mardi, 26 octobre 2010

Odissée ou le débat participatif: la conclusion du débat

En conclusion, les experts reprennent la parole. Leur rôle est en effet d'affirmer, confirmer, réfuter en fonction de leur connaissance, (statistiques, études, expertises...).


CCFD :
Ainsi Xavier Ricard commence son intervention par la mise en avant de l'évolution du niveau des richesses. En 1980, les trois chefs d'entreprises les plus riches des Etats-Unis avaient un salaire 40 fois plus important que le revenu médian de la population américaine. En 2000, leurs revenus étaient 300 fois plus élevés... La solution : Le changement de modèle de la croissance avec la notion territoriale plus importante permettant de mieux réguler. Aujourd'hui, le local va vers l'international, le CCFD propose l'inverse de l'international vers le local.


Le Président de l'Odissée :
Jean-Pierre Revoil nous rappelle les disparités territoriales, en montrant notamment que cela est également de mise au sein même du pays développé. Par exemple, le PIB par habitant est deux fois plus fort en Ile de France que dans le Languedoc-Roussillon et l'écart se creuse encore. Et dans le même temps, on appréciera que l'un des succès de l'Europe soit la diminution des inégalités entre les pays membres, notamment car les plus développés tirent vers le haut, via les subventions les moins riches. Par contre subsiste un état d'esprit à combattre. En effet, le développement dans les pays en difficultés doit être considéré, non pas comme un calque de ce qu'il se fait en France ou pays occidentaux, mais en comprenant l'économie, l'histoire, les métiers et les besoins du pays ou du local. Attention par ailleurs à l'autre problème propre du mélange développé-en développement : la fuite des cerveaux.


AFD :
Louise Avon, quant à elle met en garde sur la notion de croissance, plus large que l'argent, qui s'étend aussi à la conscience, de même que sont concernées les relations humaines et la solidarité. Dans ce cas, il est une évidence que la gratuité est indispensable. L'identité collective, l'histoire et les projets sont aussi à prendre en compte. Le problème de la notion de gouvernance est que ce sont les plus riches et ceux qui payent qui décident, une voix par pays serait bien plus idéal.


D'autre part, l'AFD rappelle de ne pas réduire l'aide au développement à l'aide publique au développement, notamment du coté financier. Il faut bien évidemment travailler sur le système de répartition, mais aussi repenser les systèmes de l'entreprise, de capital, de personne et des clients. Repenser l'organisation de chaque acteur dans le et les systèmes en somme. Recréer un nouvel équilibre.


Henry de Cazotte met en lumière la volonté de Dominique Strauss Kahn de lutter contre la pauvreté et donc inégalités par la croissance donc par les emplois. Une théorie comme tant d'autre qui se défend.

 

Ce débat met donc en évidence que les principales solutions envisageables, du moins les pistes de solutions se situent dans le domaine de la gouvernance et du territoire: de la gouvernance mondiale à la démocratie locale . Aussi s'y mêlent lae principe de démocratie et le choix du système. Il est intéressant de voir que pour des mises en situations identiques, les deux solutions apportées sont totalement à l'opposé : une gouvernance mondiale et une gouvernance locale et la place intermédiaire (national donc) disparaît totalement des discussions...


pour aller plus loin.jpg

Retrouvez l'explication du concept d'Odissée comme le débat participatif

Retrouvez les travaux préparatoires sur l'aide au développement évoqués lors de l'introduction au débat

Retrouvez le débat en lui-même

Plus d'informations sur le site de l'Odissée

Retrouvez également la conférence Le Sud mérite-t-il nos clichés ?

souspourallerplusloin.jpg

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.