent, s'alimentent et se transforment mutuellement.


Jérôme nous accorde une interview lors
des rencontres de Babyloan.
Crédit photo babyloan.org


Activité d'éducateur, actions de sensibilisation à la solidarité internationale et web 2.0

"Au début, j'ai vu le blog comme un outil pour donner de la visibilité à nos actions. Puis, j'ai découvert la facilité d'utilisation et la simplicité de l'édition de contenu. C'est à ce moment que j'ai compris ce que c'était que le web 2.0."

"Avec ce web 2.0, nous sommes tous des éditeurs. C'est ce que j'ai ressenti de façon très forte. Et je m'y suis mis pas à pas à tel point qu'aujourd'hui, je vois le blog comme un réel outil d'animation".


Les échanges et les rencontres permises par le blog : "du virtuel au réel"

"On a échangé sur le blog, par commentaires, et on se rencontre enfin pour la première fois. Et cela va se traduire par une collaboration, sans doute au mois d'avril."

"On partage un temps d'animation et de rencontre, puis ensuite les gens se retrouvent sur le blog".

"En fait, les rencontres précédées par la lecture du blog permettent de faire des rencontres très justes, sans hors sujet."


Le secteur de l'éducation au développement et l'utilisation d'internet

"Il y a des barrières et des représentations sur la difficulté technique"

"Les grosses associations se disent : on va créer du facebook, on va créer du blog, en plus du site. Mais en fait, ils ne sont pas alimentés."

"On m'a demandé à plusieurs reprises de venir témoigner de mon activité car les gens se sont dit, voila il y a un gars, il n'a pas dit partout qu'il allait faire quelque chose, il le fait et en plus il le rend partageable."

"Les notes que je publie sont tirées de ma pratique, ça ne me prend donc pas beaucoup de temps d'éditer une note."


Que pensez-vous des propos de Jérôme ? Quelles sont vos réfléxions et votre expérience de ce que vous apporte internet en matière de rencontres, d'activités associatives, de projets de solidarité ?

En tout cas, un grand merci à Jérôme d'avoir partagé son expérience avec nous. Vous pouvez le lire, le contacter ou le questionner sur le blog éducation au développement.

Enfin, vous pouvez également consulter le récit rédigé par Jérôme de "La Conférence Interdite au Adultes" qu'il a organisé avec des enfants pendant les Rencontres de Babyloan.

N'hésitez pas à découvrir les temps forts de ces Rencontres sur le blog que nous consacrons à l'événement !

14:28 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : association, blog, éducation au développement, martin |

jeudi, 20 mai 2010

Présentation : Internet au service des acteurs de la solidarité

Le 18 mai, nous avons rencontré une vingtaine d'associations partenaires de Bioforce pour le Tour de France des Solidarités.

A l'occasion de leur réunion à l'Agence Française de Développement, nous avons fait une présentation à partir des éléments suivants :


vendredi, 07 mai 2010

Préparation de la formation