lundi, 04 octobre 2010
Les CrisisCamp : l'avénement du bénévolat 2.0
Les technologies de communication en réseau et les outils numériques permettent à ceux qui le souhaitent de coproduire des outils d'information de manière spontanée, aidant ainsi les organisations engagées sur le terrain à la suite de crises majeures.
Une réflexion sur cette nouvelle forme de bénévolat a été menée à Paris à la Cantine, lors de CrisisCamp, réunions de refléxions sur l'apport d'internet dans les situations d'urgence. L'occasion de rencontrer des acteurs qui souhaitent s'appuyer et participer à ce phénomène.
Qu'est ce qu'un CrisisCamp ?
Le mot est né du rapprochement entre la notion de barcamp, une réunion de blogueurs, et le mot crise. Mais alors qu'est ce qu'un barcamp ?
Un peu d'histoire des temps présents
Les CrisisCamp sont nés spontanément suite à des catastrophes naturelles (Ouragan Katrina aux USA et tremblement de terre en Haiti). D'abord nord américain, le mouvement s'est développé dans de nombreux pays, réunissant spécialistes des NTIC et personnes de bonne volonté, autour du partage de données en temps de crise.
A chaque fois, l'objectif de ces CrisisCamp est de mobiliser les savoir faire autour de l'informatique et des technologies de communication en réseau (cartogaphie, traduction, communication, mise en relation) pour aider ceux qui en ont besoin.
Exemples de productions issues des CrisisCamp
Par exemple, suite à la catastrophe en Haiti, une communauté de 700 personnes a mis 8 jours pour cartographier Port au Prince avec l'outil Open Street Map. Permettant aux opérationnels sur le terrain de disposer d'une carte mise à jour suite au tremblement de terre.
Un autre exemple, le développement d'une application qui permet aux personnels sur le terrain de disposer d'un dictionnaire anglais/créole sur leur mobile.
Les CrisisCamp, et le relai qu’ils apportent à ceux qui agissent sur le terrain, permettent plus d’efficacité dans l’action. Mais ils nécessitent aussi d’être coordonnés et synchronisés avec les besoins du terrain. D’où l’importance de plateformes comme Ushahidi qui connectent et communiquent les besoins à ceux qui peuvent y répondre. Autant de nouvelles pratiques qui entrainent une certaine reconfiguration de l’organisation des différents acteurs impliqués.
Des DiscussionCamp
Pour batir des communautés sans attendre l'avénement des crises, les CrisisCamp organisent régulièrement des discussions entre des porteurs de projets et ceux qui souhaitent en savoir plus sur l'utilisation des NTIC en situation d'urgence. Au coeur de l'organisation de tout cela, il y a le mouvement des CrisisCommons créé par deux américains : Heather Blanchard and Noel Dickover. Ils avaient tous les deux fait le déplacement pour le second CrisisCamp organisé à Paris, à la Cantine, le vendredi 1er octobre.
Ce que ce mouvement traduit
Tout cela fournit un exemple éloquent de la capacité des réseaux de communication à faciliter la réunion et l'organisation de communautés partageant un intérêt et une volonté de mettre leurs compétences au service des autres quand une urgence se manifeste.
Et plus important peut être, le mouvement des CrisisCamp traduit l'avénement d'une nouvelle forme de bénévolat sur lequel les organisations internationales peuvent s'appuyer. En effet, la réponse à une situation d'urgence dépend de l'efficacité des communications et des ressources disponibles. Il y a les ressources sur place, les bases arrières des organisations, il y aura maintenant ces bénévoles branchés sur leur ordinateurs prêt à donner leurs temps et leur savoir pour rendre service et appuyer les organisations sur le terrain.
Un premier CrisisCamp avait eu lieu à Paris en avril 2010 la cantine. Voici la vidéo que Dilara et Benoit en ont tiré.
Et pour en savoir plus vous pouvez également écouter cette émission de l'Atelier des médias de RFI dédiée à ce premier événement : les Crisis Camps et l'apport des Nouvelles Technologies aux situations de crise.
Episode 2
Le 2ème CrisisCamp Paris s'est tenu le 1er octobre en présence de cartographes, d'éditeurs de médias en ligne, de membres d'ONG, de consultants en communication, d'enseignants chercheurs, d'étudiants, de webreporters et de développeurs.
Vous pouvez consulter la note détaillant les projets présentés pendant cette rencontre (Solidar'IT, Ushahidi et le maptivism, Open Street Map, Missing et le logiciel Sygmah).
14:29 Publié dans Evénements solidaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : barcamp, bénévolat, cartographie, crisiscamp, crisiscommons, internet, paris, urgence, utilisation |






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